Du 10 au 14 octobre : suivez les webconférences internationales des Assemblées annuelles. Voir le programme

Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Amérique latine et Caraïbes

Quand la faiblesse du capital humain freine les gains de productivité : l’exemple de la Turquie et du Pérou

Ximena Del Carpio's picture



Si l’on compare souvent des pays de même niveau de revenu, il est plus rare d’étudier deux pays distants l’un de l’autre géographiquement et que rien ne réunit, du moins en apparence. Pourtant, la Turquie et le Pérou ont beaucoup en commun : ces deux pays à revenu intermédiaire sont les locomotives économiques de leurs régions respectives depuis plusieurs années ; ils aspirent l’un et l’autre à accéder au statut d’économies à revenu élevé dans les dix ans à venir ; et ils dépendent l’un comme l’autre du commerce. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils ne parviennent pas à introduire les changements structurels — dans l’éducation et la formation et, plus généralement, dans l’économie — indispensables pour faire en sorte que la croissance économique soit tirée par des gains de productivité. Lima et Ankara reconnaissent leur retard important par rapport aux leaders de la productivité dans le monde, et ont conscience que leur population, en plein essor, n’est pas suffisamment bien équipée pour répondre aux attentes du marché du travail. Face à de tels enjeux (identiques), les deux pays ont pour principal objectif de développement de rehausser leur niveau de productivité pour garantir une croissance continue et durable.

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
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Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

L’identification des personnes, clé de voûte du développement : l'expérience du Pérou

Samia Melhem's picture
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© Banque mondiale

C’est en 1995 que les autorités péruviennes ont lancé une campagne d’identification nationale, au lendemain d’une insurrection armée qui avait déchiré le pays et causé la perte ou la destruction des registres d’état civil. Le pays comptait alors un grand nombre de personnes déplacées, et plus de 3 millions d’habitants étaient privés de tout document d’identité. À la suite de ce conflit, le Pérou s’est donc engagé à placer l’identification au rang des priorités nationales. Symbole majeur de réintégration et de réconciliation, le fait de garantir à chaque ressortissant et résident du pays une identification civile revêtait un caractère particulièrement important pour ceux qui en étaient alors dépourvus. Un engagement qui a porté ses fruits, puisque la quasi-totalité de la population péruvienne dispose désormais d’une pièce d’identité. Mais aussi une expérience remarquable dont souhaitent à présent s’inspirer d’autres pays, comme en témoigne notre visite au Pérou le mois dernier, au côté de représentants ivoiriens et guinéens.

Organisée dans le cadre d’un programme d’échanges Sud-Sud mené sous l’égide de l’initiative ID4D du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre était particulièrement de circonstance pour la Côte d’Ivoire et la Guinée : ces deux pays vont en effet inaugurer le Programme ouest-africain d’identité unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI), dont l’objectif est de doter tous les habitants d’une pièce d’identité officielle et de faciliter ainsi leur accès aux services (assurance santé, services bancaires, etc.).  

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

L’analyse de données au service de la planification des transports : cinq enseignements à tirer de l’expérience sur le terrain

Tatiana Peralta Quiros's picture
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En ce qui concerne l’avenir des transports, une chose est sûre : les données joueront un rôle essentiel.

On nous parle sans cesse des opportunités illimitées offertes par les données, mais une question demeure : comment exploiter les données pour des processus de planification durable ? L’objectif des pouvoirs publics ne doit pas être d’amasser le plus de données possible, mais de « transformer ces données en information, et l’information en savoir » (a). Ce savoir contribuera à améliorer la planification et l’élaboration des politiques.

L’an dernier, dans le cadre de son action de longue date dans le secteur des transports urbains en Argentine, la Banque mondiale a entamé une collaboration avec le département de la planification du ministère des Transports dans le but d’exploiter le potentiel de l’analyse des données. Il s’agissait de créer un ensemble d’instruments susceptibles d’être déployés pour collecter et utiliser les données afin d’améliorer la planification des transports.

C’est ainsi que la Banque mondiale a piloté la mise au point d’un outil qui produit des matrices origine-destination à partir des cartes à puce utilisées pour les transports publics à Buenos Aires et qui fournit, de cette façon, des renseignements sur les modes de mobilité des habitants de la capitale argentine. Ce projet a également soutenu la création d’une application pour smartphone qui collecte des données à haute résolution sur la mobilité et qui peut favoriser la participation des citoyens par le biais de sondages dynamiques. Toutes ces informations ont permis d’actualiser le modèle de transport de la région métropolitaine de Buenos Aires (AMBA).

On peut tirer plusieurs leçons de cette expérience :

Atténuation des risques et transferts de fonds : démythifier la notion de « transaction sous-jacente »

Marco Nicoli's picture
Succursale de la Société Générale Mauritanie à Nouakchott, en Mauritanie. © Arne Hoel

Ce samedi 16 juin marque la Journée internationale des envois de fonds familiaux, qui vise à reconnaître « l’importance des contributions financières des travailleurs migrants pour le bien-être de leur famille et pour le développement durable dans leur pays d’origine ».​ C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour évoquer une tendance qui touche de front les prestataires de services auxquels les migrants font appel pour transférer de l’argent dans leur pays d’origine. 

Depuis quelques années en effet, les services internationaux de transferts de fonds succombent au phénomène d’atténuation du risque (ou de-risking en anglais). Aux yeux des banques, les règles et mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme rendent aujourd’hui trop risquées les opérations avec des organismes de transfert de fonds, tant du point de vue du droit et de leur réputation. La rentabilité de ces opérations est insuffisante pour justifier tous les efforts que les banques consentent afin de gérer ces risques accrus.

FAQ : Avec son Projet sur le capital humain, la Banque mondiale veut accélérer les progrès et améliorer les résultats

Michael Igoe's picture
Annette Dixon, vice-présidente la Banque mondiale pour le développement humain, lors d’une visite réalisée en 2016 sur le site du Projet de centre d’accueil multifonctionnel du district de Barisal, au Bangladesh, alors qu’elle était vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Asie du Sud. Photo : Dominic Chavez/Banque mondiale/CC BY-NC-ND

Initialement publié sur Devex en anglais

La santé, l’éducation et la protection sociale ne sont pas des domaines d’expertise nouveaux pour la Banque mondiale, mais la nécessité pour les gouvernements de s’attacher à obtenir des résultats de meilleure qualité en la matière n’a sans doute jamais été aussi forte.

À l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale qui se tiendront en octobre à Bali (Indonésie), l’institution dévoilera un nouvel indice de mesure du capital humain qui permettra de classer les pays en fonction des résultats de leurs investissements dans la santé, l’éducation et les services sociaux. Si cet indice est un aspect particulièrement visible — et potentiellement source de controverse — du travail de la Banque mondiale sur ces questions, ce n’est que l’un des éléments d’un portefeuille d’activités bien plus vaste en lien avec le capital humain que l’institution met de plus en plus en avant.

« Nous allons rebondir » : Témoignages de Dominiquais après la tempête

Christelle Chapoy's picture


Huit mois après le passage de l’ouragan Maria sur la Dominique, petite île des Caraïbes orientales de 73 000 habitants, une autre saison d’ouragans est sur le point de commencer. Les experts prédisent qu’elle sera « proche ou supérieure à la normale ». En parcourant l’île, nous avons constaté que la végétation commence à reprendre ses droits, que le couvert forestier reverdit, que les débris ont été nettoyés et que les magasins ont rouvert leurs portes. Les enfants sont de retour à l’école et la vie reprend lentement son cours. L’animation dans les rues un vendredi soir témoigne de la résilience et du courage des Dominiquais.

De fait, alors que la fréquence et la puissance des tempêtes augmentent, la Dominique est déterminée à surmonter ces menaces et s’est fixé un objectif ambitieux : devenir le premier pays au monde résilient aux changements climatiques. Nous avons rencontré une employée municipale, un agent forestier, une femme artisan de la communauté autochtone des Kalinagos, un ingénieur civil et beaucoup d’autres personnes qui nous ont raconté comment et pourquoi leur pays va se relever.
 

Prédire l’avenir du travail

Simeon Djankov's picture
Adivinar el futuro del trabajo
« J’aime le travail, il m’exalte », affirmait Jerome K. Jerome. « Je resterais des heures à le contempler. » Nous sommes d’accord avec l’auteur de Trois hommes dans un bateau, un roman qui a tellement séduit l’Angleterre en cette fin d’époque victorienne que, dans les douze mois qui ont suivi sa parution, le nombre de bateaux sur la Tamise avait doublé.

Nous aussi, nous aimons le travail et nous comptons bien que cette ardeur fera naître une adulation digne du grand Jérôme ! Les premiers retours sont encourageants : alors qu’il n’est pas encore finalisé, notre rapport a déjà été téléchargé plus de 20 000 fois… Pour découvrir par vous-mêmes ce qui fait son succès, cliquez ici (a).

En quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents ? #InheritPossibility

Venkat Gopalakrishnan's picture
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Participez à notre campagne sur l'évolution de la situation économique d'une génération à une autre. Racontez-nous : en quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents quand ils avaient votre âge ? Et comment voyez-vous la vie de vos enfants et les possibilités qui leur seront offertes par rapport à celles dont vous avez hérité ? Dans quelle catégorie socio-économique vous situez-vous ? Cette position diffère-t-elle de celle de vos parents ?

Yunus possède un magasin de tissus à Blantyre, au Malawi. La boutique est dans la famille depuis trois générations. Pour Yunus, les affaires marchent bien, mais les services essentiels, comme l’électricité et l’eau, sont plus chers qu’à l’époque de son grand-père et de son père. Il reste néanmoins optimiste.

Marija Bosheva étudie l’agriculture à l’établissement d’enseignement technique et professionnel Gjorce Petrov à Kavadarci, une ville de 38 000 habitants dans le sud de la Macédoine. Comme de nombreux élèves de son âge, elle suit des cours d’histoire, de mathématiques, de biologie et de chimie. Mais, contrairement à la plupart, elle apprend également l’œnologie...

Racontez-nous votre expérience. Envoyez-nous votre témoignage en utilisant le hashtag #InheritPossibility ou en commentant ce message sur Facebook.

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