Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Monde

Résultats de l’enquête TIMSS 2015 sur le niveau des élèves en maths et sciences : les points à retenir

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Les pays qui se distinguent favorablement dans l’enquête TIMSS accordent une attention particulière à la qualité de leurs enseignants. (Photo : Dominic Chavez, Banque mondiale)

Le 29 novembre dernier, l’IEA (a) a publié les derniers résultats de son enquête internationale sur le niveau des élèves en mathématiques et en sciences. La cuvée 2015 de l’étude TIMSS (pour « Trends in International Mathematics and Science Study ») a concerné plus de 600 000 élèves issus de 60 pays à travers le monde, en fin de quatrième et huitième années du cursus scolaire et en dernière année du cycle secondaire.

Dans les semaines et les mois à venir, les résultats seront passés au crible et un travail de recherche sera effectué pour expliquer les performances de divers pays. En attendant, voici neuf points qui me paraissent essentiels...

De meilleures données sur les projets d’infrastructure pour encourager l’investissement privé dans les pays émergents

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Nous vivons dans un monde interconnecté où les données occupent une place de plus en plus importante. Les investisseurs n’échappent pas à cette tendance, qui s’appuient toujours plus sur des données précises pour savoir où, quand et comment investir.

Comme je l’ai évoqué dans un récent billet, face au manque de données sur les marchés émergents, on assiste à la multiplication de plateformes commerciales qui s’efforcent de réunir des informations sur les projets d’infrastructure dans ces pays. Ces plateformes, à l’instar d’autres bases de données spécialisées, ont pour objectif de cartographier les marchés et de permettre aux investisseurs de localiser des projets prêts à recevoir des investissements et offrant de bonnes perspectives de rentabilité. 

Agir ensemble pour relever les défis du développement du 21e siècle

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Avec l'IDA, la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée


J’ai eu la chance d’assister récemment à la réalisation en direct d’une fresque retraçant l’histoire de l’IDA. Cette œuvre d’art vient donner vie aux nombreuses transformations que le monde a connues depuis la création, en 1960, du fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres : de la Révolution verte qui a sauvé l’Asie du Sud d’une famine généralisée dans les années 70 au protocole de Montréal pour protéger la couche d’ozone, en passant par la reconstruction des maisons et des écoles après le séisme qui a dévasté Haïti en 2010.

Le psychologue Steven Pinker explique pourquoi nous sommes incapables de voir les progrès de l’humanité

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Données statistiques à l’appui, Steven Pinker brosse un tableau encourageant de notre époque, qui serait le fruit selon lui de plusieurs siècles de révolution humaniste. « L’espèce humaine a un passé violent », a affirmé le célèbre psychologue de Harvard lors de son passage à la Banque mondiale, mais notre monde n’a jamais été aussi peu violent qu’aujourd’hui. L’auteur du bestseller The Better Angels of our Nature: Why Violence Has Declined (2011) s’est appliqué à en apporter la preuve, graphique après graphique.

Toutes les activités de la Banque mondiale dans le secteur de l’éducation sur une seule carte

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La Banque mondiale produit chaque année une mine d’informations utiles sur l’état de l’éducation dans le monde. Ces informations relèvent d’une grande variété de contenus : documents d’évaluation de projet, évaluations d’impact, fiches de résultats, données générales sur les pays, etc. Mais elles sont souvent trop vastes et disséminées pour qu’on puisse les exploiter. C’est la raison pour laquelle la Banque a créé un outil baptisé en anglais Smarter Education Systems (a), qui permet d’accéder facilement à ces données, de les rendre plus lisibles et d’effectuer des recherches. Cet outil montre comment l’institution aide les pays à atteindre les objectifs de l’apprentissage pour tous par le biais de ses financements (prêts, dons et autres) mais aussi par la production de connaissances (travaux de recherche, publications, etc.).

Quelles sont les destinations favorites des talents internationaux ?

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Une nouvelle étude de la Banque mondiale estime que 28 millions de migrants très qualifiés résidaient en 2010 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit une hausse de pratiquement 130 % depuis 1990. À eux seuls, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie attirent près de 70 % de ces flux.
 

Ces 25 dernières années, les inégalités se sont fortement creusées au sein des pays avant d’enregistrer un repli récent

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Voici le premier d’une série de trois billets sur les dernières tendances des inégalités au niveau national.

Depuis quelque temps, les inégalités figurent en bonne place dans le débat public. Les médias mettent en avant une hausse des revenus des plus riches, de nombreux livres sont consacrés à ce sujet et de nombreux travaux de recherche tentent de prendre la mesure de l’évolution de la nature et de l’ampleur des inégalités. La plupart des études sont axées sur les inégalités au sein des pays. C’est logique, car c’est à ce niveau qu’opèrent la plupart des politiques publiques. Malgré l’attention suscitée par cette question, un problème subsiste, celui de la qualité des données. Les enquêtes auprès des ménages, effectuées par les autorités nationales dans les différents pays, constituent la source la plus facilement disponible pour ce qui est des données sur les inégalités. Mais il est extrêmement difficile de compiler et d’harmoniser ces enquêtes qui émanent de différents pays car les données ne sont pas toujours recueillies de manière uniforme ou à la même fréquence. Par ailleurs, ces enquêtes ne parviennent pas généralement à rendre compte de la tranche supérieure de la répartition des revenus. Mais nous reviendrons sur ce point plus en détail dans un prochain billet. 

Entre Jim Yong Kim et Paul Romer, une conversation à bâtons rompus sur le développement

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Perspectives pour le programme mondial de développement : une conversation entre Jim Yong Kim et l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer



Avant le début officiel et le rush des Assemblées annuelles, Jim Yong Kim et Paul Romer, le nouvel économiste en chef de la Banque mondiale, se sont retrouvés sous les projecteurs pour une conversation à bâtons rompus sur les enjeux du développement aujourd’hui. Pendant une heure, les deux hommes ont échangé leur point de vue sur les grandes menaces qui pèsent sur le monde, mais aussi sur les moyens qui permettraient d’y faire face. Les objectifs de développement sont ambitieux, et, pour les atteindre, il faudra faire preuve de créativité et d’innovation.

Jim Yong Kim et Paul Romer ont évoqué, entre autres thèmes, l’effet de l’automatisation sur l’emploi, l’importance de doter la population de compétences autres que techniques (humaines, sociales, relationnelles, etc.) ou encore la nécessité d’améliorer l’image de la recherche pratique sur le développement. Leur conversation, traduite simultanément en français, espagnol et arabe, a été diffusée en direct sur Banque mondiale Live.
 
Leur complicité intellectuelle est vite apparue évidente.
 
« Quand Paul a passé son entretien avec moi, celui-ci était censé durer entre 35 et 45 minutes. Finalement, de fil en aiguille, nous avons parlé pendant plus de deux heures. C’est comme ça que l’idée de cette conversation en public nous est venue à l’esprit », a raconté le président du Groupe de la Banque mondiale.

Jim Yong Kim a interrogé l’économiste en chef sur les « vents contraires » qui soufflent sur les pays en développement, le potentiel de croissance de l’Afrique, les besoins d’investissement dans le capital humain, et, surtout, il a voulu savoir en quoi pouvait consister, dans ces circonstances, le rôle du Groupe de la Banque mondiale. Mais, pour entrer dans le vif du sujet, le président du Groupe de la Banque mondiale a entamé la conversation par cette question : « Paul, pourquoi avez-vous accepté ce poste ? ».

Jim Yong Kim : « Nous devons rendre la croissance plus équitable »

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Financement, innovation et créativité : dans un discours prononcé à la veille des Assemblées annuelles, Jim Yong Kim a insisté sur la nécessité de relancer la dynamique qui permettra de faire face aux nombreux défis auxquels le monde est confronté et sur le rôle essentiel qui incombe au Groupe de la Banque mondiale.

Certes, l’extrême pauvreté recule rapidement et les revenus des 40 % les plus pauvres de la population s’améliorent, mais « les progrès sont encore trop lents », et les inégalités trop fortes, a souligné le président Jim Yong Kim.
« Nous devons rendre la croissance plus équitable », a-t-il déclaré dans son allocution à la Brookings Institution, l’un des plus principaux think tanks de Washington.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale cité par le président Kim, les inégalités de revenu ont globalement baissé entre les nations et au sein de la population, mais leur niveau est tel qu’elles « entravent encore la croissance et engendrent de l’instabilité ».

Le monde doit faire face aujourd’hui à une croissance basse, aux mutations technologiques et au changement climatique. À l’horizon 2030, a rappelé Jim Yong Kim, « près de la moitié des populations extrêmement pauvres vivront dans des pays fragiles et touchés par des conflits », tandis que « dans les pays émergents et à faible revenu, on estime que le déficit annuel de financement des infrastructures s’élève à 1 500 milliards de dollars ».

« Force est de constater que nos activités n’ont pas atteint une envergure suffisante pour avoir l’impact nécessaire sur la croissance des pays en développement », a reconnu le président du Groupe de la Banque mondiale. Et d’ajouter : « Nous nous trouvons dans une période peu ordinaire. Nous ne pouvons donc pas nous contenter de mesures ordinaires ».

Comparer les pratiques de partenariat public-privé à travers le monde : un exercice indispensable pour améliorer le développement des infrastructures

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Il est largement admis qu’une bonne préparation, un bon processus de passation de marché et unebonne mise en œuvre des partenariats public-privé (PPP) sont essentiels pour que le secteur privéapporte un financement ou son savoir-faire, mais aussi pour que ce type de projet soit rentable. 

Cependant, jusqu’ici, on ne recueillait pas systématiquement des données pour mesurer ces aspects. La situation devrait évoluer grâce à la récente publication d’un rapport du Groupe de laBanque mondiale intitulé Benchmarking PPP Procurement 2017 (a), qui compile et présentedes informations comparables en analysant le cadre régissant les PPP dans 82 pays. Cerapport examine les pratiques dans quatre domaines : la préparation du projet, la passation dumarché, la gestion du contrat et la gestion des offres non sollicitées. Il s’appuie sur une étude de cas(un projet de transport routier) pour comparer les cadres de réglementation nationaux et détaille lesdifférents dispositifs qui existaient fin mars 2016, en calculant un score pour chacun des aspectsconsidérés.  

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