Syndicate content

Environnement

Pourquoi nous devons sauver les océans

Sri Mulyani Indrawati's picture

Disponible en English

Quel meilleur endroit que la ville sud-africaine du Cap pour se pencher sur le cas des océans ? Avec la majestueuse chaîne montagneuse des Douze Apôtres en toile de fond, seule une rue étroite nous séparait du littoral atlantique qui embrasse la ville. Le 20 mars dernier, j’ai participé à la première réunion de la Commission mondiale des océans. Ce nouveau groupe international indépendant et de haut niveau s’est donné pour ambition de trouver des solutions à l’enjeu que constitue la protection de la haute mer.

Lorsque le ministre sud-africain Trevor Manuel m’a invitée à rejoindre la Commission en qualité de commissaire, je n’ai pas hésité. Je suis indonésienne et je ne comprends que trop bien les problèmes et la valeur des océans. À la Banque mondiale, nous œuvrons au déploiement d’un Partenariat mondial pour les océans (PMO), une coalition qui rassemble plus de 125 groupes et qui cherche à renforcer les investissements et la collaboration pour améliorer la santé des océans, dans le but de faire reculer la pauvreté.

Qu’est-ce qui coûte 260 milliards de dollars par an à la planète ?

Guy Hutton's picture

Disponible en English, Español


De nos jours, l’accès à un téléphone portable est plus répandu que l’accès à des sanitaires. Au rythme actuel, on manquera à près d’un demi-milliard de personnes près la cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relative à l’assainissement. Quant à la cible relative à l’eau potable, même si elle a été atteinte dès l’année dernière, on compte encore près d’un milliard de personnes dans le monde qui sont privées d’accès à une source d’eau potable améliorée.

Les experts de l’eau et de l’assainissement n’ignorent rien de ces statistiques, pas plus que la communauté du développement en général. Mais ce que l’on appréhende sans doute moins bien, c’est le coût économique de cette crise de l’eau et de l’assainissement.

Pour les pays en développement, le manque d’assainissement et d’approvisionnement en eau entraîne des pertes annuelles avoisinant 260 milliards de dollars (a), soit 1,5 % de leur PIB. La réalisation simultanée des OMD en matière d’eau et d’assainissement représenterait un gain supérieur à 60 milliards de dollars par an sachant que, pour un dollar investi, des interventions conjointes sur ces deux plans rapportent 4,3 dollars.

L’essentiel des gains réalisés (plus de 70 %) tient au temps économisé dans les déplacements pour atteindre les installations sanitaires et les équipements d'alimentation en eau, ainsi que dans l’attente une fois arrivé à destination.

L’IDA dresse le bilan des progrès et évoque les étapes à venir

Axel van Trotsenburg's picture

Disponible en English, Español

IDA16 Mid-Term Review
Examen à mi-parcours d’IDA-16. De droite à gauche : Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Axel van Trotsenburg, vice-président pour les financements concessionnels à la Banque mondiale. Crédit photo : Abidjan.net

Il y a deux semaines, un consortium de pays donateurs et emprunteurs se sont rencontrés pour dresser le bilan des progrès réalisés par rapport aux engagements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. (Si vous ne savez pas ce qu’est l’IDA, cliquez ici). Cette réunion importante a permis un examen à mi-parcours d’« IDA-16 » : c’est ainsi que l’on nomme la Seizième reconstitution des ressources de l’IDA, qui couvre la période allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014 et permet à la Banque mondiale d’accorder aux 81 pays les plus pauvres de la planète des dons et des prêts sans intérêt pour qu’ils engagent des travaux destinés à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

Océans : parlons moins et faisons plus

Rachel Kyte's picture

Taina Tagicakibau, Secrétaire permanente du Ministère de l'environnement des Fiji, s'adresse au public durant Rio+20 afin d'expliquer l'urgence et le besoin d'actions pour protéger les océans. Photos: Mariana Kaipper Ceratti/Banque mondiale

Taina Tagicakibau, Secrétaire permanente du Ministère de l'environnement des Fiji, s'adresse au public durant Rio+20 afin d'expliquer l'urgence et le besoin d'actions pour protéger les océans. Photos: Mariana Kaipper Ceratti/Banque mondiale

 

La conférence Rio+20 aura connu une journée d’une importance capitale pour les océans. À l’heure où les négociations sur le projet de déclaration finale de la conférence entrent dans une phrase cruciale, je suis heureuse de voir un dossier passer du débat sur les mots à celui sur l’action. Organisé en marge de la conférence Rio+20 et réunissant ceux qui réfléchissent et agissent sur les problématiques liées au milieu marin, le Forum mondial sur les océans m’a donné l’occasion de rendre publique la naissance officielle du Partenariat mondial pour les océans.

Lire : Plus de 80 nations, entreprises privées et organisations internationales soutiennent officiellement le Partenariat mondial pour les océans

Que sortira-t-il de Durban ? Par Andrew Steer

Près de 20 000 personnes sont attendues dans les deux prochaines semaines à Durban à l’occasion du nouveau cycle annuel de négociations sur le changement climatique. À quels résultats parviendront-elles? À pas grand chose, si l’on en croit les pronostics pessimistes de la presse. Les pessimistes ont-ils raison? Non, pas nécessairement.

 

Les résultats souhaitables

En voici la liste. Il s’agit de mesures pratiques inscrites à l’ordre du jour et susceptibles d’affecter très rapidement la vie des populations :