Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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catastrophes

Agriculture 2.0, ou comment l’Internet des objets peut révolutionner les pratiques agricoles

Hyea Won Lee's picture
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Nguyen Van Khuyen (à droite) et To Hoai Thuong (à gauche). Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale



L’année dernière, nous mettions un coup de projecteur sur des agriculteurs vietnamiens dans le delta du Mékong, en mettant en lumière comment ils tentaient de s’adapter au changement climatique. Nous avions rencontré deux éleveurs de crevettes : Nguyen Van Khuyen, qui avait perdu toute sa production en raison d’une trop forte salinité de l’eau, due à une sécheresse extrême, et To Hoai Thuong, qui était parvenu à maintenir son niveau de production grâce à des apports en eau douce. Supposons maintenant que, cette année, où la sécheresse persiste, Nguyen Van Khuyen puise lui aussi dans sa réserve d’eau douce. C’est une bonne décision, mais dont la mise en œuvre n’est pas évidente. Par exemple, où devrait-il apporter de l’eau douce, et en quelle quantité ? À quelle fréquence devrait-il tester la salinité de l’eau ? Et comment faire lorsqu’il doit s’absenter ?

L’assurance indicielle participe aux efforts de développement là où le besoin se fait le plus sentir

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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Image : Dasan Bobo, Banque mondiale

De nombreuses populations de la planète sont vulnérables aux chocs climatiques : sécheresses, inondations, pluies irrégulières, catastrophes naturelles, etc. Pour les pays, villes et communautés concernés, l’assurance indicielle est un outil essentiel de gestion des risques qui permet aux victimes de ces chocs de continuer à bénéficier de financements et de renforcer leur résilience contre les risques futurs (a).
 
Le principe de l’assurance indicielle (ou « paramétrique ») consiste à verser des indemnités selon un indice prédéfini pour compenser la perte d’actifs et d’investissements résultant de phénomènes météorologiques ou d’autres catastrophes naturelles. L’assurance traditionnelle, en revanche, repose sur l’évaluation des dommages effectifs. 

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

Frederico Pedroso's picture
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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

Mieux se préparer aux catastrophes pour préserver des vies et des économies

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Le cyclone tropical Pam, tempête de catégorie 5, a dévasté l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars. © UNICEF
Le cyclone tropical Pam, a frappé l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars.
 © UNICEF

SENDAI (Japon) – Des vies en danger et des économies menacées, c’est ce à quoi nous nous exposons sans une meilleure préparation aux catastrophes, quelles qu’elles soient : séismes et tsunamis, épisodes météorologiques extrêmes ou pandémies. Sans compter que nous ruinerons aussi toute chance de devenir la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté.
 
Il y a tout juste quelques jours, le cyclone tropical Pam est venu nous rappeler combien nous sommes vulnérables aux catastrophes. Ce cyclone, l’un des plus puissants à avoir touché le Pacifique, a ravagé l’archipel de Vanuatu et aurait gravement endommagé 90 % des habitations de sa capitale, Port-Vila. Je me trouvais alors à Sendai pour assister à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (a), qui se déroulait elle-même quelques jours seulement après le quatrième anniversaire du tremblement de terre de 2011 au Japon. Ce séisme et le tsunami qu’il a déclenché ont fait plus de 15 000 morts et provoqué des dommages estimés à 300 milliards de dollars.

Face à la montée des eaux, la communauté internationale fait du surplace

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19e conférence des Parties (COP19) à Varsovie, Pologne

Samedi soir dernier, les négociations climatiques se sont achevées sur fond de lassitude et de bilan mitigé : si les délégations réunies à Varsovie pour la 19e conférence des Parties (COP19) n’ont guère été enclines à prendre des engagements financiers fermes ni à promettre des mesures ambitieuses, elles sont parvenues à entretenir l’espoir d’un accord à l’horizon 2015.

État des lieux à Haïti et enjeu de la résilience aux catastrophes

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Rachel Kyte à Haïti pour évalier les enjeux de la résilience aux catastrophes. Photo: PNUD Haïti Depuis le haut d’un bâtiment abandonné, sur une base aérienne désaffectée, nous surplombons les environs. Sur la droite, une mer de cabanes miséreuses, serrées les unes contre les autres. Sur la gauche, une étendue de béton fissuré, avec, de-ci de-là, une cabane isolée.

Cette zone à gauche qui est en train de se vider est le résultat d’efforts fructueux. Plus de trois ans après le terrible séisme qui a dévasté une grande partie de Port-au-Prince, à Haïti, des aides locatives ont permis aux familles de quitter rapidement les camps pour de vrais logements.

À proximité de l’épicentre du séisme au Japon, un nouvel élan pour « rendre le monde plus sûr »

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Sur une plaine côtière à proximité de Sendai, au Japon, s’élève un symbole de survie.

L’école de quatre étages était le bâtiment le plus haut du quartier. Avant la catastrophe, les enfants de cette localité de 980 habitations jouaient et allaient à l’école. Aujourd’hui, il ne reste plus que les ruines des fondations en béton. Le 11 mars 2011, plus de 300 personnes se sont réfugiées sur le toit de l’école primaire d’Arahama et ont survécu au gigantesque tsunami qui a frappé les côtes japonaises. Pour Takao Kawamura, le principal de l’école, ce jour-là, des vies ont pu être sauvées grâce aux exercices d’évacuation effectuées auparavant et au niveau de préparation de l’école et de la population.

L’histoire de cette école a trouvé un écho lors du Dialogue de Sendai (a), le 10 octobre, à l’occasion duquel des dirigeants, des experts des situations d’urgence et des spécialistes du développement ont débattu des moyens de mieux se préparer aux catastrophes dans un monde où les risques ne cessent d’augmenter et où le nombre de catastrophes a doublé en 30 ans.

TEDxSendai, un condensé de témoignages et d’idées pour mieux résister aux catastrophes

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SENDAI (JAPON) | Lorsqu’une catastrophe naturelle survient, c’est dans les liens qui ont été tissés au sein de la population que les survivants trouvent la force de se reconstruire. La clé du relèvement réside donc dans la résilience des communautés, et les pouvoirs publics (de même que les autres acteurs concernés) doivent non seulement pourvoir aux ressources nécessaires habituelles mais aussi instiller cette résilience dans le tissu social.

Tel est le message qu’ont voulu relayer plusieurs intervenants lors de la conférence TEDxSendai (a) consacrée aux catastrophes naturelles et organisée dans la plus grande agglomération de la région de Tohoku, durement éprouvée par le séisme et le tsunami de mars 2011.

Une visite impromptue du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, est venue couronner ces trois heures de dialogue. Il a affirmé sa confiance dans « la possibilité d’instaurer des systèmes résilients ».

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

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Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.