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Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Amérique latine et Caraïbes

Une nouvelle publication qui démystifie les technologies d’identification numérique

Luda Bujoreanu's picture
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Alors que plus de 1,1 milliard d’individus dans le monde ne possèdent pas de document officiel d’identité, on assiste aujourd’hui à la maturation rapide d’un grand nombre de technologies qui, du fait de leur coût de plus en plus abordable, pourraient permettre aux pays de sauter l’étape des « papiers » d’identité pour accéder directement à l’ère du numérique. Mais cette profusion de solutions technologiques n’est pas sans inconvénient : il devient difficile de rester au fait de l’évolution des diverses technologies disponibles. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale vient de publier un nouveau rapport offrant un panorama des tendances actuelles et émergentes en matière d’identité numérique.

Face au foisonnement d’informations disponibles, le nouveau rapport dresse un tableau synthétique des technologies d’identification numérique, bien établies ou émergentes, pour permettre au lecteur de mieux comprendre leurs modalités de fonctionnement et d’identifier les choix les plus appropriés à chaque stade du processus. Les auteurs présentent aussi les principales difficultés que chaque technologie est en mesure ou non de résoudre, et les tendances essentielles à connaître.

Taxation des richesses : vers de nouvelles règles du jeu

Jim Brumby's picture
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L’ampleur croissante des inégalités de revenu est un problème crucial dans de nombreux pays, comme l’a récemment souligné le FMI dans son Moniteur des finances publiques. Pourtant, la richesse est encore plus inégalement répartie que le revenu, ainsi que le montre le schéma qui suit.
 



Malgré la fameuse proposition (a) de Thomas Piketty — instaurer une taxe généralisée de 2 % sur le patrimoine des plus riches — il n’existe que très peu de taxes visant explicitement la richesse, que ce soit dans les économies développées ou émergentes. D’ailleurs, entre 1985 et 2007, le nombre de pays de l’OCDE taxant la richesse est tombé de douze à quatre. Et dans bien des cas, ces mécanismes étaient et sont toujours assez peu efficaces. Les pays en développement ne prévoient que très rarement une taxe sur le patrimoine et l’Inde a purement et supprimé la taxe existante de son dernier budget national.

Investir dans le capital humain, ou comment le Pérou a remporté son combat contre les retards de croissance

Carlos Ferreyra's picture
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Claudia et Olga ont bien des raisons d’être fières de leur travail. Il y a 16 ans, avec plusieurs familles de leur village, ces deux femmes ont amorcé une vraie révolution en affirmant que le destin d’un enfant ne pouvait dépendre de son lieu de naissance ou de son milieu socioéconomique. Elles ont mené leur combat au service d’une seule cause : mettre fin à la malnutrition chronique et assurer aux enfants un bon départ dans la vie à la période cruciale que constituent les 1 000 premiers jours d’existence.

Si Claudia et Olga ont initié le mouvement, le Pérou est effectivement parvenu à réduire ses taux de retard de croissance grâce aux décisions stratégiques et aux efforts constants du gouvernement péruvien et de très nombreux partenaires.

Coaching pour les entrepreneurs : ce qui marche et ce qui ne marche pas

Raj Nandy's picture
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The Caribbean CIC Team after the Workshop kick-off. © Elaine Tinsley
© Elaine Tinsley

Les start-up des pays émergents peinent à accéder à des programmes de mentorat, et se retrouvent, de ce fait, désavantagées. Pour remédier à cette difficulté, le Programme sur les technologies climatiques d’infoDev (a) vient de lancer deux projets pilotes de mentorat, en partenariat avec ses Centres d’innovation climatique au Ghana (a) et aux Caraïbes (a).

L’entreprise est un puissant vecteur de changement. Elle stimule la création d’emplois et la croissance économique. Dans les pays développés, les entrepreneurs technologiques sollicitent souvent un mentor pour se perfectionner auprès d’un pair chevronné, résoudre des problèmes qu’ils maîtrisent mal et manœuvrer dans des situations délicates. Dans les pays émergents, les programmes et réseaux de soutien aux entreprises sont moins institutionnalisés, les mentors de qualité plus rares, et les créateurs d’entreprise moins familiers de ce type de relation et de service.

Tourisme : un levier puissant pour favoriser l’autonomie économique et sociale des femmes

Cecile Fruman's picture


La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) recèle des sites historiques et culturels qui sont parmi les plus importants du monde, de même que des paysages naturels à couper le souffle. Si l’on ajoute à ces atouts fantastiques une hospitalité et une richesse gastronomique dont la réputation n’est plus à faire, la région s’impose comme une destination idéale pour valoriser l’industrie du voyage et du tourisme, et exploiter ce potentiel au service du développement. Cependant, la région MENA est loin derrière d’autres régions du monde en ce qui concerne la place des femmes, leurs perspectives économiques, leur participation au marché du travail, etc. C’est pourquoi le tourisme peut représenter un levier puissant pour réduire les inégalités entre hommes et femmes dans la région. En ce qui concerne les taux de chômage, les écarts entre les sexes sont particulièrement criants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où la situation économique est des plus sombres en raison de l’instabilité ambiante et où le conflit exacerbe les disparités hommes-femmes.

La Colombie et le « prisme de la paix »

Marcelo Jorge Fabre's picture
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La Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre. Après plus d’un demi-siècle de guerre civile, nous avons, nous aussi, en Colombie une journée nationale de la paix à célébrer.

Le 24 novembre 2016, la Colombie est arrivée à un tournant de son histoire : Juan Manuel Santos, le président colombien, et Rodrigo Londoño Echeverri, le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ont signé un accord de paix historique au théâtre Colón de Bogotá.

Il ne s’agit pas d’un traité de paix ordinaire : c’est l’un des accords les plus complets que la Colombie, ou même le monde, ait connu depuis bien des années. Et pour cause.

La Colombie a été le théâtre de l’une des guerres civiles les plus longues de l’histoire contemporaine, qui a fait plus de 8 millions de victimes et un nombre de déplacés sans équivalent dans le monde. Ce pays abrite aussi l’un des plus anciens mouvements rebelles en activité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

Frederico Pedroso's picture
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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

Accès au financement : combler le retard des femmes

Jim Yong Kim's picture
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« Les femmes portent la moitié du ciel », estimait Mao Zedong. Pensez aux femmes autour de vous — mères, épouses, filles, sœurs, tantes et grand-mères — et vous lui donnerez raison. Mais le monde des affaires n’a pas encore intégré cette réalité, ce qui pénalise la société tout entière.

Cela tient notamment aux problèmes d’accès au capital. À l’échelle mondiale, plus de 30 % des entreprises officiellement enregistrées appartiennent à des femmes. Pourtant, 70 % des petites et moyennes entreprises (PME) féminines dans les pays en développement sont soit exclues du système financier formel, soit dans l’impossibilité d’obtenir les fonds dont elles ont besoin.

Alors qu’en 2014, 65 % des hommes avaient un compte en banque, seules 58 % des femmes étaient dans ce cas. Cet écart, de 7 points de pourcentage, se creuse même à 9 points dans les pays en développement.

Tous les éléments disponibles attestent pourtant des incroyables retombées positives de la participation des femmes à la vie économique pour les familles, les communautés et les pays. Le simple fait de donner aux femmes les mêmes opportunités professionnelles que les hommes pourrait entraîner un gain de croissance allant jusqu’à 34 %. Sans oublier qu’en multipliant les entreprises détenues par des femmes, on multiplie aussi les sources d’emplois. Dès lors, l’objectif visant à mettre fin à l’extrême pauvreté serait atteint beaucoup plus rapidement.

Ne laisser personne pour compte : 1,1 milliard de personnes sans titre d’identité

Vyjayanti T Desai's picture
Photo : Daniel Silva Yoshisato.

On estime que 1,1 milliard de personnes dans le monde ne peuvent pas prouver officiellement leur identité , selon l’édition 2017 de la série de données ID4D (Identification for Development) de la Banque mondiale.

Avoir un titre d’identité est capital

Comment justifier de son identité dans la vie quotidienne ? Imaginez que vous essayiez d’ouvrir votre premier compte bancaire, de faire valoir vos droits à l’assurance maladie ou de vous inscrire à l’université, mais que vous n’ayez pas de titre d’identité : vous constaterez que votre qualité de vie et vos opportunités seront extrêmement limitées… Avoir une pièce d’identité officielle est un élément capital : c’est le sésame pour accéder à de nombreux droits, mais aussi à des services essentiels (santé, éducation, finance…). Selon les toutes dernières estimations du Groupe de la Banque mondiale, ce problème touche environ 1,1 milliard de personnes à l’échelle planétaire. 

Répondre aux besoins de financement à long terme grâce aux marchés financiers locaux

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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La finance alimente la croissance et le développement économiques. Mais les sources traditionnelles de financement — finances publiques, aide au développement ou emprunts bancaires — ne suffiront évidemment pas pour concrétiser les Objectifs de développement durable.

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