Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Monde

Sortir du piège du travail informel grâce à la technologie

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Women stitch handicrafts at Everest Fashion Fair Craft in Lalitpur, Nepal. © Peter Kapuscinski/World Bank
Des femmes réalisent des travaux de couture à la main lors de l’Everest Fashion Fair Craft à Patan, au Népal. © Peter Kapuscinski/Banque mondiale

Tout le monde parle de la technologie et des changements qu’elle va entraîner dans notre façon de travailler. En réalité, nul ne sait ce qu’il adviendra. La seule certitude est… l’incertitude. Comment, alors, se préparer aux emplois qui n’existent pas encore ?
 
Commençons par ce que nous savons. Le problème le plus critique pour l’avenir du travail, et qui se pose depuis plusieurs décennies, est le grand nombre de personnes vivant au jour le jour d’un emploi occasionnel, sans savoir d’une semaine sur l’autre si elles travailleront. Ces travailleurs ne peuvent pas faire des projets pour l’avenir à un horizon de plusieurs mois — encore moins de plusieurs années — pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. C’est ce que l’on appelle l’économie informelle. Mais comme souvent avec ces termes pseudo-techniques qui érigent des barrières, il est difficile d’imaginer toute la misère à laquelle sont condamnés des millions de travailleurs et les membres de leur famille, dans le monde entier.

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

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© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

Atténuation des risques et transferts de fonds : démythifier la notion de « transaction sous-jacente »

Marco Nicoli's picture
Succursale de la Société Générale Mauritanie à Nouakchott, en Mauritanie. © Arne Hoel

Ce samedi 16 juin marque la Journée internationale des envois de fonds familiaux, qui vise à reconnaître « l’importance des contributions financières des travailleurs migrants pour le bien-être de leur famille et pour le développement durable dans leur pays d’origine ».​ C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour évoquer une tendance qui touche de front les prestataires de services auxquels les migrants font appel pour transférer de l’argent dans leur pays d’origine. 

Depuis quelques années en effet, les services internationaux de transferts de fonds succombent au phénomène d’atténuation du risque (ou de-risking en anglais). Aux yeux des banques, les règles et mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme rendent aujourd’hui trop risquées les opérations avec des organismes de transfert de fonds, tant du point de vue du droit et de leur réputation. La rentabilité de ces opérations est insuffisante pour justifier tous les efforts que les banques consentent afin de gérer ces risques accrus.

Pour une éducation qui intègre les enfants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Un garçon trisomique joue avec son smartphone. Photo : Thitiwat Samitinantana / Shutterstock.

En 2015, la communauté internationale a adopté l’Objectif de développement durable (ODD) n° 4 qui vise à « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ». Au-delà de l’engagement qu’il constitue, cet objectif est fondamental pour le bien-être de nos sociétés et de nos économies, pour la qualité de vie de tout un chacun.

Aujourd’hui dans le monde, 65 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés et près de la moitié d’entre eux sont handicapés. En outre, même s’ils commencent l’école, ces derniers ont bien moins de chance d’achever leur scolarité que d’autres enfants. Et, selon certaines estimations, moins de 5 % des enfants porteurs d’un handicap obtiendront un diplôme. Nous vivons donc dans un monde où seuls 3 % des adultes handicapés savent lire et écrire. La situation est encore plus affligeante pour les femmes, avec un pourcentage qui tombe à 1 % seulement.

La marginalisation des enfants handicapés est aggravée par le fait que le handicap est globalement perçu comme un désavantage, et l'idée que, pour ces élèves, l'école est un moyen de socialisation et non d'apprentissage. Le fait de refuser aux enfants handicapés le droit à l'éducation renforce donc les idées reçues quant à la faiblesse de leurs capacités, ce qui ne fait qu’accroître leurs difficultés.

L’importance des mangroves pour la protection du littoral, en chiffres

Michael W. Beck's picture
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© Ursula Meissner/The Nature Conservancy

 
La saison des ouragans dans l’Atlantique Nord a débuté « officiellement » le 1er juin, et, selon les prévisions, les tempêtes pourraient, cette année encore, être plus violentes que la moyenne. Ce serait regrettable, car le préjudice financier a déjà battu tous les records l’année dernière. Les populations et les pays des Caraïbes et du Sud-Est des États-Unis ont été particulièrement touchés. Il est donc impératif de trouver des solutions durables afin d’atténuer ces risques.
 
De plus en plus de données montrent que les mangroves et autres habitats côtiers peuvent jouer un rôle important pour la protection du littoral, mais ces éléments restent limités. Or, en l’absence d’études évaluant précisément leurs avantages, il est difficile de convaincre la plupart des pays et des entreprises (assureurs, hôtels, etc.) d’investir dans ces protections naturelles.
 

Croissance du commerce mondial : une remontée inattendue, mais des perspectives très incertaines

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Les échanges internationaux ont enregistré un rebond inattendu en 2017, à la suite d’une période de croissance molle et sur fond d’incertitudes autour des politiques commerciales. Le volume des échanges de biens et de services a progressé de 4,3 % en 2017, soit le taux de croissance le plus élevé depuis six ans (graphique 1). Ce redressement, généralisé, a surtout bénéficié des performances de l’Asie de l’Est et de la zone euro. Les données les plus récentes viennent confirmer la poursuite de l’embellie du commerce mondial : au premier trimestre de 2018, le volume des échanges de marchandises a augmenté de 4,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Comment expliquer cette dynamique ?
 


Le dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation du commerce mondial apporte des pistes de réponse. 

5 gestes simples pour lutter contre la pollution plastique

Anjali Acharya's picture
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© Kanittha Boon/Shutterstock

 
Les titres de la presse sont sinistres, et les images poignantes. Une baleine qui meurt en Thaïlande après avoir avalé 80 sacs en plastique. Des tortues piégées dans les anneaux en plastique de packs de canettes. Quant à cette photo d’un petit hippocampe agrippé sur un coton tige, elle a fait le tour du monde. Chaque jour, de l’Indonésie au littoral ouest-africain, les déchets plastiques des océans viennent se déverser sur les plages, tandis que, dans les villes, les cours d’eau sont de plus en plus remplis de ces détritus.

Mais le monde a pris conscience du danger et, du côté des États comme des entreprises et des populations, on commence à agir. Comment ? En interdisant ou en taxant les produits plastiques à usage unique, en investissant dans la récupération des déchets, en limitant l’utilisation d’emballages en plastique, ou encore en nettoyant les plages. Nous nous efforçons de réduire notre dépendance au plastique, pour sauver la santé de la planète et de ses habitants.

« Combattons la pollution plastique » : c’est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. Apprenez comment la Banque mondiale contribue à cet effort collectif et découvrez cinq gestes simples que vous pouvez adopter — dès aujourd'hui — pour éliminer la pollution plastique.

#NoMoreLimits : parce que l’hygiène menstruelle est au cœur de l’ascension des femmes et des jeunes filles

Guangzhe CHEN's picture
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Capacitación escolar sobre manejo de la higiene menstrual en Kenya
Capacitación escolar sobre manejo de la higiene menstrual en Kenya ©WASH United

Comment une femme peut-elle assurer son hygiène intime pendant ses règles lorsqu’elle est privée de toilettes décentes — voire de toilettes tout court —, d’accès à un point d’eau propre et en quantité suffisante, de savon, de protections périodiques abordables et des moyens de s’en débarrasser convenablement ? Question délicate à laquelle sont pourtant confrontées les 500 millions de femmes et de jeunes filles dans le monde qui ne disposent pas d’installations adaptées à une bonne hygiène menstruelle.

Sujet tabou aux quatre coins du monde, les menstruations font souvent l’objet de préjugés culturels et d’un silence tacite qui ont de lourdes conséquences sur la participation des femmes à la vie sociale, leur place dans la société et leur estime personnelle.

Prédire l’avenir du travail

Simeon Djankov's picture
Adivinar el futuro del trabajo
« J’aime le travail, il m’exalte », affirmait Jerome K. Jerome. « Je resterais des heures à le contempler. » Nous sommes d’accord avec l’auteur de Trois hommes dans un bateau, un roman qui a tellement séduit l’Angleterre en cette fin d’époque victorienne que, dans les douze mois qui ont suivi sa parution, le nombre de bateaux sur la Tamise avait doublé.

Nous aussi, nous aimons le travail et nous comptons bien que cette ardeur fera naître une adulation digne du grand Jérôme ! Les premiers retours sont encourageants : alors qu’il n’est pas encore finalisé, notre rapport a déjà été téléchargé plus de 20 000 fois… Pour découvrir par vous-mêmes ce qui fait son succès, cliquez ici (a).

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