Syndicate content

Faim

Pour nourrir l’humanité de demain, mobilisons toutes les énergies

Juergen Voegele's picture
Cette page en : English | Español | 中文 | العربية

Une personne sur neuf souffre de dénutrition, plus d’un milliard de personnes sont sous-alimentées et 3,1 millions d’enfants meurent chaque année de malnutrition et de la faim. Voilà qui donne à réfléchir en cette Journée mondiale de l’alimentation.

Cette situation constitue un frein considérable au développement : le ventre vide ou mal nourries, les populations sont moins susceptibles d’améliorer leurs moyens de subsistance, de prendre convenablement soin de leurs proches, de mener une vie saine et épanouie et de sortir de la pauvreté.

Regardez et partagez notre galerie-photo sur Facebook.

Le gaspillage alimentaire : un problème plus grave qu’il n’y paraît

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | Español



Voici un chiffre qui devrait nous mortifier : nous gâchons plus d’un tiers de la nourriture produite dans le monde. Cela représente entre 400 et 500 calories par personne et par jour pour les pays en développement, et jusqu’à 1 500 calories dans les pays développés.

Comment accepter un tel gaspillage, quand on sait que 842 millions d’êtres humains — dont 98 % vivent dans des pays en développement — ne mangent toujours pas à leur faim ?
Concrètement, les causes de ce dysfonctionnement ne sont pas partout les mêmes : dans les pays en développement, elles tiennent aux modes de production ou d’acheminement vers les marchés, parce que les opérateurs n’ont pas les infrastructures ou les installations de stockage adaptées ; dans les pays riches, il faut plutôt incriminer la grande distribution ou les consommateurs eux-mêmes.
Réagissons. Chacun de nous, dans chaque pays, peut et doit gaspiller moins d’aliments et contribuer ce faisant à la lutte contre la pauvreté (a) et la faim.

Les enjeux sont considérables : un individu qui ne consomme pas les bonnes calories ne peut pas mener une vie active, épanouissante et productive. Près de 2 milliards d’êtres humains présentent des carences en micronutriments, ces vitamines et minéraux indispensables pour le développement physique et intellectuel. Comment un enfant ou un adulte sous-alimenté pourrait-il déployer tout son potentiel, s’extraire de la pauvreté et participer au développement de son pays ?

Retards de croissance dus à la malnutrition : le visage de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture

Dans le monde, 165 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge, une conséquence directe de la malnutrition chronique. Les atteintes se manifestent pendant la grossesse et au cours des deux premières années de la vie, enclenchant un processus irréversible sans guère d’espoir de rattrapage, avec le risque d’avoir compromis à jamais l’épanouissement de l’individu.

Nous savons que la malnutrition tue et qu’elle entretient la pauvreté et ralentit la croissance économique. Près de la moitié des décès d’enfants dans le monde découle de la malnutrition. J’ai pu constater dans mon pays natal, l’Indonésie, à quel point les retards de croissance dus à la malnutrition étouffent dans l’œuf toute perspective d’avenir pour les enfants qui en sont victimes. Un enfant qui souffre de malnutrition réussira moins bien à l’école que ses camarades mieux nourris et décrochera plus tôt, compromettant ainsi ses chances de gagner correctement sa vie plus tard. Des données recueillies au Guatemala montrent que les garçons correctement alimentés avant leurs trois ans gagnent pratiquement 50 % de plus que les autres à l’âge adulte et que, dans la même situation, les filles ont plus de chances d’obtenir une source indépendante de revenu et sont moins susceptibles de vivre dans un ménage pauvre.

La malnutrition obère l’avenir des individus et des nations. Selon des estimations récentes, ses effets coûteraient jusqu’à 11 % du produit national brut en Afrique et en Asie. Pour mettre fin à l’extrême pauvreté et œuvrer pour une prospérité partagée, le monde doit s’engager à enrayer le fléau de la malnutrition et ses conséquences délétères sur la croissance des enfants. Cette semaine, se tient à Londres une manifestation de haut niveau sur cet enjeu crucial, à laquelle je participerai.

L’accès à la nourriture est un besoin de l’être humain

Ngozi Okonjo-Iweala's picture

Je sais ce qu’est la faim : j’étais adolescente pendant les terribles années de la guerre du Biafra au  Nigeria.

Comme tant d’autres en temps de guerre, ma famille a tout perdu. Aurions-nous de quoi manger ? Cette question, nous nous la posions tous les jours. J’ai vu beaucoup d’enfants mourir du kwashiorkor ou d’autres maladies parce qu’ils n’avaient pas assez à manger. 

Stopper l’escalade des chiffres de la faim

Olivier Puech's picture

 

Pour tous ceux qui sont au bord de la faim chronique, chaque seconde compte.

 

Les chiffres qui défilent sur ce cadran représentent le nombre de personnes dans le monde qui basculent dans un état de sous-alimentation. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il y a déjà près d’un milliard d’individus qui sont dans l’incapacité de mener une vie active normale faute d’une alimentation suffisante (les chiffres du cadran correspondent à une extrapolation des estimations 2010 de la FAO).