Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Europe et Asie centrale

Des chercheurs travaillent sur les violences subies par les réfugiées syriennes

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En général, c’est avec un bâton ou du fil de fer qu’il la battait. Son corps était couvert de marques de toutes les couleurs : rongé par la disparition de son fils et la perte de son travail à cause de la guerre en Syrie, le mari de Hamada, en pleine dépression, passait sa colère sur la mère de ses enfants.

On le sait : la guerre fait partie des multiples formes de violences auxquelles les femmes sont exposées et, pour certaines réfugiées syriennes, elle ne fait que perpétuer des comportements qui avaient déjà cours dans leur pays ravagé par la guerre : elles ont été battues, contraintes d’avoir des rapports sexuels et obligées de taire ces abus pour ne pas se faire tuer — et cela, par leurs propres époux.

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Ces femmes sans défense ont subi des violences physiques, psychologiques et sexuelles.

Comment gérer ce problème qui ne fait qu’ajouter à la détresse de femmes réfugiées ? 

En collaboration avec l’association Women and Health Alliance International, une équipe de chercheurs s’intéresse aux violences conjugales parmi les réfugiés syriens arrivés à Izmir, en Turquie.

Les « Panama Papers » soulignent le besoin d’équité dans les régimes fiscaux

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High-rises and hotel buildings in Panama City, Panama. © Gerardo Pesantez/World Bank

Le scandale dit des « Panama Papers » nous rappelle que la dissimulation de richesses et l’évasion fiscale sont des actes qui ne sont ni rares ni illégaux – dans bien des cas. Mais ces révélations embarrassantes mettent à nu une autre réalité : l’opinion publique perd toute confiance lorsque les entreprises, les riches et les puissants peuvent dissimuler leur fortune sans enfreindre la loi. Si rien n’est fait pour rétablir cette confiance, ceux qui ne sont pas assez riches pour dissimuler leur argent seront moins disposés à payer et à contribuer au contrat social aux termes duquel les impôts sont payés en contrepartie de services de qualité.

Lorsque j’étais ministre des Finances dans mon pays, l’Indonésie, j’ai pu constater personnellement comment un régime fiscal déficient minait la confiance du public et favorisait le capitalisme de connivence. Des marchés noirs de carburants fortement subventionnés voyaient le jour, des liens familiaux permettaient de garantir des emplois, et des pots-de-vin aidaient les fonctionnaires à arrondir leurs fins de mois. L’évasion fiscale au sein de l’élite était monnaie courante, et le pays n’était pas en mesure de mobiliser les ressources dont nous avions besoin pour construire des infrastructures, créer des emplois et lutter contre la pauvreté.

« Nous aimons nos filles. Mais il nous faut un fils. »

Giorgia DeMarchi's picture

« Nous aimons nos filles. Mais il nous faut un fils. »

Cette affirmation, qui reflète un sentiment partagé par la plupart des Arméniens, est au cœur d’une réflexion grandissante dans le pays autour des inégalités hommes-femmes. L’Arménie est l’un des pays du monde où le taux de masculinité à la naissance est le plus élevé, avec 114 garçons pour 100 filles (contre un taux naturel de 105). Soucieux de trouver une solution politique efficace à cette préférence sexuelle, nous sommes allés à la rencontre des Arméniens pour remonter aux origines de cette situation.

Fragilités, conflits et catastrophes naturelles : une approche intégrée de la résilience ?

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Un agent de l’Union européenne évalue les dommages subis par un immeuble d’habitation en Ukraine. Crédit photographique : Union européenne

Le constat est simple mais capital : les guerres et les catastrophes naturelles sont liées, et il est indispensable d’analyser la nature de ces liens si l’on veut améliorer le sort de millions de personnes à travers le monde.

On a assisté ces dernières décennies à une aggravation alarmante de l’impact des catastrophes naturelles, qui s’explique notamment par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique. Ces catastrophes coûtent de plus en plus cher : on estime que les pertes économiques qui en découlent atteignent aujourd’hui entre 150 et 200 milliards de dollars chaque année, contre 50 milliards dans les années 80. Mais il existe une autre donnée importante : plus de la moitié des personnes touchées par des catastrophes naturelles vivaient dans des États fragiles ou en situation de conflit.

L’exode des réfugiés syriens vers l’Europe : la survie au bout du smartphone

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© B. Sokol/UNHCR
Son smartphone est, pour Youssouf, son « bien le plus précieux ». Grâce à son portable, ce jeune réfugié peut appeler son père resté en Syrie. © B. Sokol/UNHCR


Si on étudie le contenu des sacs des réfugiés (a) qui prennent des bateaux au péril de leur vie pour rallier l’Europe, on trouvera des effets divers et variés, à l’exception d’un objet commun : un smartphone.

On a reproché à ces réfugiés de posséder un smartphone (a), mais ce que leurs détracteurs ne comprennent pas, c’est que ces appareils onéreux permettent aux réfugiés de fuir les guerres et les persécutions et qu’ils sont indispensables à leur survie en terre étrangère. Grâce à ces outils, ils peuvent également raconter leur épopée à la planète entière et relater ce qui constitue la plus grande crise de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale (a).

Cet exode est le premier de l’ère du tout numérique et cet élément bouleverse les conditions mêmes de la fuite des réfugiés vers le continent européen. Les technologies employées par les réfugiés leur évitent bien des écueils et contribuent aussi à remettre en cause les stéréotypes à leur égard. Beaucoup de réfugiés syriens, iraquiens, afghans et d’ailleurs cheminant vers l’Europe ont montré, grâce à leur smartphone, que tous les réfugiés ne sont pas désargentés et qu’ils fuient parce qu’ils craignent pour leur vie.

Comment devenir un innovateur du numérique au Pakistan

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 Empower Pakistan/Banque mondiale


Où que vous viviez, et à condition d’avoir accès à un ordinateur et à Internet, il vous est aujourd'hui possible de suivre des cours en ligne, travailler à l’international ou collaborer avec d’autres jeunes du monde entier.

Pour le Pakistan, ces nouvelles communautés connectées pourraient bien constituer une excellente solution à court terme au problème de la création d’emplois.

Près de 100 millions de Pakistanais ont moins de 24 ans. Créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour cette nouvelle génération va constituer un enjeu majeur pour le développement du pays. Selon ses propres estimations, le Pakistan aura besoin d’une croissance annuelle de 7 % pour faire entrer tous ces jeunes dans la vie économique active et productive. Cependant, les contraintes en matière d’approvisionnement énergétique, de budget et de capacités publiques vont rendre cet objectif difficile à atteindre à court terme.

Import-export d’énergies renouvelables entre l’Europe et l’Afrique du Nord : un commerce qui profite à tous

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 Dana Smillie, Banco Mundial).
Des rangées de panneaux solaires d’une centrale solaire thermodynamique à concentration, au Maroc. (Photo : Dana Smillie/Banque mondiale)

On a beaucoup écrit ces dernières années sur le potentiel considérable de la production d’énergie solaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, des régions où l’ensoleillement ne manque pas. D’après l’Agence internationale de l’énergie, le développement de la technologie solaire à concentration pourrait à lui seul représenter plus de 100 fois la demande cumulée d’électricité en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe.

À la suite des engagements pris à la conférence de Paris sur le climat (COP21) (a), il est temps de développer cette source abondante d’énergie décarbonée disponible aux portes de l’Europe méridionale, et de soutenir les efforts qui permettront d’aboutir à un cadre régissant l’importation d’une énergie propre et durable en provenance d’Afrique du Nord.

Rétrospective : nos pages les plus populaires en 2015

Liviane Urquiza's picture
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Chaque année à la Banque mondiale nous publions un grand nombre d'articles, de communiqués de presse, de billets de blog, de vidéos, d'infographies et bien plus encore. Nous accordons beaucoup d'attention aux pages que vous consultez le plus et nous vous proposons aujourd'hui de voir, avec nous, quelles ont été les pages les plus lues en 2015 (classées par nombre de visiteurs uniques).

Vidéos sur YouTube

Les 5 vidéos les plus vues en 2015 révèlent que la question de l’environnement et, plus particulièrement, celle de la pollution urbaine étaient au centre de vos préoccupations cette année. À noter également, un vif intérêt pour notre série musicale #Music4dev qui invite des artistes internationaux à s'exprimer sur la lutte contre la pauvreté. Bonne nouvelle, la série se poursuivra en 2016 !

Voir toutes nos vidéos sur YouTube

Migrant ou réfugié : une distinction essentielle

Xavier Devictor's picture
On n’arrête pas les mouvements de population. Dans de nombreuses régions d’Europe, les gares ferroviaires et les points de passage des frontières sont envahis par une vague humaine sans précédent. Les responsables politiques ont beau courir d’un sommet à l’autre à la recherche de solutions, ils sont dépassés par les événements. Des personnes désespérées prennent des risques immenses et traversent des épreuves indicibles pour avoir une chance de poser le pied dans l’Union européenne. Même à l’approche de l’hiver, le flux ne semble pas diminuer.

S’agit-il de migrants ou de réfugiés ? Au vu des événements tragiques, il peut sembler déplacer de poser des définitions et de se perdre en subtilités. Cependant, les mots ont leur importance, car ils définissent largement le contexte politique et juridique dans lequel évolueront ces populations.  

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

Anita Marangoly George's picture
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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

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