Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Les avancées de la cause LGBTI au sein du Groupe de la Banque mondiale

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Les arguments en faveur d’un renforcement de la diversité et de l’inclusion des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI) sont désormais bien étayés, et on constate, dans le monde du travail, des progrès considérables sur le plan de l’égalité. Ce message fait également lentement mais sûrement son chemin au sein des organisations internationales. C’est le cas au Groupe de la Banque mondiale, où la diversité apparaît comme une source de productivité, de collaboration, d’innovation et de créativité accrues. Les politiques pro-LGBTI font ainsi reculer la discrimination à l’égard du personnel concerné et encouragent une culture d’entreprise plus ouverte. Ces avancées se traduisent à leur tour par une amélioration du dévouement au travail, des relations professionnelles, de l’état de santé (la dissimulation de l’orientation sexuelle accentue en effet les risques de détresse psychologique) et de la productivité chez le personnel LGBTI.

Les femmes en première ligne pour bâtir un avenir plus vert

Mafalda Duarte's picture
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Quand j’ai commencé à travailler dans le domaine du développement il y a une bonne vingtaine d’années de cela, j’avais pour modèle plusieurs grandes figures féminines comme Rachel Carson qui avait ouvert la voie de façon extraordinaire avec son livre Printemps silencieux. Mais aussi Wangari Maathai, fondatrice du Mouvement de la ceinture verte et lauréate du prix Nobel de la paix. Ou encore Jane Goodall, qui a consacré sa vie à plaider pour la préservation de la nature. Et je pourrais en citer bien d’autres, au-delà de ces femmes aujourd’hui célèbres.
 
J’ai vécu l’une de mes premières expériences du monde du développement au Mozambique. C’est là que j’ai pu observer les effets dévastateurs des inondations, non seulement sur le pays et les populations en général, mais sur les femmes et les jeunes filles en particulier.

La parité au gouvernement, c’est bon pour le Canada… mais pas pour la raison que vous croyez

Florence Kondylis's picture

Récemment, le nouveau Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a formé un cabinet dont la moitié des membres sont des femmes. Pour expliquer sa décision, M. Trudeau a déclaré qu'il était important « de présenter au Canada un cabinet qui ressemble au Canada » et « que nous sommes en 2015 »...

L'annonce a suscité un tollé dans la presse, certains médias laissant même entendre que la promotion de la diversité nuit à la bonne gouvernance. Cette position implique que les deux termes seraient inconciliables : en d'autres mots, la nomination de femmes et la recherche de la parité, même si elles sont bonnes du point de vue de la diversité, compromettraient la qualité de la gouvernance. On pourrait sans doute trouver plusieurs députés qui, en théorie, sont plus qualifiés que certaines des femmes nommées par M. Trudeau.

Cependant, rien ne dit que ces hommes seraient de meilleurs ministres. Et, en tout état de cause, il est hasardeux de comparer des états de service, ou même de comparer des hommes et des femmes en s'appuyant sur un critère objectif de capacité (si tant est que cela existe), quand l'image des femmes dans le monde du travail est faussée par les préjugés. Pour réussir, les femmes doivent interagir dans une société qui les discrimine. Dans l'économie moderne, le marché du travail permet rarement aux individus de travailler et de réussir seuls ; la plupart des emplois exigent que l'on forme, que l'on dirige ou que l'on supervise des collaborateurs, quand on ne traite pas avec des clients. Or, il existe une littérature abondante sur la façon dont la discrimination sexuelle opère dans la famille (a) et se perpétue (a) dans le monde du travail (a), et sur la manière dont les préjugés limitent le succès des femmes.

Rendre le commerce mondial plus inclusif

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 Arne Hoel, Groupe de la Banque mondiale
Crédits photo. : Arne Hoel, Groupe de la Banque mondiale

Cette semaine, dans le cadre du Forum public de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui se tiendra à Genève (Suisse), je participerai à une table ronde rassemblant plusieurs personnalités féminines œuvrant dans le domaine des échanges internationaux. Avec Lilianne Ploumen, ministre du Commerce des Pays-Bas, Yuejiao Zhang, membre de la Commission chinoise d'arbitrage pour l'économie et le commerce international (CIETAC), Susan Schwab, ancienne représentante américaine au commerce, et Amina Mohamed, secrétaire du cabinet des Affaires étrangères du Kenya, nous discuterons de la marche à suivre pour que le commerce mondial fonctionne de manière plus inclusive. En ce qui me concerne, il s’agira plus particulièrement de trouver comment rendre le commerce plus inclusif pour les pauvres qui vivent dans les pays en développement.
 
Lorsqu'on se penche sur l'intégration des pays en développement dans le commerce international, il apparaît clairement que celui-ci a considérablement contribué à faire reculer la pauvreté et qu'il a apporté d'immenses bénéfices à l'économie mondiale. Un certain nombre d'exemples illustrent cela.

L’amour fait loi : oui au mariage homosexuel aux États-Unis et dans le monde

Nicholas Menzies's picture
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Groupe d’encadrement sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre*
Célébration devant la Maison Blanche,
​le vendredi 26 Juin.

​​Vendredi dernier, le 26 juin 2015, la Cour suprême des États-Unis rendait une décision historique en faveur de l’égalité, en légalisant le mariage homosexuel sur tout le territoire américain. Moment de joie pour des milliers de familles, cet arrêt capital vient aussi établir le sens du principe constitutionnel d’« égale protection de la loi ». La Banque mondiale est, comme son nom l’indique, une institution mondiale de développement ; en tant que telle, elle possède un personnel qui reflète la diversité de ses pays membres. Nous saluons cette décision de la plus haute instance judiciaire des États-Unis, non seulement pour la justice qu’elle rend ainsi au personnel LGBT mais aussi parce qu’elle illustre des principes fondamentaux pour un développement durable et sans exclus.


Après le récent référendum en Irlande, le mariage homosexuel est désormais célébré ou reconnu dans 24 pays du globe. Ces États représentent l’ensemble des régions du monde — à l’exception notable de la plupart des pays d’Asie —, de l’Afrique du Sud au Mexique en passant par l’Argentine et la Nouvelle-Zélande.

En quoi le mariage est-il important ? Si l’on se réfère aux conclusions du juge Anthony M. Kennedy, qui a rédigé cette décision historique de la Cour suprême au nom de la majorité, « aucune union n’est plus profonde que le mariage, car le mariage incarne les plus hauts idéaux de l’amour, la fidélité, la dévotion, le sacrifice et la famille. En formant une union maritale, deux personnes deviennent quelque chose de plus grand que ce qu’elles étaient auparavant. » Et à travers l’institution du mariage, les familles LGBT entrent sur les radars de l’État et peuvent donc bénéficier des avantages et des protections découlant d’une telle reconnaissance.

Mais la décision de vendredi dernier laisse un goût amer : les avancées obtenues aux États-Unis et ailleurs font d’autant plus ressortir la permanence, voire l’aggravation, des discriminations en de nombreux points du globe. Les personnes LGBT sont criminalisées à des degrés divers dans 81 pays. Dans de trop nombreux pays, des lois de « propagande homophobe » ont ravivé l’ignorance, la peur et les préjugés sachant que, dans dix pays, le simple fait d’être ce que vous êtes équivaut à une condamnation à mort licite.

Le harcèlement homophobe en milieu scolaire mine les efforts de la Banque mondiale en faveur de l'égalité

Caroline Vagneron's picture

Tableau d'Ernest Katantazi Mukasa La question de l'inclusion et des apprentissages pour tous a été au cœur des discussions entourant la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur de l’éducation à l’horizon 2020 (a). L'un de ses principaux messages est le suivant : « Il est indéniablement profitable de veiller à ce que les populations défavorisées bénéficient d'une égalité des chances en termes d'apprentissage et de réussite pour que les ménages, les communautés et les nations puissent atteindre la prospérité ». Par conséquent, mettre en place des environnements scolaires adaptés à ces populations constitue un aspect essentiel de notre action visant à améliorer l'accès à l'éducation et sa qualité partout dans le monde.

En matière d’éducation, la Banque concentre ses efforts sur les filles (a), les minorités ethniques et les enfants handicapés. Mais il existe un autre facteur d’exclusion que la Banque doit prendre en considération et auquel elle doit tenter de remédier : celui du harcèlement scolaire, en particulier à caractère homophobe.

L’égalité des femmes et des hommes devant la loi : pas encore, pas partout... mais le changement est en marche

Sri Mulyani Indrawati's picture
Publié initialement en anglais sur le Huffington Post.

L’égalité des femmes et des hommes devant la loi : pas encore, pas partout…
mais le changement est en marche
Même après plusieurs décennies d’avancées vers l’égalité entre les sexes, une étude (a) a récemment montré que, dans près de 90 % des pays examinés, il existe encore dans la loi ou la réglementation des dispositions qui empêchent les femmes de mettre pleinement à profit leurs opportunités économiques.

Les autorités qui continuent d’imposer aux femmes des restrictions juridiques d’un autre temps contraignent en fait l’économie à marcher sur une seule jambe. Autrement dit, en interdisant à la moitié de la population de déployer toutes ses compétences, elles risquent de compromettre la réussite économique du pays tout entier, et pas seulement celle des femmes.