Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

Et si… nous pouvions aider les villes à mieux planifier un avenir décarboné ?

Stephen Hammer's picture
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Outil CURB Action climatique pour un développement urbain durable

Si le changement climatique était un puzzle, les villes seraient une pièce centrale du jeu. Ce constat a été corroboré par plus de 100 pays qui, dans leurs plans nationaux d’action climatique (les fameux engagements de contributions nationales ou INDC) soumis à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 2015, ont fait des villes un pilier majeur de leurs stratégies de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES).

Depuis la signature de l’accord de Paris, ils s’emploient à passer à la vitesse supérieure afin de traduire en mesures concrètes ces plans d’action. Dans ce contexte, on peut imaginer combien il serait utile de disposer d’une solution efficace et rentable qui aide les villes du monde entier, dans les pays développés comme dans les pays en développement, à s’engager sur une trajectoire de croissance sobre en carbone.

Djibouti, point de convergence entre déplacements forcés et migrations

Varalakshmi Vemuru's picture
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À la veille de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la gestion des flux massifs de réfugiés et de migrants, je voudrais apporter un témoignage de ce qui se passe sur le terrain. En l’occurrence à Djibouti. Dans le cadre des préparatifs d’un projet de développement (a) visant à faire face aux conséquences des déplacements de population, je me suis rendue dans le camp d’Ali-Addeh. Situé dans la région d’Ali-Sabieh, ce camp accueille depuis plus de 20 ans des réfugiés, somaliens pour la plupart. J’ai ensuite visité la ville d’Obock, destination de nombreux migrants de la Corne de l’Afrique, ainsi que le camp de Markazi où affluent des Yéménites depuis la crise de 2015.

Ce passage par le camp d’Ali-Addeh nous a fait toucher du doigt deux réalités frappantes. Premièrement, les épisodes de sécheresse à répétition ont entraîné une érosion du cheptel détenu par les communautés pastorales d’accueil, qui se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de dénuement pire que celle des réfugiés du camp. Une femme réfugiée nous a d’ailleurs affirmé, tandis qu’elle ramassait du bois, que ces populations locales avaient besoin d’une aide d’urgence pour assurer leur développement
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM, à Obock (photo : Benjamin Burckhart)
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM,
à Obock (photo : Benjamin Burckhart)

Deuxièmement, et ce constat concerne les populations réfugiées comme les communautés hôtes, nous avons été frappés par l’absence quasi totale des jeunes de 16 à 30 ans des deux sexes. En discutant avec les uns et les autres, nous avons compris que faute de débouchés suffisants sur place, cette jeunesse préfère partir vers la capitale en quête de petits boulots informels et mal payés. Bon nombre d’entre eux viennent s’échouer dans le quartier de Balbala, un bidonville aux portes de Djibouti. Sans moyens et sans véritables compétences, ils sont encore plus vulnérables qu’avant. Certains ont bien entendu poussé jusqu’à Obock pour chercher à s’expatrier au Moyen-Orient et en Europe.

Arrivés dans cette ville, nous avons été confrontés à une autre réalité, tout aussi brutale, mais qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la Corne de l’Afrique : en 2015, pratiquement 100 000 personnes venues de différents pays de la région ou ayant transité par des camps de réfugiés ont risqué leur vie dans des conditions particulièrement difficiles, menacées par une déshydratation mortelle, pour atteindre d’Obock. Car cette ville du littoral est considérée comme la porte d’entrée vers le Moyen-Orient, à commencer par le pays le plus proche : le Yémen.

Préparer ses vieux jours : comment développer les systèmes de retraite

Gloria M. Grandolini's picture
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Un jeune enfant dans les bras de son grand-père

Alors que d’aucuns s’emploient activement à retarder les effets de l’âge, le vieillissement démographique est un phénomène inévitable, prévisible et auquel les États peuvent se préparer.
Au fur et à mesure que les pays en développement s’enrichiront, leurs habitants vivront plus longtemps et, espérons-le, en meilleure santé.
 

Pourquoi il faut évaluer les compétences en lecture à un âge précoce

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Écolier au Malawi.
Écolier au Malawi.


Il faut savoir lire pour travailler, mais aussi communiquer, suivre des indications, prendre des médicaments... Or, un adulte sur sept dans le monde est analphabète, plus de 250 millions d’enfants en âge d’aller à l’école ne savent pas lire et près de 57 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.

Sommet de la jeunesse 2016 : le Groupe de la Banque mondiale invite les jeunes à repenser l’éducation au 21e siècle

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Sommet de la jeunesse 2016 Groupe de la Banque mondiale



L’éducation nous dote des compétences et des outils dont nous avons besoin pour affronter le monde. Elle constitue un élément indispensable au développement d’un individu et plus généralement de toute société. Selon l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), chaque année d’études supplémentaires peut augmenter les revenus d’un individu de 10 % en moyenne dans les pays pauvres.

C’est le thème de l’éducation qui a été choisi pour l’édition 2016 du Sommet de la jeunesse, une manifestation lancée par le Groupe de la Banque mondiale en 2013 afin d’offrir une tribune aux préoccupations des jeunes et leur donner les moyens de promouvoir leurs idées sur le développement. Les jeunes seront invités à dialoguer et partager leurs points de vue avec des experts de la communauté internationale du développement, des acteurs du secteur privé, des représentants des pouvoirs publics et des membres du monde universitaire.

Sommet de la jeunesse 2016 : « Repenser l’éducation au 21e siècle », 14-15 novembre 2016, 8 h-18 h, au siège de la Banque mondiale à Washington.

Des initiatives importantes pour cartographier les plateformes technologiques en Afrique et ailleurs dans le monde

Rachel Firestone's picture
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Tandis que la Banque mondiale publie les derniers résultats de son initiative de localisation des plateformes technologiques en Afrique, nous souhaitons revenir sur les raisons d’un tel exercice et mettre en lumière comment il s’intègre aux autres efforts entrepris sur la scène de l’innovation.
 
Nous avons commencé à recenser les plateformes et incubateurs technologiques en Afrique en 2014, en nous attachant plus particulièrement à suivre le développement des initiatives lancées en faveur de l’entrepreneuriat numérique.
 
Ce travail vise à mettre en évidence la présence d’entrepreneurs du numérique en Afrique ainsi que leurs interactions potentielles, tout en contribuant à la réalisation du double objectif que s’est fixé la Banque mondiale, à savoir mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Cet exercice fournit des données utiles pour mieux comprendre la relation entre innovation, entrepreneuriat, création d’emplois et moyens de subsistance durables. 

Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

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© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.

Déplacement forcé : Comment les acteurs du développement peuvent-ils venir en aide aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil ?

Varalakshmi Vemuru's picture
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On nous donne à voir chaque jour l’entreprise désespérée de populations qui cherchent à fuir leurs conditions de vie et leur pays, en défiant une adversité impitoyable et perfide. Ces mouvements sans précédent dans le monde sont avant tout le résultat de :
  • Déplacement forcé, du fait de guerres, de conflits et de persécutions ;
  • Migration involontaire, en raison de la pauvreté, de l’amenuisement des moyens de subsistance, du changement climatique qui a entraîné la destruction et la dégradation des systèmes d’entretien de la vie ;
  • Migration volontaire d’esprits indomptables incapables de se résigner au statu quo et qui recherchent de meilleures opportunités économiques et sociales.
 
Pour mieux comprendre les déplacements forcés, j’ai dirigé une équipe composée à la fois de membres de la Banque mondiale et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui ont travaillé à la rédaction du rapport Forced Displacement and Mixed Migration (a) concernant la corne de l’Afrique. Cette région, où le nombre d’habitants est estimé à 242 millions, comprend huit pays : Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et l’Ouganda. Plus de 9,5 millions de personnes déplacées vivent sur ce territoire, dont plus de 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et près de 3 millions de réfugiés.
 
Les migrations qui s’effectuent au sein de la corne de l’Afrique et en dehors relèvent de facteurs naturels et humains, comme le changement climatique, la dégradation de l’environnement, et bien entendu, les conflits.
 
Notre étude vient renforcer l’idée d’un déplacement forcé régional, contrecoup manifeste d’un contexte violent et de l’insécurité qui règne au sein d’un pays. Le conflit au Soudan du Sud, par exemple, et ses épisodes de violence ont entraîné une hausse du nombre de réfugiés en Ouganda, en Éthiopie, au Kenya et au Soudan.

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