Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Développement

Le psychologue Steven Pinker explique pourquoi nous sommes incapables de voir les progrès de l’humanité

Dani Clark's picture

Données statistiques à l’appui, Steven Pinker brosse un tableau encourageant de notre époque, qui serait le fruit selon lui de plusieurs siècles de révolution humaniste. « L’espèce humaine a un passé violent », a affirmé le célèbre psychologue de Harvard lors de son passage à la Banque mondiale, mais notre monde n’a jamais été aussi peu violent qu’aujourd’hui. L’auteur du bestseller The Better Angels of our Nature: Why Violence Has Declined (2011) s’est appliqué à en apporter la preuve, graphique après graphique.

En tant qu’acteurs du développement, comment faire face à la crise des déplacements forcés de populations ?

Xavier Devictor's picture
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La question des déplacements forcés a longtemps été considérée comme relevant de l’humanitaire. Mais avec le nombre sans précédent de personnes déplacées contre leur gré, de plus en plus de voix appellent les acteurs du développement à s’impliquer.

L’envergure et la nature même du problème viennent mettre en exergue la nécessité d’un tel engagement. Il y a environ 60 millions de personnes dans le monde qui ont dû fuir à cause de violences et de violations des droits humains, qu’il s’agisse de réfugiés, qui ont franchi une frontière internationale, ou de personnes déplacées au sein de leur propre pays. Ces gens passent bien souvent des années, voire des décennies, loin de chez eux, avec peu de perspectives sur le plan économique. Et cela a des retombées indirectes sur un nombre encore supérieur de personnes, particulièrement dans les pays d’accueil, au niveau national aussi bien que local.

De la justification morale et économique de l’inclusion

Sri Mulyani Indrawati's picture
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A slum, known as a 'favela,' rises on the outskirts of Salvador de Bahia, Brazil. © Scott Wallace/World Bank


​À l’époque où j’enseignais à l’université d’Indonésie, mon pays était un modèle de développement économique. Avec une croissance alerte, dont le rythme a atteint jusqu’à 9 % dans les années 1990, la pauvreté reculait. Mais la corruption, le clientélisme, le népotisme et la peur prospéraient sous la férule autoritaire du président Suharto. Le Parlement n’avait rien d’un contrepouvoir dans une société opaque bafouant le devoir de responsabilité et où l’économie était aux mains de quelques familles puissantes. La crise financière de 1998 a fait descendre les étudiants dans les rues du pays, donnant ainsi naissance au mouvement « Reformasi ». Je me suis jointe à eux, pour réclamer des changements, et nous avons maintenu la pression jusqu’à la démission de Suharto.
 

Financement du développement : bientôt un MOOC pour diffuser des savoirs mondiaux au service du bien commun

Bertrand Badré's picture
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Ceux qui ont l’habitude de me lire savent que je crois fermement à l’importance de la place du secteur privé dans le financement des Objectifs de développement durable. Le nouveau cadre mondial qui vient d’être adopté fixe un programme de développement exigeant pour l’après-2015 (a), et de telles ambitions imposent une toute autre échelle de financement, qui va bien au-delà des capacités actuelles des États et des donateurs internationaux. Comme je l’ai déjà souligné dans des billets précédents, nous nous trouvons aujourd’hui face à la nécessité d’utiliser le levier que constituent les « milliards » de dollars de l’aide publique au développement pour attirer et mobiliser des « milliers de milliards » d’investissements tous azimuts, humains et matériels, et provenant de sources publiques et privées, nationales et internationales.
 

Il faut mettre fin à la fracture énergétique

Anita Marangoly George's picture
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L’énergie est fondamentale pour la croissance économique et la viabilité de l’environnement à long terme. Le 7e Objectif de développement durable (ODD), qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », vient confirmer que l’accès à l’énergie détermine les avancées dans tous les aspects du développement. Or, dans le monde, 1,1 milliard de personnes vivent encore sans électricité, et 2,9 milliards ne disposent toujours pas de combustibles modernes pour cuisiner et se chauffer (a).

Mais il ne suffit pas d’avoir conscience du problème : il faut aussi mettre en œuvre des partenariats, des outils de suivi et des financements adéquats pour avancer. L’ODD relatif à l’énergie permet d’assembler tous ces éléments.

L’avenir est aux gouvernements ouverts

Stephen Davenport's picture
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Transparence, participation citoyenne et collaboration : le Groupe de la Banque mondiale fait de ces trois piliers d’un gouvernement plus ouvert et plus centré sur les citoyens des priorités stratégiques pour ses travaux sur la gouvernance, car ils offrent des solutions concrètes pour promouvoir une prospérité partagée. Après avoir considérablement amélioré l’accès aux informations sur son propre travail, la Banque cherche désormais à faire profiter ses clients de cette dynamique et, ce faisant, à rendre le processus de développement plus inclusif.

Le Groupe Banque mondiale est sur Flipboard!

Bassam Sebti's picture
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Vous êtes un fervent utilisateur de Flipboard et vous vous intéressez aux problèmes de développement ? Nous avons une bonne nouvelle pour vous : nous sommes désormais sur Flipboard!

Le Groupe Banque mondiale publie des contenus de qualité qui peuvent intéresser une large gamme de publics dans le monde entier. Ce nouveau service viendra compléter nos ressources en ligne existantes et contribuera à faire connaître de manière plus attrayante et plus efficace les sujets que nous traitons. 

Objectif SmaRT : agir intelligemment pour réduire le coût des envois de fonds

Gloria M. Grandolini's picture
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Lorsqu'un marchand de fruits marocain ferme chaque soir l'étal qu'il tient sur le marché de Porta Palazzo à Turin (Italie), il pense à l'argent qu'il a gagné pendant la journée et à la part de cette somme qu'il pourra envoyer cette semaine-là à sa famille restée au Maroc, mais aussi à combien lui coûtera cet envoi et à combien de dirhams sa famille recevra en fin de compte.

Ce marchand de fruits fait partie des quelque 250 millions de migrants qui envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Pour beaucoup de personnes qui vivent dans les pays en développement, les envois de fonds provenant de l'étranger constituent une source de revenu fiable et régulière qui les aide à joindre les deux bouts.

Les sommes que les migrants envoient chaque année n'ont cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les envois de fonds internationaux ont atteint le montant total de 583 milliards de dollars en 2014, dont 436 milliards de dollars transférés des pays développés vers les pays en développement, selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale.

Mais envoyer de l’argent au pays n’est pas bon marché.

Lever les obstacles au partage du savoir

Nena Stoiljkovic's picture

Les acteurs du développement international possèdent un bien précieux : leur savoir. Appliqué au bon moment, un savoir adapté pourrait changer le destin de près d’un milliard de personnes : celles et ceux qui vivent aujourd’hui avec moins de 1,25 dollar par jour. Sensible à leur sort, le Groupe de la Banque mondiale s’est fixé deux objectifs ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée pour les 40 % les plus pauvres dans les pays en développement.
 
Cela passe par une mobilisation de tous les actifs du Groupe : ses moyens financiers, sa présence internationale et sa capacité de rassemblement mais aussi et surtout, son immense base de connaissances et d’expériences sur le développement. Nous pourrions aider les pauvres à forger l’avenir de leurs pays en compilant les meilleurs savoirs du monde, en les partageant rapidement et en faisant en sorte que les pays les adaptent à leurs difficultés spécifiques.
 
Cette masse de connaissances ne fait pas systématiquement l’objet d’une publication ou d’une production numérique ou multimédia. L’essentiel est niché dans les cerveaux de nos milliers d’experts, qui interviennent dans plus de 120 pays dans le monde.
 
Or, nous savons bien que ce savoir ne circule pas toujours assez vite ou ne parvient pas suffisamment tôt aux personnes qui en ont le plus besoin. Dans un récent document de travail (a), deux de nos collègues ont mis en évidence ce problème — et attiré ce faisant l’attention des médias, dont les comptes rendus ont parfois manqué de justesse (a). Au-delà des problèmes techniques réels (chercher quelque chose dans un fichier PDF n’est pas toujours facile, par exemple), le flux de connaissances numériques se heurte aussi souvent à des cloisonnements institutionnels. Il n’y a ainsi que peu d’échanges entre le personnel de la Banque mondiale en Asie de l’Est et celui qui travaille en Afrique. Sans parler du manque de liens réguliers entre les experts de l’eau et les experts de la santé… Ce manque de fluidité tient à la culture de l’organisation, à sa structure et à ses modes d’incitation. Nous pouvons faire mieux.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement?

Donna Barne's picture

Il y a quatre ans, le Groupe de la Banque mondiale ouvrait ses données au public dans l'espoir que les utilisateurs trouvent des manières innovantes de les exploiter. Parallèlement, de plus en plus d'États ouvraient eux aussi leurs données, à la fois dans un souci de transparence et pour susciter l'émergence d'activités économiques autour de ces données. Aujourd'hui, les entrepreneurs de l’open data sont bel et bien là : près de 500 sociétés exploitant le libre accès aux données de manière commerciale se sont développées rien qu'aux États-Unis, et des entreprises similaires foisonnent dans le monde entier, même dans des pays où les données disponibles sont limitées, sans même parler de données en libre accès.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement? Jusqu'à présent, ce secteur d'activité reste de petite taille, mais il porte la promesse d'amener la fourniture d'informations utiles à un niveau inégalé à mesure qu'il se développera. Aux États-Unis, des entreprises utilisent les données relatives à l’usage de l’électricité pour optimiser l'efficacité énergétique, celles relatives à l’éducation pour aider les usagers à trouver les meilleures écoles, et celles relatives à la santé pour les aider à identifier leurs symptômes et à prendre rendez-vous chez le médecin, pour ne citer que quelques exemples. Une étude réalisée en 2013 par le cabinet de conseil McKinsey & Company estime que l'open data pourrait permettre de générer plus de 3 000 milliards de dollars par an (a) de valeur ajoutée supplémentaire à l'échelle mondiale.

Pour autant, les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils contribuer à résoudre les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, et faire la différence dans les pays en développement, y compris dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles ? La question a été abordée récemment au cours d'un événement organisé récemment par la Banque mondiale (a), avec la participation de l'un des pionniers de l'utilisation de l'open data dans le secteur privé, The Climate Corporation (a), ainsi que de Metabiota (a), une société dont l'activité consiste à effectuer un suivi des maladies émergentes dans les pays en développement, et de Joel Gurin, auteur du site Open Data Now (a) et chef de file du projet Open Data 500 (a) basé à l'université de New York. 

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