Syndicate content

coûts des transferts d'argent

Bien choisir un prestataire de services d'envoi de fonds : comparer les prix ne suffit pas

Lotte Nordhus's picture
Cette page en : Español

Également disponible en: English

« J'ai envoyé plein d'argent à ma famille au cours des dernières années, et j'en avais assez de voir près de 10 % de la somme partir en fumée à chaque fois », confie Émile, un jeune Camerounais vivant en Allemagne. À son grand étonnement, il est parvenu à trouver un prestataire proposant des transferts bien moins chers que celui qu'il utilisait auparavant. « On pourrait croire qu'il est facile de trouver quel prestataire de services d'envoi de fonds est le plus avantageux. Mais en réalité ça n'est bien souvent pas le cas : une bonne partie des informations nécessaires ne sont pas facilement accessibles, voire ne le sont pas du tout, et la multitude de produits proposés rend le choix difficile. Et vous finissez par passer par le prestataire que vous avez toujours utilisé… »
 
Émile est loin d'être un cas isolé. Le fait de pouvoir disposer d’informations claires sur les prestataires et les produits est essentiel pour renforcer la transparence du marché des envois de fonds. Lorsque les clients sont en mesure de faire des choix avisés, cela favorise la concurrence entre les prestataires ainsi que la création de nouveaux produits financiers susceptibles de mieux répondre aux besoins des migrants et de leur famille. Et sur le long terme, une concurrence accrue entre les prestataires et un marché plus transparent peuvent se traduire par une diminution des frais de transfert d'argent.
 

Le poids des envois de fonds des migrants

Dilip Ratha's picture
Cette page en : Español | Русский

Les envois de fonds des travailleurs migrants vers les pays en développement dont ils sont originaires devraient atteindre 414 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 6,3 % par rapport à l'année précédente. Ce chiffre devrait s'élever à 540 milliards de dollars d'ici 2016.

À elles seules, l’Inde et la Chine représentent cette année près d’un tiers du montant total des envois de fonds vers les pays en développement. En Inde, plus particulièrement, les transferts des migrants dépassent les recettes des exportations liées au secteur informatique.