Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Europe et Asie centrale

L’exode des réfugiés syriens vers l’Europe : la survie au bout du smartphone

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© B. Sokol/UNHCR
Son smartphone est, pour Youssouf, son « bien le plus précieux ». Grâce à son portable, ce jeune réfugié peut appeler son père resté en Syrie. © B. Sokol/UNHCR


Si on étudie le contenu des sacs des réfugiés (a) qui prennent des bateaux au péril de leur vie pour rallier l’Europe, on trouvera des effets divers et variés, à l’exception d’un objet commun : un smartphone.

On a reproché à ces réfugiés de posséder un smartphone (a), mais ce que leurs détracteurs ne comprennent pas, c’est que ces appareils onéreux permettent aux réfugiés de fuir les guerres et les persécutions et qu’ils sont indispensables à leur survie en terre étrangère. Grâce à ces outils, ils peuvent également raconter leur épopée à la planète entière et relater ce qui constitue la plus grande crise de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale (a).

Cet exode est le premier de l’ère du tout numérique et cet élément bouleverse les conditions mêmes de la fuite des réfugiés vers le continent européen. Les technologies employées par les réfugiés leur évitent bien des écueils et contribuent aussi à remettre en cause les stéréotypes à leur égard. Beaucoup de réfugiés syriens, iraquiens, afghans et d’ailleurs cheminant vers l’Europe ont montré, grâce à leur smartphone, que tous les réfugiés ne sont pas désargentés et qu’ils fuient parce qu’ils craignent pour leur vie.

Comment devenir un innovateur du numérique au Pakistan

Anna O'Donnell's picture
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 Empower Pakistan/Banque mondiale


Où que vous viviez, et à condition d’avoir accès à un ordinateur et à Internet, il vous est aujourd'hui possible de suivre des cours en ligne, travailler à l’international ou collaborer avec d’autres jeunes du monde entier.

Pour le Pakistan, ces nouvelles communautés connectées pourraient bien constituer une excellente solution à court terme au problème de la création d’emplois.

Près de 100 millions de Pakistanais ont moins de 24 ans. Créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour cette nouvelle génération va constituer un enjeu majeur pour le développement du pays. Selon ses propres estimations, le Pakistan aura besoin d’une croissance annuelle de 7 % pour faire entrer tous ces jeunes dans la vie économique active et productive. Cependant, les contraintes en matière d’approvisionnement énergétique, de budget et de capacités publiques vont rendre cet objectif difficile à atteindre à court terme.

Import-export d’énergies renouvelables entre l’Europe et l’Afrique du Nord : un commerce qui profite à tous

Sameh Mobarek's picture
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 Dana Smillie, Banco Mundial).
Des rangées de panneaux solaires d’une centrale solaire thermodynamique à concentration, au Maroc. (Photo : Dana Smillie/Banque mondiale)

On a beaucoup écrit ces dernières années sur le potentiel considérable de la production d’énergie solaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, des régions où l’ensoleillement ne manque pas. D’après l’Agence internationale de l’énergie, le développement de la technologie solaire à concentration pourrait à lui seul représenter plus de 100 fois la demande cumulée d’électricité en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe.

À la suite des engagements pris à la conférence de Paris sur le climat (COP21) (a), il est temps de développer cette source abondante d’énergie décarbonée disponible aux portes de l’Europe méridionale, et de soutenir les efforts qui permettront d’aboutir à un cadre régissant l’importation d’une énergie propre et durable en provenance d’Afrique du Nord.

Rétrospective : nos pages les plus populaires en 2015

Liviane Urquiza's picture
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Chaque année à la Banque mondiale nous publions un grand nombre d'articles, de communiqués de presse, de billets de blog, de vidéos, d'infographies et bien plus encore. Nous accordons beaucoup d'attention aux pages que vous consultez le plus et nous vous proposons aujourd'hui de voir, avec nous, quelles ont été les pages les plus lues en 2015 (classées par nombre de visiteurs uniques).

Vidéos sur YouTube

Les 5 vidéos les plus vues en 2015 révèlent que la question de l’environnement et, plus particulièrement, celle de la pollution urbaine étaient au centre de vos préoccupations cette année. À noter également, un vif intérêt pour notre série musicale #Music4dev qui invite des artistes internationaux à s'exprimer sur la lutte contre la pauvreté. Bonne nouvelle, la série se poursuivra en 2016 !

Voir toutes nos vidéos sur YouTube

Migrant ou réfugié : une distinction essentielle

Xavier Devictor's picture
On n’arrête pas les mouvements de population. Dans de nombreuses régions d’Europe, les gares ferroviaires et les points de passage des frontières sont envahis par une vague humaine sans précédent. Les responsables politiques ont beau courir d’un sommet à l’autre à la recherche de solutions, ils sont dépassés par les événements. Des personnes désespérées prennent des risques immenses et traversent des épreuves indicibles pour avoir une chance de poser le pied dans l’Union européenne. Même à l’approche de l’hiver, le flux ne semble pas diminuer.

S’agit-il de migrants ou de réfugiés ? Au vu des événements tragiques, il peut sembler déplacer de poser des définitions et de se perdre en subtilités. Cependant, les mots ont leur importance, car ils définissent largement le contexte politique et juridique dans lequel évolueront ces populations.  

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

Anita Marangoly George's picture
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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

Je suis un immigré.

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Avec l'aimable autorisation de Jim Yong Kim

 
Je suis arrivé aux États-Unis en 1964 en provenance d’un pays en développement extrêmement pauvre, la Corée, dont le potentiel de croissance économique était jugé alors quasi inexistant par la plupart des experts — y compris ceux de la Banque mondiale.
 
Ma famille s’est installée à Dallas puis dans l’Iowa. À notre arrivée, je n’avais que cinq ans et, au début, mon frère, ma sœur et moi-même ne parlions pas anglais. La plupart de nos voisins et camarades de classe n’avaient jamais vu d’Asiatiques auparavant. Dans tous les sens du terme, j’avais le sentiment d’être un étranger résident. Au fil du temps, ma patrie d’adoption a toutefois pris conscience, de bien des façons, des avantages de la diversité et du multiculturalisme et les a peu à peu appréciés. Ma famille s’est alors sentie beaucoup mieux accueillie et intégrée dans la société américaine.

Résoudre la crise des migrants par l’emploi

Paul Collier's picture
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Également disponible en English
 
Photo: UNHCR/Brian Sokol

Les conflits violents, à l’image de celui qui fait rage en Syrie, perturbent l’économie d’un pays, à la fois dans l’immédiat et à terme. Parmi les défis immédiats, le fait que les personnes déplacées en masse par les combats perdent leurs moyens de subsistance. Parmi les défis futurs, le fait que des économies déjà au bord du gouffre et fragilisées par la durée des conflits peinent à renouer avec la croissance. Jusqu’ici, ces problèmes ont toujours été abordés de manière distincte, que ce soit au niveau de la théorie ou des institutions. La situation des déplacés relevant d’un devoir de sollicitude et d’assistance, elle est gérée par le Haut-commissariat aux réfugiés. La reprise économique post-conflit étant considérée comme un volet de l’aide au développement, elle est confiée, une fois la paix rétablie, aux organisations internationales de développement comme la Banque mondiale.

Les jeunes courent plus vite, mais les seniors connaissent les raccourcis !

Johannes Koettl's picture
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Productivité des jeunes et des seniors. Blog de la Banque mondialeDans un monde où les marchés du travail sont de moins en moins rigides, nombre de seniors craignent d’être évincés par des personnes plus jeunes et plus dynamiques. Mais ces inquiétudes sont-elles vraiment justifiées ? La productivité diminue-t-elle à mesure que l’on vieillit ?

La réponse à cette dernière question détermine largement dans quelle mesure les personnes d’un certain âge peuvent continuer de travailler. Comme je l’ai affirmé précédemment dans un article co-rédigé avec Wolfgang Fengler, non seulement nous vivons plus longtemps et en meilleure santé, mais nous pouvons aussi travailler plus longtemps.

Pourquoi soutenir la tarification du carbone ? La réponse de Gérard Mestrallet, PDG d’ENGIE

Gérard Mestrallet's picture

En visite au siège du Groupe de la Banque mondiale, Gérard Mestrallet, s’est exprimé sur le soutien de son entreprise aux mesures de tarification du carbone et la mobilisation des grands énergéticiens européens en faveur de la revitalisation du système communautaire d’échange de quotas d’émission.

J’ai réuni les dirigeants des plus grandes compagnies énergétiques européennes et nous avons mis sur pied un groupe qui s’est activement employé à proposer des solutions pour sauver un système énergétique européen en panne.

Tous les industriels partagent la même motivation : nous avons besoin de visibilité et de prédictibilité. 

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