Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Catastrophes

Un appel lancé depuis le Sénégal : il faut investir dans le capital humain et la protection de la planète

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Au début du mois de février, le Sénégal a été au premier plan de deux combats essentiels pour la communauté internationale : la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’éducation dans un monde en pleine mutation.

Le président de la République française Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall ont coprésidé la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), qui s’est tenue à Dakar le 2 février. Le GPE est une plateforme de financement qui a pour mission d’aider les pays à faible revenu à non seulement accroître le nombre d’enfants scolarisés mais aussi à faire en sorte qu’ils maîtrisent les apprentissages requis.

Cette conférence a permis aux dirigeants africains et à leurs partenaires de faire connaître leur détermination à fournir une éducation qui prépare les enfants à l’économie de demain et favorise les progrès socioéconomiques.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

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Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Infrastructures scolaires et catastrophes naturelles – ce que nous savons et ne savons pas

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Crédits photo. : Tracy Ben/ Shutterstock

« Le 12 mai 2008, un séisme d'une magnitude de 8,0 sur l'échelle de Richter, qui s’est soudainement déclenché à 14 heures 28 minutes 04 secondes, a secoué la terre, déplaçant montagnes et rivières et laissant un pays fortement dévasté et divisé… »  Ceci est un extrait du rapport officiel chinois décrivant les conséquences catastrophiques du tremblement de terre qui, en frappant durement le Sichuan, a fait 5.335 morts ou disparus parmi les élèves et étudiants de la province.

Et voilà qu’il y a deux ans, au Népal, le 25 avril 2015, un séisme d’une magnitude de 7,8 a démoli ou irréparablement endommagé quelque 6.700 bâtiments scolaires. Heureusement que le séisme s’est produit un samedi, jour férié au Népal, sinon le bilan de morts et de blessés aurait pu être aussi sévère ou même bien pire qu’au Sichuan. De même, dans d’autres endroits du monde – au Pakistan, au Bangladesh, aux Philippines, à Haïti, en Équateur et, le plus récemment, au Mexique – des établissements scolaires ont été touchés par des catastrophes naturelles.

 Pourquoi les bâtiments scolaires s’effondrent-ils ?

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

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Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

Climat : des mécanismes d’assurance pour atténuer les risques

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A family whose home floods every year, creating hazardous living conditions in Colombia. © Scott Wallace/World Bank


Les conséquences des catastrophes naturelles, même quand elles sont relativement modérées, peuvent ruiner des années de développement et d’investissements.  

Le défi à relever est d’une ampleur sans précédent. Aujourd’hui, plus de 90 % des habitants les plus pauvres de la planète vivent dans des pays exposés à des catastrophes naturelles ou déjà politiquement fragiles, ce qui amplifie l’impact des chocs.

Selon une récente étude de la Banque mondiale, les catastrophes naturelles font basculer plus de 25 millions de personnes dans la pauvreté chaque année. Les pertes économiques qu’elles entraînent avoisinent 100 milliards de dollars par an, soit l’équivalent de plus des deux tiers des flux nets d’aide au développement (142,6 milliards de dollars en 2016), et, le plus souvent, ces dommages ne sont pas assurés. Par conséquent, même si plus d’un milliard d’individus sont sortis de l’extrême pauvreté depuis 1990, il est crucial de mieux protéger les plus vulnérables contre les catastrophes naturelles et les chocs climatiques.

L’assurance indicielle participe aux efforts de développement là où le besoin se fait le plus sentir

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Image : Dasan Bobo, Banque mondiale

De nombreuses populations de la planète sont vulnérables aux chocs climatiques : sécheresses, inondations, pluies irrégulières, catastrophes naturelles, etc. Pour les pays, villes et communautés concernés, l’assurance indicielle est un outil essentiel de gestion des risques qui permet aux victimes de ces chocs de continuer à bénéficier de financements et de renforcer leur résilience contre les risques futurs (a).
 
Le principe de l’assurance indicielle (ou « paramétrique ») consiste à verser des indemnités selon un indice prédéfini pour compenser la perte d’actifs et d’investissements résultant de phénomènes météorologiques ou d’autres catastrophes naturelles. L’assurance traditionnelle, en revanche, repose sur l’évaluation des dommages effectifs. 

Votre projet de développement est-il vulnérable aux risques climatiques ? Vérifiez sa résilience grâce à ThinkHazard!

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//www.thinkhazard.org/fr


De nos jours, on ne peut pas lire la presse sans qu’il y soit question d’une catastrophe naturelle survenue quelque part dans le monde. Bien souvent, ces catastrophes touchent les pays que nous aidons au quotidien, dans le cadre des projets que nous menons à la Banque mondiale. Nous constatons, impuissants, que des décennies d’efforts de développement sont anéantis en quelques minutes, quelques heures ou quelques jours. Les catastrophes causent des dommages importants dans tous les pays où la Banque mondiale est présente. Le problème n’est pas tant de savoir si une nouvelle catastrophe se produira, mais quand.

C’est pour aider les responsables des projets, et leurs interlocuteurs dans les gouvernements, à éclairer leurs décisions que la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) (a), un partenariat administré par la Banque mondiale, a conçu ThinkHazard! : en compilant les données scientifiques les plus récentes et les plus solides, sur 11 aléas naturels, elle présente des informations facilement accessibles et compréhensibles, qui permettent de déterminer le risque potentiel que les catastrophes et les effets du changement climatique induisent pour des projets spécifiques. Non seulement l’application ThinkHazard! sert à évaluer le risque, mais elle recommande également des mesures à mettre en œuvre afin d’accroître la résilience des projets, et indique où trouver des informations supplémentaires.

Depuis son lancement, il y a un peu plus d’un an, l’application ThinkHazard! a été consultée par plus de 140 000 personnes, dans plus de 200 pays. Elle est intégrée au portail qui rassemble toutes les opérations de la Banque mondiale, et, dans le monde entier, les organisations de développement utilisent régulièrement ses ressources.

La résilience des plus vulnérables : gérer les catastrophes naturelles pour mieux protéger les plus pauvres de la planète

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Dans son roman Le Peuple de l'Abîme, Jack London décrit de façon particulièrement sombre l’hiver rigoureux qui s’est abattu sur Londres au début du XXe siècle. Les habitants ont terriblement souffert ; certains ont même perdu jusqu’à 10 000 livres sterling, une somme colossale en 1902, mais ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés.
 
Les catastrophes naturelles sont dévastatrices pour tous ceux qu’elles frappent, mais tout le monde ne les ressent pas de la même manière. Perdre un dollar n’est pas aussi important pour un riche que pour un pauvre, qui vit au seuil de subsistance ou qui n’a pas les moyens de rebondir et de reconstruire sa maison après une catastrophe. Qu’il s’agisse d’une sécheresse ou d’une inondation, les pauvres sont toujours plus durement touchés que les riches.
 
Dans son rapport Unbreakable: Building the Resilience of the Poor in the Face of Natural Disasters (Indestructible : Renforcer la résilience des populations pauvres face aux catastrophes naturelles), la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) étudie ces disparités. Ce rapport recommande un ensemble de politiques destinées à aider les pays à faire reculer la pauvreté et à améliorer leur résilience. Il analyse de manière approfondie (a) comment la gestion du risque de catastrophe (GRC) et un développement bien conçu permettent de lutter contre la pauvreté et d’atténuer les risques dans 117 pays. 

L’inclusion financière des déplacés profite à tous sur le plan économique et social

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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Soixante-cinq millions d’individus dans le monde sont des déplacés, à cause d’un conflit ou d’une guerre.

Les pays en développement accueillent 95 % d’entre eux (a).

Les déplacés ont besoin d’aide. Comme leurs communautés d’accueil, dont les infrastructures, les services publics et les marchés sont soumis brutalement à des pressions immenses, qui menacent la stabilité politique.

C’est pourquoi les institutions internationales de développement revoient leur approche des crises humanitaires et ne considèrent plus que l’aide humanitaire et l’aide au développement sont deux types d’interventions distinctes et successives. La Banque mondiale renforce régulièrement son soutien aux individus et aux communautés en situation de fragilité, de conflit et de violence (a) ou exposés à des risques de catastrophe, qui peuvent aggraver l’instabilité.

Promouvoir la collaboration pour garantir la sécurité hydrique

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© Banco Mundial

La Semaine mondiale de l’eau (a) se déroule actuellement à Stockholm. « Eau et croissance durable » : c’est le thème retenu pour cette édition 2016. Il est d’autant plus d’actualité que nous nous mobilisons autour des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) et que l’eau y occupe une place essentielle (a).

L’eau touche pratiquement tous les aspects du développement.  Elle alimente la croissance économique, participe à la bonne santé des écosystèmes et est indispensable à la vie. Mais elle peut tout autant compromettre la santé et la prospérité que leur être bénéfique. Les risques liés à l’eau (inondations, tempêtes, sécheresses…), aujourd’hui responsables de neuf catastrophes naturelles sur dix, devraient s’exacerber sous l’effet du changement climatique. De même, la surexploitation toujours plus importante des ressources en eau est susceptible d’accroître les risques de conflit et d’instabilité.

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