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Des labos du savoir en réseaux : développer l’innovation à la Banque mondiale

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 développer l’innovation à la Banque mondiale Aleem Walji, directeur des Laboratoires de l’innovation à la Banque mondiale, a récemment accordé un entretien au magazine Forbes et au Skoll World Forum sur ses thèmes de prédilection : l’innovation et le développement. En voici les grandes lignes.
 
Lorsque j’ai rejoint la Banque mondiale, fin 2009, c’était pour aider l’institution à réfléchir à des solutions pour soutenir plus systématiquement l’innovation. À partir de la politique d’accès à l’information dont s’était dotée la Banque, nous avons commencé par mettre au point l’initiative pour le libre accès aux données. Dès son lancement, en avril 2010, les internautes se sont rués sur ces informations mises à leur disposition dans un format permettant le traitement, la recherche et la réutilisation des données. En quelques mois, le taux de consultation de notre catalogue de données a dépassé celui de la page d’accueil de la Banque mondiale !

La science de la prestation : apprendre et réussir grâce aux données

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Devant la confusion qui entoure la notion de « science de la prestation », il est important de préciser que cette science n’est en rien une proposition « clef en main » qui repose sur l’idée d’une universalité des solutions. Par ailleurs, elle n’entend pas professer que, sur la foi d’analyses et d’éléments factuels, on aboutit à un résultat garanti.

Il y a quelques semaines, la Banque mondiale et l’Institut coréen de développement (a) ont organisé une conférence mondiale sur la science de la prestation et réuni plusieurs institutions de développement comme la Fondation Gates, la Fondation Grameen (a), l’UNICEF, le Dartmouth Center for Health Care Delivery Science (a) et la mHealth Alliance (a). Nous avons débattu à cette occasion des opportunités et des freins au développement lorsque s’il s’agit de lutter contre l’extrême pauvreté, en nous penchant notamment sur des expérimentations dans le domaine de la santé, sur le rôle de la technologie pour réduire les coûts et optimiser les effets des interventions, et sur la difficulté d’appliquer des programmes pilotes à grande échelle.

Démocratie et criminalité : un problème ancien en attente de réponses neuves

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Les troubles et les violences politiques qui sont survenus récemment dans le monde ont ravivé une question ancienne, qui est tellement simple qu’elle trouve souvent des réponses compliquées et peu convaincantes : la démocratie attise-t-elle ou, au contraire, désamorce-t-elle la violence ? Depuis des décennies, les sociologues, historiens, politologues, criminologues et économistes formulent des hypothèses sur les rapports entre ces deux concepts, et obtiennent toutes sortes de résultats.

Penchons-nous sur la relation entre démocratie et criminalité. On a affirmé que les démocraties entretiennent la criminalité (théorie du conflit), l’atténuent (théorie de la civilisation), commencent par l’exacerber avant de l’atténuer (perspective de la modernisation), n’ont aucune influence sur la criminalité (hypothèse nulle), ou une influence imprévisible qui dépend du stade de développement de leurs institutions politiques (théorie de l’avantage comparatif).

Dans une étude publiée récemment, j’avance que les nombreuses explications de la relation entre criminalité et démocratie pèchent par ce que j’estime être un problème d’« identification ». Ces différentes explications ne s’excluent pas nécessairement du fait de leurs déterminants, de leurs mécanismes et de leurs prévisions, c’est pourquoi il est si difficile d’en vérifier la validité. Les prévisions sont en outre imprécises, ce qui n’est guère étonnant s’agissant de concepts aussi fluctuants que la démocratisation, les transitions politiques et la maturité démocratique. Les diverses théories décrivent les dynamiques selon des notions assez vagues de stade précoce ou avancé et de court ou moyen terme. On aboutit ainsi à un large panel de prévisions pouvant correspondre à plusieurs hypothèses en même temps.

Nouvelles séries de données sur la pauvreté, le genre, l’emploi, la santé et autres thèmes : petit guide rapide

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Grâce à l’initiative de libre accès aux données de la Banque mondiale, nous mettons ici à votre disposition toute une masse d’informations : pour les seules séries chronologiques, vous trouverez quelque 8 000 indicateurs portant sur 200 pays environ. Mais une question revient souvent chez nos utilisateurs : « Quels indicateurs avez-vous sur le thème XYZ, et lequel dois-je utiliser de préférence ? » Un bon point de départ pour votre navigation est notre page de recherche par thème. Alternativement, si vous avez déjà une certaine connaissance de nos bases de données, consultez notre ensemble de séries chronologiques de données (a).

Mais nous avons aussi entrepris, en collaboration avec certains experts de la Banque pour des thèmes ou des régions donnés, de mettre en place des outils et tableaux de bord spécialisés pour vous permettre d’étudier plus à fond ou de comparer les indicateurs, et de cerner la réalité qui se cache derrière les chiffres. Vous trouverez ici des modes de visualisation créatifs et des moyens d’accéder facilement aux données sous-jacentes, qui vous permettront d’approfondir vos connaissances sur une diversité d’aspects touchant au développement.

Nos efforts ont jusqu’ici porté sur six domaines : pauvreté, genre, emploi, santé, inclusion financière, et cadre politique et institutionnel des pays africains. Nous nous donnons d’en couvrir d’autres, mais nous aimerions avoir votre avis en retour sur les domaines que vous aimeriez voir traités. Voici un petit guide rapide d’utilisation de ces nouvelles séries de données.

Mortalité infantile : des données récentes attestent de l’accélération des progrès

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Billet rédigé par Emi Suzuki (a)

Mortalité infantile

Selon de nouvelles estimations des Nations Unies et de la Banque mondiale, l’objectif du Millénaire pour le développement relatif à la réduction de la mortalité infantile enregistre des progrès substantiels mais encore insuffisants. 

Les dernières estimations de la mortalité infantile (a), publiées ce jour par le Groupe inter-agences de l’ONU pour l’estimation de la mortalité infantile (UN-IGME) — qui réunit l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque mondiale et la division de la Population des Nations Unies — révèlent des progrès substantiels sur le front du quatrième objectif du Millénaire pour le développement (OMD).

Tout est une question de timing : doit-on se préparer à une nouvelle crise mondiale des prix alimentaires?

José Cuesta's picture

Disponible en : English crise alimentaire

Le monde semble à nouveau retenir son souffle face à la brusque flambée des prix alimentaires, attisés par une sécheresse exceptionnelle aux États-Unis et l'absence de précipitations en Europe de l'Est[1]. Comment savoir si les toutes dernières augmentations se transformeront en une crise d'une ampleur comparable à celles que le monde a connues en 2007-2008 puis en 2010-2011 ? L'art de la prévision est délicat. La différence observée, entre hier et aujourd'hui, au niveau des prix de l'énergie — facteur qui a une influence capitale sur les cours alimentaires — incite à l'optimisme. D'autant que les gouvernements (c'est à espérer) auront appris à se méfier de toute réaction de panique, aux conséquences si douloureuses. Il n'en demeure pas moins que la volatilité des prix alimentaires mondiaux enregistrée depuis plusieurs mois, conjuguée à la faiblesse des stocks et aux alertes sur la sécurité alimentaire dans certaines régions d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, laissent présager d'un avenir assez sombre.

Conférence sur l’ouverture des données publiques : 100 intervenants de 50 pays, ou le pouvoir des idées en action

Donna Barne's picture

La deuxième Conférence internationale sur l’ouverture des données publiques (IOGDC) réunira des centaines d’experts et de partisans du libre accès aux données venus de plus de 50 pays. Cette édition portera sur les implications et l’avenir de l’open data à travers le monde, en se penchant sur le cas d’un certain nombre de villes, pays et institutions.