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Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Communautés durables

Seychelles : innover pour favoriser l’essor de l’économie bleue

Maria Damanaki's picture
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© The Ocean Agency


À 1 600 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Est, en plein océan Indien occidental, les Seychelles sont un archipel de 115 îles qui dépend quasi exclusivement de ses ressources océaniques et qui constitue l’un des principaux points chauds de la biodiversité mondiale. Aujourd’hui, l’« économie bleue » du pays repose essentiellement sur la pêche et le tourisme — une réalité qui, conjuguée à la faible altitude de son territoire, expose particulièrement les populations et l’économie locales aux menaces liées au changement climatique. D’où l’importance de ce plan d’aménagement de l’espace marin.
 
Le changement climatique réchauffe les eaux de surface et la hausse des températures entraîne l’élévation du niveau de la mer. Si nul ne peut prédire les conséquences pour les écosystèmes marins, nous avons déjà constaté une modification des modes de répartition des espèces et l’épuisement de certaines ressources qui, comme les coraux, ne se sont toujours pas remis des effets de phénomènes météorologiques extrêmes survenus il y a une vingtaine d’années.
 
Le parcours des Seychelles, qui ont refusé de se satisfaire du statu quo pour protéger leur patrimoine naturel, est exemplaire. En 2016, l'archipel a conclu un accord inédit avec l’ONG The Nature Conservancy pour convertir une partie de sa dette en actions en faveur de la nature. L’accord prévoit le rachat de 21 millions de dollars de dette publique et un refinancement à des conditions plus favorables afin d’affecter directement une partie des remboursements à des projets d’adaptation au changement climatique, de développement de la pêche durable et de conservation marine, mais aussi de constituer un fonds de dotation pour les futures générations de Seychellois.

Joignons nos forces pour éviter les conflits et protéger les populations les plus vulnérables

Franck Bousquet's picture
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Des participants de 90 pays et de 400 organisations se sont joints au Forum sur la fragilité 2018 afin d'explorer les approches de développement, d'aide humanitaire et de sécurité afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le monde. © Banque mondiale


En Syrie, au Myanmar, au Yémen ou encore au Soudan du Sud, des centaines de milliers de personnes perdent leur vie, leur dignité ou leurs moyens de subsistance. La lutte contre la pauvreté passera obligatoirement par la promotion de la stabilité, de la prospérité et de la paix dans ces régions dévastées par les crises et les conflits. Et ce, d’autant plus que d’ici 2030, plus de la moitié des pauvres vivront, selon les prévisions, dans des pays en situation de fragilité.

La semaine dernière, les représentants de plusieurs États et organisations internationales se sont réunis pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité, organisé par la Banque mondiale : un grand pas en avant pour la communauté internationale. En effet, grâce aux témoignages directs des principaux concernés, nous avons affiné notre compréhension des enjeux de la fragilité et réfléchi, ensemble, à ce qu’il est impératif de mettre en place pour y faire face.

Nous avons compris, au travers de l’éclairage apporté par les intervenants du Forum que, pour désamorcer des situations de crises, nous devions intensifier nos interventions en faveur des économies de ces pays avant qu’ils ne basculent dans le conflit. Quatre axes d’action urgente ont notamment été identifiés.

La blockchain bouleversera-t-elle la lutte contre les inégalités entre les sexes ?

Alicia Hammond's picture
Une commerçante au Pakistan. Banque mondiale


On parle beaucoup de la technologie blockchain ces temps-ci, en raison principalement de la montée en puissance (et des chutes récurrentes…) des monnaies numériques. Et si la technologie qui sous-tend les cryptomonnaies pouvait être exploitée au profit de l’égalité entre les sexes ? Cette interrogation suscite un intérêt certain chez les experts en développement et les innovateurs.

Le fonctionnement d’une « chaîne de blocs » est notoirement difficile à saisir. De nombreux experts en expliquent le principe en prenant pour exemple le service Google Docs : des utilisateurs divers peuvent accéder à un même document et de manière simultanée, et chacun d’entre eux peut suivre les modifications effectuées. Cette fonctionnalité offre des perspectives prometteuses pour la validation de documents et la réalisation de transactions financières en l’absence d’institutions solides.

Du 29 janvier au 1er février dernier, l’agence ONU Femmes et Innovation Norway ont invité sept entreprises à présenter leurs solutions technologiques dans le cadre d’une simulation en direct. L’enjeu ? Offrir aux réfugiés des services d’identification et des services financiers plus avancés.

Accélérer le développement des énergies propres dans un contexte de changement climatique rapide

Abhishek Bhaskar's picture
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© Climate Investment Funds (CIF)
© Climate Investment Funds (CIF)

S’agissant du changement climatique, on nous offre le luxe de choisir entre une approche pessimiste et une autre plus optimiste, et ce pour diverses raisons qui suscitent souvent beaucoup de débats. Quel que soit notre choix, il ne fait aucun doute qu’il est urgent et impératif d’agir.

Commençons par l’approche pessimiste.

Les défis auxquels nous confronte le changement climatique n’ont jamais été plus immédiats et plus réels qu’aujourd’hui. D’après de récentes prévisions publiées par le Met Office (service national de météorologie du Royaume-Uni), « sur les cinq prochaines années (2018-2022), la température moyenne du globe risque d’être supérieure de 1 °C, voire de 1,5 °C, aux niveaux préindustriels. Il existe également une faible probabilité (d’environ 10 %) qu’au moins une année sur cette période dépasse de plus de 1,5 °C les niveaux préindustriels (1850–1900), même s’il n’est pas prévu que ce soit cette année. C’est la première fois que des valeurs aussi élevées ont été annoncées dans ces prévisions ».

Pourquoi les investisseurs doivent s’intéresser aux pays les plus fragiles

Stephanie von Friedeburg's picture
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Microfinance in DRC. © Anna Koblanck/IFC
Microfinance en RDC. © Anna Koblanck/IFC


La fragilité, les conflits et la violence touchent plus de 2 milliards de personnes dans le monde. Alors que la pauvreté recule à l’échelle de la planète, les pays en conflit ne profitent pas de cette évolution (a).

Or, ce sont justement ces pays, minés par une instabilité politique et économique quasi permanente, qui ont en général le plus besoin d’investissements privés. Mais les opérateurs privés rechignent en général à s’y aventurer, convaincus que les avantages potentiels ne compenseront pas les risques.

Les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies veulent extraire des millions de personnes de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030  — une entreprise doublement extraordinaire, par son ambition et par son coût.

Les gouvernements nationaux et l’aide publique au développement ne peuvent pas assumer seuls la facture des ODD, estimée à plus de 4 000 milliards de dollars par an.  Avec ses milliers de milliards de dollars de réserve en quête de rendements lucratifs, le secteur privé s’impose comme une solution évidente pour combler ce déficit de financement.

Villes-refuge : une perspective urbaine face au problème des déplacements forcés

Axel Baeumler's picture
Villes-refuge
Photo : Mohamed Azakir / Banque mondiale


Le nombre de réfugiés et de déplacés dans le monde a atteint un record sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, en raison notamment du conflit en Syrie, où plus de la moitié des habitants ont été contraints de quitter leur foyer.

Pour beaucoup d’entre nous, la crise syrienne évoque des images de familles bloquées aux frontières de l’Europe et de gigantesques camps humanitaires. Or, en réalité, ceux qui fuient la violence ont majoritairement trouvé refuge dans des villes en Syrie et dans les pays voisins, en quête de sécurité, de meilleurs services et d’emplois.

La concentration de ces populations dans les zones urbaines, et non plus dans des camps, oblige à réfléchir aux meilleurs moyens de faire face au défi des déplacements forcés. Le problème ne se limite pas à la Syrie : il concerne nombre de pays touchés par un conflit au Moyen-Orient et ailleurs.

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
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© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

Misons sur des villes résilientes

Carina Lakovits's picture
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1er juillet 2017, dans la province du Jiangxi, dans l’est de la Chine : la ville de Jiujiang a subi de fortes précipitations.
L’eau a envahi de nombreux quartiers, submergé les véhicules, et les habitants se sont risqués sur des routes inondées. 

Crédit photo : humphery / Shutterstock.com

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la population mondiale est plus urbaine (a) que rurale. Même si les villes offrent la promesse d’un avenir meilleur, beaucoup ne parviennent pas répondre aux attentes. Trop souvent, elles n’ont pas les ressources pour fournir à leurs habitants ne serait-ce que les services les plus essentiels. Et, sur l’ensemble de la planète, elles n’offrent pas une protection suffisante contre les catastrophes naturelles ou les effets du changement climatique.

Nombre de ces problèmes sont imputables au manque d’infrastructures adaptées, résistantes aux inondations, à la montée des eaux, aux glissements de terrain ou aux séismes. La plupart des villes ont besoin de dispositifs anti-crues plus efficaces, de logements mieux construits et d’une meilleure planification territoriale . Mais même quand elles savent comment devenir plus résilientes, elles n’ont généralement pas accès aux financements nécessaires.

L’instruction des filles et l’avenir d’une nation

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Des lycéeennes à Berastagi, dans le nord de Sumatra, en Indonésie. © Axel Drainville via Creative Commons


Nous sommes toutes les deux entrées au lycée en 1978 à Semarang, notre ville natale. Notre établissement était situé sur une grande artère au cœur de la ville et occupait un magnifique bâtiment colonial néerlandais. La solidité de son architecture reflète bien la réputation dont jouissait notre lycée à l’époque : son directeur était un homme passionné par son métier, qui faisait tout pour encourager la discipline et l’apprentissage.

Dans notre lycée, les garçons et les filles avaient les mêmes chances d’apprendre et de s’épanouir. C’est une chose pour laquelle s’est battue Raden Ajeng Kartini, héroïne nationale et militante des droits des femmes en Indonésie. Notre établissement était équipé de laboratoires pour la chimie, la physique, la biologie et les langues étrangères. Nous avons eu la chance de recevoir un enseignement de qualité dans l’un des meilleurs lycées publics de Semarang. Notre établissement affichait également de bons résultats au niveau provincial et national.

La Colombie et le « prisme de la paix »

Marcelo Jorge Fabre's picture
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La Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre. Après plus d’un demi-siècle de guerre civile, nous avons, nous aussi, en Colombie une journée nationale de la paix à célébrer.

Le 24 novembre 2016, la Colombie est arrivée à un tournant de son histoire : Juan Manuel Santos, le président colombien, et Rodrigo Londoño Echeverri, le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ont signé un accord de paix historique au théâtre Colón de Bogotá.

Il ne s’agit pas d’un traité de paix ordinaire : c’est l’un des accords les plus complets que la Colombie, ou même le monde, ait connu depuis bien des années. Et pour cause.

La Colombie a été le théâtre de l’une des guerres civiles les plus longues de l’histoire contemporaine, qui a fait plus de 8 millions de victimes et un nombre de déplacés sans équivalent dans le monde. Ce pays abrite aussi l’un des plus anciens mouvements rebelles en activité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.

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