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Caroline Anstey

La fin des inégalités pour les femmes entrepreneurs

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femme entrepreneur

Que faut-il faire pour que le monde se réveille et réalise les avantages qu’il y a à soutenir l’entrepreneuriat féminin dans les pays en développement ?

Légende photo : Une femme travaille dans un petit magasin au Ghana, par Arne Hoel

S’il vous semble bizarre de poser cette question au XXIe siècle, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous savons que les femmes représentent près de la moitié de la population active mondiale. De plus, nous savons que, dans les économies en développement, les petites et moyennes entreprises sont dirigées, pour 30-40 % d’entre elles, par des femmes.

Or au moins 9 entreprises sur 10 détenues par une femme n’ont pas accès à des prêts. Imaginez ce que peut ressentir une femme qui a monté une petite affaire dans un pays en développement : elle compte un bon nombre de clients et a élaboré une stratégie pour développer son activité, mais elle ne peut pas obtenir de prêt. Ce n’est pas un cas isolé, mais une réalité pour beaucoup de femmes dans le monde en développement. Et le sentiment de frustration qu’éprouvent ces femmes rappelle fortement celui que l’on décèle encore chez leurs sœurs plus âgées des pays riches quand elles racontent qu’il y a trente ans, elles se voyaient refuser les prêts immobiliers bien qu’elles disposaient d’un revenu garanti. 

L’importance des données et de la remontée d’information pour le développement

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Il suffit de jeter un coup d’œil rapide au site web de la Banque mondiale pour constater la place qu’elle accorde à l’accessibilité et au partage des données dans le développement.

Ajoutez-y les approches innovantes à base de SMS dont se servent les groupes de réflexion, les organisations de la société civile ou les fondations, et vous comprendrez très vite tout l’intérêt que présente la technologie pour accroître l’efficacité des actions de développement, qu’il s’agisse de cartographier les résultats, de tirer parti des contributions des internautes, de recueillir l’avis des bénéficiaires ou encore de libéraliser l’accès aux données.

Et ce d’autant plus qu’en se développant la technologie devient moins chère et que nous n’avons encore appréhendé qu’une partie infime de son potentiel.