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Asie du Sud

L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

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Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

Le défi est de taille mais des jeunes sont déterminés à mettre fin aux violences faites aux femmes au Népal

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Hackathon au Népal
C’est un dimanche d’orages et de grèves à Katmandou, mais aussi une journée de hackathon (a) consacrée à un fléau silencieux : celui des violences dont sont victimes les femmes. Pour pouvoir participer à ce rassemblement, certains ont dû se lever à cinq heures du matin et parcourir plus de 12 kilomètres à pied afin de se rendre au Trade Tower Business Center de Thapathali. Voilà de quoi trouver force et inspiration.

Jeunes et solides, ces participants bénévoles sont déterminés à s’attaquer, grâce à la technologie, à des problèmes profondément enracinés dans l’ordre patriarcal de la société népalaise. Je viens moi-même de ce pays et j’ai malheureusement été témoin de ces violences à de nombreuses reprises. Au Népal, un tiers des femmes mariées ont subi une forme de violence psychologique, physique ou sexuelle dans le cadre conjugal.

Mais les choses vont changer, et ce hackathon en est un signal fort.

Unir nos forces pour vaincre les violences faites aux femmes en Asie du Sud

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Au Népal, 77 % des faits de violences à l'encontre des femmes se produisent à l'intérieur du cadre familial.

La violence à l’égard des femmes est un problème omniprésent dans le monde. Chez les femmes âgées de 19 à 44 ans, elle tue plus que les guerres, le cancer ou les accidents de voiture. En Asie du sud, ce fléau est largement répandu et persiste sous de nombreuses formes, comme le montrent les chiffres suivants :

  • Chaque semaine, au Bangladesh (a), plus de dix femmes sont victimes d’attaques à l’acide.
  • En Inde (a), 22 femmes sont assassinées chaque jour pour des questions de dot.
  • Au Sri Lanka (a), 60 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques.
  • Au Pakistan, plus de 450 femmes et filles meurent chaque année à la suite de « crimes d’honneur ».
  • Et au Népal (a), il arrive encore fréquemment que les parents vendent leurs filles dès l’âge de 6 ou 7 ans pour qu’elles deviennent des domestiques.

Nous ne pouvons pas tolérer que cela continue ainsi.

Retards de croissance dus à la malnutrition : le visage de la pauvreté

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Dans le monde, 165 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge, une conséquence directe de la malnutrition chronique. Les atteintes se manifestent pendant la grossesse et au cours des deux premières années de la vie, enclenchant un processus irréversible sans guère d’espoir de rattrapage, avec le risque d’avoir compromis à jamais l’épanouissement de l’individu.

Nous savons que la malnutrition tue et qu’elle entretient la pauvreté et ralentit la croissance économique. Près de la moitié des décès d’enfants dans le monde découle de la malnutrition. J’ai pu constater dans mon pays natal, l’Indonésie, à quel point les retards de croissance dus à la malnutrition étouffent dans l’œuf toute perspective d’avenir pour les enfants qui en sont victimes. Un enfant qui souffre de malnutrition réussira moins bien à l’école que ses camarades mieux nourris et décrochera plus tôt, compromettant ainsi ses chances de gagner correctement sa vie plus tard. Des données recueillies au Guatemala montrent que les garçons correctement alimentés avant leurs trois ans gagnent pratiquement 50 % de plus que les autres à l’âge adulte et que, dans la même situation, les filles ont plus de chances d’obtenir une source indépendante de revenu et sont moins susceptibles de vivre dans un ménage pauvre.

La malnutrition obère l’avenir des individus et des nations. Selon des estimations récentes, ses effets coûteraient jusqu’à 11 % du produit national brut en Afrique et en Asie. Pour mettre fin à l’extrême pauvreté et œuvrer pour une prospérité partagée, le monde doit s’engager à enrayer le fléau de la malnutrition et ses conséquences délétères sur la croissance des enfants. Cette semaine, se tient à Londres une manifestation de haut niveau sur cet enjeu crucial, à laquelle je participerai.

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemple

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Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemplePhoto: Nandita Roy / Banque mondiale
« Il y a encore cinq ans, j’étais invisible », me raconte Kunta Devi, assise bien droite contre le mur de sa minuscule hutte de terre. Je suis assise par terre, en face d’elle. « Aujourd’hui, les gens m’appellent par mon nom et non plus uniquement par celui de mes enfants ».

Nous sommes dans un petit village de l’est de l’État indien du Bihar. Cette mère de huit enfants appartient à une caste d’exclus, parmi les plus fragiles d’Inde. Elle évoque le jour où, voici quelques années, son mari a perdu son travail à la suite d’un accident. Sa famille, qui avait déjà du mal à joindre les deux bouts, a alors sombré dans la faim et dans la pauvreté. Pour survivre, cette femme pauvre habituée à vivre dans l’ombre a fait preuve d’une audace incroyable : elle a rejoint un groupe d’entraide féminine de son village et emprunté de quoi élever quelques chèvres. Avec l’argent gagné, elle a pu rembourser son premier emprunt et renouveler l’opération, cette fois-ci pour louer un champ où cultiver des céréales. Puis elle a dû emprunter à nouveau, pour soigner un membre de sa famille tombé malade. Aujourd’hui, Kunta Devi a plusieurs sources de revenu et des tas de projets, notamment ouvrir un petit restaurant le long d’une route passante et déménager. Deux de ses fils viennent en effet de se marier et elle ne peut plus loger tout ce petit monde.

Le lavage du charbon pourrait sauver des vies en Inde

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Ce billet a été posté initialement par l'auteur Muthukumara Mani sur le blog End poverty in South Asia. Il est également disponible en arabe.

Le lavage du charbon pourrait sauver des vies en IndeLe charbon est l’une des principales sources d’énergie en Inde (a). Il entre pour 63 % dans la consommation énergétique du pays et la demande devrait croître très fortement au cours des prochaines décennies. D’après les projections, l’emploi du charbon pour la production d’électricité augmentera de 2 % tous les ans ; à ce rythme, la part du charbon dans la capacité de production énergétique de l’Inde va doubler d’ici 2030. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le pays deviendra probablement le deuxième plus gros consommateur de charbon au monde, devant les États-Unis, dans les cinq prochaines années.

Parce que le charbon est à la fois bon marché et abondant en Inde, il peut apparaître comme la solution idéale aux problèmes d’énergie et d’électricité que doit résoudre le pays. Mais c’est oublier que l’utilisation du charbon entraîne de graves effets délétères sur la santé, l’environnement et l’économie. Alors même que la plupart des Indiens connaissent une amélioration de leur qualité de vie grâce aux progrès économiques, nombreux sont ceux qui risquent de pâtir des effets de la pollution par le charbon. En outre, à l’heure où l’on s’approche d’un consensus mondial sur le changement climatique, ce recours croissant au charbon pourrait devenir intenable.

La hausse du prix des ailes de poulet passe mal en ces temps de Super Bowl mais elle est surtout riche d’enseignement

Jim Yong Kim's picture

Mauvaise nouvelle pour les millions d’Américains adeptes du Super Bowl : le prix des incontournables chicken wings a flambé ! En cause (entre autres), la hausse des cours du maïs, attisés par la sécheresse de l’été dernier, la pire que les États-Unis aient connu depuis 50 ans. D’ailleurs, 2012 aura été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les archives américaines.

Mauvaise nouvelle pour les 850 millions de personnes sous-alimentées dans le monde : les caprices de la météo perturbent la production de produits vivriers à l’échelle planétaire. Des prix alimentaires élevés et instables sont devenus la nouvelle norme. En cause (entre autres), des événements climatiques toujours plus extrêmes.

La Banque mondiale reste fidèle à son engagement aux côtés des communautés forestières

Rachel Kyte's picture

Disponible en anglais

 

À la Banque mondiale, nous sommes convaincus que la réalisation d'évaluations internes indépendantes est un outil essentiel du renforcement de notre action. Les résultats de ces évaluations, lorsqu'elles sont réalisées avec rigueur et fondées sur des bases probantes, ont pour utilité d’éclairer la conception des programmes mondiaux et d’accroître l'impact des interventions des pays et de leurs partenaires sur le processus de développement.

Le Groupe de la Banque mondiale est doté d’un Groupe indépendant d'évaluation (IEG), chargé précisément de ces évaluations internes. L’IEG a notamment examiné la mise en œuvre de la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur forestier. Cette stratégie, adoptée en 2002, met l'accent sur les avantages que présentent la préservation et la gestion des forêts du point de vue du développement ainsi que sur le renforcement des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.

Des transports urbains plus écologiques et efficaces : la vision de Michael Bloomberg et de Jim Yong Kim

Donna Barne's picture

Disponible en English, Español

World Bank President Jim Yong Kim and New York Mayor Michael Bloomberg speak outside the Transforming Transportation 2013 conference.

Comment façonner la ville de demain ? Comment faire baisser la pollution, le nombre d’accidents mortels en zone urbaine ou encore les temps de transport quotidiens ? Comment réduire la pauvreté ? Ces questions ont été au cœur des interventions du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et du maire de New York, Michael Bloomberg, aujourd’hui à Washington.

La réponse à ces interrogations tient fondamentalement en quelques mots : il faut placer l’homme au centre de la ville grâce à des transports urbains plus écologiques, efficaces et performants.

Journée mondiale du sida 2012 : Concrétiser le rêve d’une génération sans sida

David Wilson's picture

Placée sous le signe de grands espoirs et de nouveaux défis, la Journée mondiale du sida 2012 vient souligner des avancées sans précédent. Grâce aux progrès de la science, nous disposons de moyens pour combattre l’épidémie la plus meurtrière de notre temps et nous osons imaginer, avec la Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, la possibilité d’une génération sans sida.

Nous avons considérablement élargi l’arsenal d’outils de prévention, mis au point davantage de médicaments pour lutter contre le sida que contre n’importe quel autre rétrovirus et ramené le coût de ces médicaments de plus de 10 000 dollars à moins de 100. Nous avons étendu les traitements à plus de 8 millions de malades aujourd’hui contre moins de 50 000 il y a une décennie : pour des traitements vitaux, il s’agit là d’un déploiement d’une rapidité historique.

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