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économie

Les économistes, des machines à chiffres mais aussi des producteurs de sens

Michelle Pabalan's picture
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Je m’adresse ici à tous ceux qui, comme moi, sont fâchés avec les chiffres.
 
Quand, avant d’entrer à l’université, mes parents m’ont demandé ce que je comptais étudier, j’ai répondu « tout sauf des maths ». Et même après mon premier cycle, j’ai bien pris soin d’éviter cette matière le plus possible. Or, comble de l’ironie, je travaille aujourd’hui pour le Groupe de la Banque mondiale, où les chiffres sont la langue reine. Mais j’ai une bonne nouvelle, qui ne réjouira pas seulement les débutants dont je fais partie : les chiffres peuvent être passionnants, éclairants voire amusants… 

« Mon chiffre préféré » est une série de vidéos sur YouTube qui montre comment les chiffres ouvrent des portes sur le développement et sur l’humain. Des économistes du Groupe de la Banque mondiale y livrent des témoignages brillants (et non dénués d’humour) sur le chiffre qu’ils chérissent, réaffirmant ainsi de manière originale la fonction indispensable des chiffres dans la vie quotidienne. Ce que nous disent ces vidéos, c’est que les économistes ne s’intéressent pas seulement aux chiffres en soi et qu’ils peuvent éclairer les questions qui agitent le monde en y apportant toute leur passion et leur point de vue personnel. 

Quel est votre chiffre préféré ?

Mehreen Arshad Sheikh's picture
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My Favorite NumberChacun de nous connaît l’utilité des chiffres. On s’en sert pour analyser les tendances économiques dans le monde, créer des mots de passe, gérer nos emplois du temps ou encore suivre nos dépenses… Les chiffres mettent de l’ordre dans nos vies chaotiques. Autrement dit, ils nous invitent à réfléchir, à apprendre et à nous redécouvrir.
 
« Mon chiffre préféré » est une nouvelle série de vidéos disponibles sur YouTube. Avec cette initiative, nous voulons montrer comment il est possible d’éclairer le développement à la lumière d’un chiffre emblématique et de le placer sous le signe de l’humain. Car, un simple chiffre peut avoir un impact profond sur des vies humaines.

Comment donner du travail à 865 millions de femmes

Nasim Novin's picture
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Un soir, j'ai retrouvé mon amie Asma'a dans un café très prisé du Caire surplombant le Nil. Comme beaucoup de jeunes Égyptiens que j'ai rencontrés cet été-là, Asma'a est intelligente, motivée et… sans emploi. Après avoir décroché un diplôme de droit, elle a postulé sans succès à un nombre incalculable de postes, et quasiment abandonné tout espoir de trouver un emploi correspondant à sa formation. Ce soir-là, elle était particulièrement contrariée, car ses parents lui avaient interdit d'accepter un emploi de serveuse, jugeant ce travail moralement inacceptable. Plus découragée que jamais, Asma'a m'a confié qu'elle serait prête à accepter n'importe quel emploi, juste pour pouvoir travailler.

Asma'a fait partie des 865 millions de femmes dans le monde qui possèdent tout le potentiel nécessaire pour contribuer pleinement à l'économie mondiale. Ces femmes constituent une ressource précieuse pour générer de la croissance économique et nourrir le développement. Pourtant, la sous-utilisation de leurs compétences freine bon nombre de pays.

Comment expliquer la bonne tenue des flux d’IDE vers les pays européens émergents ?

Gallina Andronova Vincelette's picture

Onze des pays les moins prospères de l’Union européenne (Bulgarie, Croatie , Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République slovaque, République tchèque et Slovénie – EU11) continuent d’attirer les investissements directs étrangers (IDE). En 2012, la République tchèque, l’Estonie et la Slovaquie ont bénéficié de niveaux d’IDE analogues à ceux qu’elles enregistraient avant la crise. La Pologne et la Bulgarie ont même affiché une importante hausse des IDE en 2012.

Étant donné les liens financiers et commerciaux étroits qui unissent l’UE-11 au reste de l’Europe, ainsi que l’actuelle récession à double creux dans la zone euro, pourquoi l’UE-11 continue-t-elle d’attirer les IDE ?

La fin des inégalités pour les femmes entrepreneurs

Caroline Anstey's picture

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femme entrepreneur

Que faut-il faire pour que le monde se réveille et réalise les avantages qu’il y a à soutenir l’entrepreneuriat féminin dans les pays en développement ?

Légende photo : Une femme travaille dans un petit magasin au Ghana, par Arne Hoel

S’il vous semble bizarre de poser cette question au XXIe siècle, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous savons que les femmes représentent près de la moitié de la population active mondiale. De plus, nous savons que, dans les économies en développement, les petites et moyennes entreprises sont dirigées, pour 30-40 % d’entre elles, par des femmes.

Or au moins 9 entreprises sur 10 détenues par une femme n’ont pas accès à des prêts. Imaginez ce que peut ressentir une femme qui a monté une petite affaire dans un pays en développement : elle compte un bon nombre de clients et a élaboré une stratégie pour développer son activité, mais elle ne peut pas obtenir de prêt. Ce n’est pas un cas isolé, mais une réalité pour beaucoup de femmes dans le monde en développement. Et le sentiment de frustration qu’éprouvent ces femmes rappelle fortement celui que l’on décèle encore chez leurs sœurs plus âgées des pays riches quand elles racontent qu’il y a trente ans, elles se voyaient refuser les prêts immobiliers bien qu’elles disposaient d’un revenu garanti. 

La Banque mondiale répond à vos questions sur la volatilité des prix alimentaires

Karin Rives's picture

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Food Price Watch - août 2012

Photo : © Michael Morris / Banque mondiale

 

Lorsque la Banque mondiale a publié, la semaine dernière, son rapport Food Price Watch montrant que de graves sécheresses avaient fait grimper les prix du maïs et du soja à un record historique cet été, la nouvelle n'est pas passée inaperçue. Quelles seront les conséquences pour les populations pauvres vivant dans les régions les plus touchées par cette hausse des prix ? Et pour nous-mêmes ?

Dans notre dernier billet, l'économiste José Cuesta, auteur de ce rapport trimestriel de la Banque mondiale sur les prix alimentaires, demandait aux lecteurs de lui faire part de leurs questions. Il répond ici à quelques-unes d'entre elles.

Une journée idéale pour un accro du développement : mon étape sud-africaine

Jim Yong Kim's picture

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PRETORIA, Afrique du Sud – Je dois l’avouer : je suis un tantinet accro au développement. J’ai passé quasiment toute ma vie d’adulte à lire d’épais rapports sur des projets de développement, sur leur réussite ou leur échec. Et dans les dîners j’abreuve mes amis de théories sur le développement. Car il est une question — primordiale à mes yeux — qui m’obsède : comment faire pour vraiment tenir nos promesses vis-à-vis des pauvres ?

Comment un État fragile peut-il recouvrer sa force ? Impressions de Côte d'Ivoire

Jim Yong Kim's picture

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ABIDJAN, Côte d’Ivoire. À Abidjan, poumon économique de l’Afrique de l’Ouest, j’ai visité un centre de formation professionnelle. Maniant avec dextérité un système d’ampoules clignotantes, un jeune homme m’a fait une démonstration de ses tout nouveaux talents d’électricien. Puis il m’a confié quelque chose de très important :