Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Les menstruations, source d’absentéisme scolaire dans le monde

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Élève dans une école primaire de Freetown, Sierra Leone. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, en Afrique subsaharienne, une fille sur dix ne va pas à l’école pendant son cycle menstruel, ce qui correspond, d’après certaines estimations, à 20 % du temps scolaire perdu sur une année.

Nombre de filles abandonnent complètement l’école lorsqu’elles sont réglées. Serait-ce par manque d’installations, d’informations ou de produits d'hygiène que les jeunes filles perdraient 20 % de leur temps scolaire par an ?
 

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

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Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

Comment éviter la déscolarisation des adolescentes ? Une série en trois parties

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Dans le cadre de travaux que nous menons en Zambie et au Malawi, on m’a demandé de compiler un résumé des interventions qui permettent d’améliorer la scolarisation des adolescentes. J’ai pensé qu’il pourrait être utile de le publier ici et comme cette note de synthèse fera in fine plus de 2 500 mots, j’ai décidé de la publier en trois parties. Voici la première, qui s’intéresse à l’amélioration de la rentabilité de l’éducation pour les femmes.

Les disparités entre garçons et filles dans le primaire ont disparu dans presque tous les pays. Dans le secondaire, les écarts se comblent rapidement et la situation s’est même inversée dans de nombreux pays, en particulier en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie de l’Est, et ce sont maintenant les garçons et les jeunes hommes qui affichent des taux de scolarisation moins élevés. Cependant, malgré les progrès accomplis de manière générale, les taux de scolarisation primaire et secondaire des filles restent bien inférieurs à ceux des garçons dans les populations défavorisées de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie du Sud (Banque mondiale, 2012). L’une des idées-forces du Rapport sur le développement dans le monde : Égalité des genres et développement est que l’essentiel de ces progrès ont été possibles lorsque la levée d’un seul obstacle a suffi à réaliser de grandes avancées. On y est parvenu dans trois domaines : premièrement, l’amélioration de la rentabilité de l’éducation pour les femmes, deuxièmement, la levée des obstacles institutionnels et, troisièmement, l’accroissement du revenu des ménages. Dans cette note de synthèse, nous résumons les données existantes dans ces trois domaines et en tirons des conclusions pour la politique publique.

Mesurer le coût économique du mariage des enfants

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Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Le 22 juillet, le gouvernement britannique et l’UNICEF ont organisé conjointement le premier Girl Summit (a), une conférence qui vise à mobiliser les efforts de lutte contre les mariages précoces et forcés, ainsi que contre les mutilations sexuelles féminines. D’après un rapport de 2013 de l’UNICEF, 30 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales au cours de la prochaine décennie. De récents rapports publiés par l’UNFPA (a) et l’UNICEF (a) indiquent que plus d’un tiers des filles sont mariées avant qu’elles aient 18 ans.

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