Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Monde

Harcèlement sexuel : où en sommes-nous en matière de protection juridique des femmes ?

Paula Tavares's picture
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Women abused in her home holding her hand up. Stop sexual harassment against women. Violence and abuse in family relations. © Fure/Shutterstock.com


Le mouvement #MeToo a changé notre perception du harcèlement sexuel et, espérons-le, la manière dont nous y faisons face. Les femmes subissent depuis trop longtemps ce type de violence qui étouffe leur voix et compromet leur capacité à agir et à prendre pleinement part à la société et à l’économie.

On ne manque pas de données sur le coût du harcèlement sexuel pour les entreprises (actions en justice, perte de temps de travail et perte d’activité). Mais le harcèlement sexuel a également des effets néfastes sur les opportunités économiques des femmes. Par exemple, faute de possibilité de recours, les femmes ne portent pas plainte mais, comme elles l’indiquent souvent, n’ont d’autre choix que de démissionner. Parfois, elles doivent alors tout recommencer, et ne peuvent donc pas espérer d’augmentations de salaire ni d’évolutions de carrière, ou de revenu potentiel. Or, de nombreux pays n’offrent encore aucune protection juridique contre ce type de violence très répandue.

Une nouvelle publication livre une analyse des tendances mondiales et régionales en matière de protection juridique des femmes contre les violences familiales et le harcèlement sexuel.

Vers une économie interconnectée et inclusive

Jim Yong Kim's picture
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L'automatisation ou robotisation éveille notre imagination, mais simultanément notre inquiétude grandit quant au très grand nombre d’emplois qui seraient menacés de disparition rapide.

Les technologies disruptives peuvent aussi générer de nouvelles formes d’emplois, comme en témoigne la version provisoire de l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde. La publication en préparation, intitulée The Changing Nature of Work, souligne que la robotisation a entraîné plus de créations que de suppressions d’emplois au XXe siècle. Cette capacité de la technologie à radicalement bouleverser nos modes de vie, de travail et d’organisation est au cœur des questionnements du Groupe de la Banque mondiale : comment faire évoluer les compétences et les savoirs d’aujourd’hui pour créer les emplois de demain ?

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
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Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

Le big data et l’internet des objets au service de la lutte contre la pauvreté

Jim Yong Kim's picture


Un monde où nous n’aurons plus besoin de route, où les machines combleront tous nos besoins, où un médecin pourra remplacer un cœur humain avec une greffe imprimée en 3D… Cet avenir fantastique et fantasmé se rapproche de plus en plus vite.  

Alors que les smartphones se généralisent même dans les pays les plus pauvres, nous sommes aujourd’hui au seuil d’une nouvelle époque, d’une nouvelle ère où la technologie apportera des solutions à certains des plus grands défis du monde. 

La pauvreté en fera-t-elle partie ?  

Une nouvelle publication qui démystifie les technologies d’identification numérique

Luda Bujoreanu's picture
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Alors que plus de 1,1 milliard d’individus dans le monde ne possèdent pas de document officiel d’identité, on assiste aujourd’hui à la maturation rapide d’un grand nombre de technologies qui, du fait de leur coût de plus en plus abordable, pourraient permettre aux pays de sauter l’étape des « papiers » d’identité pour accéder directement à l’ère du numérique. Mais cette profusion de solutions technologiques n’est pas sans inconvénient : il devient difficile de rester au fait de l’évolution des diverses technologies disponibles. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale vient de publier un nouveau rapport offrant un panorama des tendances actuelles et émergentes en matière d’identité numérique.

Face au foisonnement d’informations disponibles, le nouveau rapport dresse un tableau synthétique des technologies d’identification numérique, bien établies ou émergentes, pour permettre au lecteur de mieux comprendre leurs modalités de fonctionnement et d’identifier les choix les plus appropriés à chaque stade du processus. Les auteurs présentent aussi les principales difficultés que chaque technologie est en mesure ou non de résoudre, et les tendances essentielles à connaître.

Quel est le coût d’un emploi créé ?

David Robalino's picture
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Un investissement de 10 millions de dollars permet de créer à peine quelques centaines d’emplois directs. / Photo : Nugroho Nurdikiawan Sunjoyo / Banque mondiale (Yogyakarta, Indonésie)


La création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité est au cœur des activités de la Banque mondiale, et c’est aussi l’objectif de la quasi-totalité des pays, qu’ils soient développés ou en développement. Mais bien souvent, le débat se focalise sur le coût et l’efficacité des programmes et projets de création d’emplois.
 
J’ai récemment participé à une discussion portant sur un projet de développement visant à créer des emplois. L’un des intervenants était opposé à ce projet, jugeant trop élevé le coût par emploi créé : « plus de 20 000 dollars par emploi », un chiffre qu’il comparait aux coûts nettement plus faibles (de 500 à 3 000 dollars) qui sont généralement associés aux programmes actifs du marché du travail (formation, aide à la recherche d’emploi, subventions salariales ou grands travaux publics).
 
Mais quelle réalité se cache derrière ces chiffres ?

L’impôt au service des ODD

Jan Walliser's picture
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Groupe de la Banque mondiale


La fiscalité joue un rôle clé dans la mobilisation et l’affectation des ressources intérieures nécessaires à la fourniture de services publics essentiels et, plus largement, à l’atteinte des objectifs de développement des gouvernements.

L’évasion fiscale et les paradis fiscaux ont fait la une des journaux dernièrement. Si ces phénomènes constituent un réel obstacle à la justice fiscale, elles ne doivent pas occulter l’énorme travail qu’il faut entreprendre pour aider les pays à améliorer leurs politiques fiscales, et pour que celles-ci soient appliquées efficacement par une administration structurée et compétente.

Taxation des richesses : vers de nouvelles règles du jeu

Jim Brumby's picture
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L’ampleur croissante des inégalités de revenu est un problème crucial dans de nombreux pays, comme l’a récemment souligné le FMI dans son Moniteur des finances publiques. Pourtant, la richesse est encore plus inégalement répartie que le revenu, ainsi que le montre le schéma qui suit.
 



Malgré la fameuse proposition (a) de Thomas Piketty — instaurer une taxe généralisée de 2 % sur le patrimoine des plus riches — il n’existe que très peu de taxes visant explicitement la richesse, que ce soit dans les économies développées ou émergentes. D’ailleurs, entre 1985 et 2007, le nombre de pays de l’OCDE taxant la richesse est tombé de douze à quatre. Et dans bien des cas, ces mécanismes étaient et sont toujours assez peu efficaces. Les pays en développement ne prévoient que très rarement une taxe sur le patrimoine et l’Inde a purement et supprimé la taxe existante de son dernier budget national.

Doing Business suscite des critiques erronées

Shanta Devarajan's picture
J’accepte volontiers les critiques et les commentaires à propos du rapport Doing Business — et, au demeurant, au sujet de tout autre produit de données ou de recherche de la Banque mondiale. Les récents billets de Justin Sandefur et Divyanshi Wadhwa sur les travaux de Doing Business consacrés au Chili et à l’Inde ne me paraissent toutefois ni instructifs ni utiles. En 2013, les auteurs d’une évaluation externe de Doing Business avaient recommandé, entre autres, d’élargir la gamme d’indicateurs pour mieux faire apparaître les obstacles entravant l’activité des entrepreneurs et accroître l’exhaustivité de Doing Business comme outil de comparaison au profit de la réglementation des entreprises. En conséquence, des indicateurs portant sur les différences entre les sexes, la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et le « commerce transfrontalier » ont été soit ajoutés à la série d’indicateurs existants, soit sensiblement remaniés. Ces modifications ont été adoptées à l’issue de vastes consultations avec des universitaires et des représentants des autorités nationale ainsi qu’avec des membres du personnel, de la direction et du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale. En raison de ces importants changements de méthodologie, nous avons déconseillé de comparer les classements au cours de l’année de la révision : un tel exercice serait revenu à comparer des pommes et des oranges. En outre, il aurait été impossible de comparer la même batterie d’indicateurs sur une période de deux ans, car les données nécessaires n’existaient tout simplement pas. Avant 2015, par exemple, la série d’indicateurs de Doing Business portant sur le commerce transfrontalier évaluait entre autres la quantité de pièces justificatives nécessaires pour satisfaire aux contrôles douaniers. Ce type d’information n’étant plus inclus dans la série d’indicateurs, les données correspondantes ne sont plus recueillies.

Ces questions qui me taraudent

Jim Yong Kim's picture
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Des villageois visitent l’école Anando à Kashadaha (Bangladesh). © Dominic Chavez/Banque mondiale


Pour la première fois depuis la crise financière, l’économie mondiale a de bonnes chances de tourner à plein régime ou presque en 2018, comme nous l’avons indiqué dans notre dernière édition des Perspectives économiques mondiales

Le retour de la croissance mondiale est une bonne nouvelle pour le combat que nous menons contre la pauvreté et en faveur d’une prospérité partagée dans le monde entier. Reste que je nourris des inquiétudes lancinantes face à un certain nombre de processus à l’œuvre.

En premier lieu, on assiste à travers le monde à une montée des aspirations individuelles. Il faut se réjouir de cet essor des aspirations. Conjuguées aux opportunités, elles peuvent insuffler du dynamisme et donner lieu à une croissance économique durable et solidaire. Mais je crains, comme semblent l’indiquer les travaux de recherche, que les attentes frustrées de leurs populations n’entraînent les pays sur la voie de la fragilité, des conflits, de l’extrémisme et de la migration.

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