Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

éducation des filles

Vous voulez que les filles poursuivent leurs études ? Apprenez-leur à négocier.

David Evans's picture


Dans les pays à faible revenu, moins d’une fille sur trois est inscrite dans un établissement d’enseignement secondaire. Les interventions visant à améliorer l’accès des filles à l’éducation portent généralement sur des programmes de transferts monétaires, comme au Malawi ou au Népal. Et si l'on essayait plutôt de faire en sorte que les filles défendent elles-mêmes leurs intérêts en leur apprenant les rouages de la négociation ? Nava Ashraf, Natalie Bau, Corinne Low et Kathleen McGinn ont tenté d’explorer cette piste avec une expérience menée récemment en Zambie. L’article intitulé Negotiating a Better Future: How Interpersonal Skills Facilitate Inter-Generational Investment présente les résultats de cette étude. L’expérience a consisté en une formation destinée à des élèves de huitième année (premier cycle du secondaire) et composée de six séances de deux heures chacune, organisées en dehors des heures de cours. La formation, assurée par des femmes du pays diplômées, visait à inculquer à ces jeunes filles quatre grands principes de la négociation, grâce à des discussions, des jeux de rôle, des activités de communication narrative et des jeux.

Les menstruations, source d’absentéisme scolaire dans le monde

Oni Lusk-Stover's picture
Élève dans une école primaire de Freetown, Sierra Leone. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, en Afrique subsaharienne, une fille sur dix ne va pas à l’école pendant son cycle menstruel, ce qui correspond, d’après certaines estimations, à 20 % du temps scolaire perdu sur une année.

Nombre de filles abandonnent complètement l’école lorsqu’elles sont réglées. Serait-ce par manque d’installations, d’informations ou de produits d'hygiène que les jeunes filles perdraient 20 % de leur temps scolaire par an ?
 

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il faut réduire les écarts entre hommes et femmes

Sri Mulyani Indrawati's picture

A woman in a Niger village cooks for her family. Photo © Stephan Gladieu/World Bank

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.

La situation des filles et des femmes dans le monde en 2016 est meilleure qu’en 2006. Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde et certainement pas partout, notamment dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles.

Le constat est particulièrement frappant quand on s’intéresse aux opportunités économiques : les inégalités hommes-femmes dans l’accès à l’emploi et aux financements et dans les entreprises sont certes une entrave à l’épanouissement des individus mais elles freinent aussi le développement des économies — alors même que le monde a cruellement besoin de croissance et de nouveaux emplois.

La Banque mondiale reçoit Michelle Obama et dévoile un plan de 2,5 milliards de dollars pour l’éducation des adolescentes

Donna Barne's picture
Cette page en : English | العربية | Español
La Première dame américaine, Michelle Obama, était au siège de la Banque mondiale.

Il faut soutenir l’éducation des filles car c’est l’un des investissements les plus judicieux qu’un pays puisse faire. C’est ce message fort que Michelle Obama a livré ce matin avec passion devant l’assemblée nombreuse qui s’était réunie dans l’atrium de la Banque mondiale pour un événement spécial organisé en marge des Réunions de printemps. 

La Première dame des États-Unis ne s’est pas trompée de public, en s’adressant à un aréopage de ministres des finances et du développement, d’experts du développement, de dirigeants de la société civile et du secteur privé, et de journalistes. 
 

Réagissez aux discussions du moment