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Migrant ou réfugié : une distinction essentielle

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On n’arrête pas les mouvements de population. Dans de nombreuses régions d’Europe, les gares ferroviaires et les points de passage des frontières sont envahis par une vague humaine sans précédent. Les responsables politiques ont beau courir d’un sommet à l’autre à la recherche de solutions, ils sont dépassés par les événements. Des personnes désespérées prennent des risques immenses et traversent des épreuves indicibles pour avoir une chance de poser le pied dans l’Union européenne. Même à l’approche de l’hiver, le flux ne semble pas diminuer.

S’agit-il de migrants ou de réfugiés ? Au vu des événements tragiques, il peut sembler déplacer de poser des définitions et de se perdre en subtilités. Cependant, les mots ont leur importance, car ils définissent largement le contexte politique et juridique dans lequel évolueront ces populations.  

En tant qu’acteurs du développement, comment faire face à la crise des déplacements forcés de populations ?

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La question des déplacements forcés a longtemps été considérée comme relevant de l’humanitaire. Mais avec le nombre sans précédent de personnes déplacées contre leur gré, de plus en plus de voix appellent les acteurs du développement à s’impliquer.

L’envergure et la nature même du problème viennent mettre en exergue la nécessité d’un tel engagement. Il y a environ 60 millions de personnes dans le monde qui ont dû fuir à cause de violences et de violations des droits humains, qu’il s’agisse de réfugiés, qui ont franchi une frontière internationale, ou de personnes déplacées au sein de leur propre pays. Ces gens passent bien souvent des années, voire des décennies, loin de chez eux, avec peu de perspectives sur le plan économique. Et cela a des retombées indirectes sur un nombre encore supérieur de personnes, particulièrement dans les pays d’accueil, au niveau national aussi bien que local.

Le Népal a besoin de votre aide

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Le 25 avril 2015, un séisme destructeur frappe le Népal.
Saurav Rana/Banque mondiale.

Maintenant, vous devez tous avoir entendu parler du gigantesque séisme et des nombreuses répliques qui ont ravagé le Népal ces derniers jours. À l’heure où je rédige ces lignes, je sens une nouvelle secousse, 36 heures après le choc initial.
               
Par bonheur, ma famille est saine et sauve. Nous avons eu de la chance. La majorité des habitants de Katmandou se sont installés dans des tentes de fortune plantées dans divers espaces ouverts dans toute la ville : écoles, casernes et terrains inoccupés. Certains de ces campements sont coordonnés par les sauveteurs, tandis que d’autres sont simplement édifiés par les habitants. Par endroits, des crémations ont lieu à 5 mètres seulement de là où les gens dorment. La pluie vient encore compliquer une situation déjà très éprouvante psychologiquement. Et ce n’est que la situation à Katmandou.

La gestion du risque au service du développement

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Imaginez qu’un dirigeant mette en œuvre une politique qui provoque une crise économique au sens où, s’il n’avait pas opté pour cette stratégie dans ce contexte précis, la crise n’aurait pas eu lieu. Dans ce type de situation, nous avons généralement tendance à fustiger le dirigeant et sa décision. Il se pourrait cependant que nous ayons tort.

Pourquoi ? Comme souvent dans la vie, mieux vaut prendre un peu de recul pour envisager la situation sous un angle plus abstrait et avoir ainsi une meilleure appréhension des enjeux. Venons-en à mon propos : vous êtes sur le point de participer à un tirage aux dés (non pipés). Auparavant, vous devez choisir entre la lettre A et la lettre B. Si vous optez pour le A et que le dé tombe sur 1 ou 2, tout se passera bien. Idem si vous optez pour le B et que le dé tombe sur 3, 4, 5 ou 6. Dans le cas contraire, une crise alimentaire grave se déclenchera. Quel doit être votre choix ?