Syndicate content

femmes

Quand vous aurez vu ces vidéos, vous direz « Merci maman ! »

Michelle Pabalan's picture
Cette page en : English | العربية

Katya with her granddaughter (From the documentary "The Face of Poverty in Europe and Central Asia"J’ai de la chance. J’ai toujours eu des discussions d’une grande richesse avec mes parents et en particulier avec ma mère.

Une fois, je venais de rentrer de l’école, et elle m’a ordonné de rester loin de l’ordinateur. Étonnée, je lui ai demandé pourquoi, et elle m’a répondu : « Ton père a dit qu’il avait un virus, je ne veux pas que tu tombes malade ».

Je lui ai alors expliqué ce qu’était un virus informatique, et nous avons éclatées de rire. Elle a souri puis a dit : « Maintenant, à table ! ».

Ça a été un moment mémorable, une anecdote que je ressers régulièrement lors de nos réunions de famille… Surtout, il révèle ma mère dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même : une maman géniale. Ses enfants passent toujours avant tout le reste. J'ai bien sûr eu des hauts et des bas au cours de ma vie, et j’ai fini par comprendre que s'il existe une chose au monde qui puisse véritablement soulever des montagnes, c'est bien l’amour d’une mère.

Parce que de nombreux pays célèbrent la Fête des mères ce mois-ci, nous avons décidé de rendre hommage à ces femmes en présentant une série de portraits de mères qui, partout dans le monde, réussissent à contourner les obstacles pour leurs enfants. L’histoire de mères qui se dévouent corps et âme pour leur famille, ou encore l'histoire de jeunes filles qui, grâce à leur mère, ont trouvé la force et l'inspiration nécessaires pour réaliser leurs rêves. 

Pour des entreprises meilleures, des économies plus robustes : mesurer l'impact de l’inégalité hommes-femmes sur la rentabilité

Elizabeth Gibbens's picture
Cette page en : العربية | English | Español | 中文

Mujeres y la economía © Odebrecht.Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants et leurs employés et qui traitent avec des entrepreneuses gagnent en rentabilité, en créativité et en viabilité, ont convenu les intervenants d’une table ronde portant sur les inégalités hommes-femmes et l’économie et organisée cette semaine par le Groupe de la Banque mondiale à Washington.
 
Sheikh Abdullah al Thani, président du Groupe Ooredoo, Cherie Blair, fondatrice de la Cherie Blair Foundation for Women, et Beth Comstock, vice-présidente et directrice marketing chez General Electric, ont défendu avec conviction la participation des femmes à l’économie.

Qui sont les femmes qui vous inspirent le plus ?

Michelle Pabalan's picture
Cette page en : English | العربية | Español

Pensez-y une minute. Combien de femmes font partie des personnes qui vous inspirent jour après jour ? Qui sont-elles ? Dans quel contexte les avez-vous rencontrées ? L'une d'elles était-elle ouvrière de construction sur un chantier en Jamaïque ? Ou bien sage-femme au Soudan, ou encore créatrice de bijoux au Costa Rica ? Peut-être était-elle étudiante en Inde, ou entrepreneuse en Égypte ?

Lorsque quelqu'un nous demande de citer les personnes qui nous inspirent le plus, la plupart d'entre nous pensons instantanément à des personnalités publiques, des hommes ou des femmes politiques, des célébrités, des chefs de files qui ont bouleversé le cours des choses et dont les noms resteront dans l'Histoire. Pourtant, ceux qui influencent le plus profondément la façon dont nous pensons et dont nous faisons nos choix sont souvent de simples individus dont nous avons eu la chance de croiser le chemin. Leur façon d'être et d'agir nous inspire respect et admiration. C'est pour cette raison que nous essayons de leur ressembler. Ces individus, peu importe qu'ils soient de sexe féminin ou masculin, nous insufflent une force qui nous pousse à avancer.

Nous célébrons cette semaine la Journée internationale de la femme. À cette occasion, nous vous invitons à découvrir 11 portraits de femmes du monde entier qui ont fait des progrès incroyables pour atteindre les objectifs qu'elles se sont fixés avec des effets durables sur la vie de leurs enfants, de leurs familles et de leurs communautés.

Comment donner du travail à 865 millions de femmes

Nasim Novin's picture
Cette page en : English | العربية | Español


Un soir, j'ai retrouvé mon amie Asma'a dans un café très prisé du Caire surplombant le Nil. Comme beaucoup de jeunes Égyptiens que j'ai rencontrés cet été-là, Asma'a est intelligente, motivée et… sans emploi. Après avoir décroché un diplôme de droit, elle a postulé sans succès à un nombre incalculable de postes, et quasiment abandonné tout espoir de trouver un emploi correspondant à sa formation. Ce soir-là, elle était particulièrement contrariée, car ses parents lui avaient interdit d'accepter un emploi de serveuse, jugeant ce travail moralement inacceptable. Plus découragée que jamais, Asma'a m'a confié qu'elle serait prête à accepter n'importe quel emploi, juste pour pouvoir travailler.

Asma'a fait partie des 865 millions de femmes dans le monde qui possèdent tout le potentiel nécessaire pour contribuer pleinement à l'économie mondiale. Ces femmes constituent une ressource précieuse pour générer de la croissance économique et nourrir le développement. Pourtant, la sous-utilisation de leurs compétences freine bon nombre de pays.

Un an après le viol de New Delhi

Maria Correia's picture
Cette page en : العربية | Español

Pendant quelques années encore, le 16 décembre 2012 évoquera ce jour fatidique où six hommes ont sauvagement violé une jeune étudiante de 23 ans à bord d’un bus à New Delhi. La jeune femme succombera à ses blessures 13 jours plus tard. Ce fait divers tragique a secoué toute la nation et suscité une vague de protestations sans précédent dans la capitale comme dans l’ensemble du pays, plaçant l’Inde à la une de l’actualité internationale. Car il a rappelé à chacun d’entre nous que la violence à l’encontre des femmes est l’une des premières causes de mortalité féminine dans le monde.

Un an après ce qui est devenu le « viol de New Delhi », l’heure est au bilan : quatre des agresseurs de la jeune femme ont été condamnés à mort en septembre, mais les violences contre les femmes ont-elles disparu ? Les protestations et les appels au changement ont-elles eu un effet tangible dans le pays ?

L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

Sri Mulyani Indrawati's picture

 

Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

Le défi est de taille mais des jeunes sont déterminés à mettre fin aux violences faites aux femmes au Népal

Ravi Kumar's picture
Cette page en : Español

Hackathon au Népal
C’est un dimanche d’orages et de grèves à Katmandou, mais aussi une journée de hackathon (a) consacrée à un fléau silencieux : celui des violences dont sont victimes les femmes. Pour pouvoir participer à ce rassemblement, certains ont dû se lever à cinq heures du matin et parcourir plus de 12 kilomètres à pied afin de se rendre au Trade Tower Business Center de Thapathali. Voilà de quoi trouver force et inspiration.

Jeunes et solides, ces participants bénévoles sont déterminés à s’attaquer, grâce à la technologie, à des problèmes profondément enracinés dans l’ordre patriarcal de la société népalaise. Je viens moi-même de ce pays et j’ai malheureusement été témoin de ces violences à de nombreuses reprises. Au Népal, un tiers des femmes mariées ont subi une forme de violence psychologique, physique ou sexuelle dans le cadre conjugal.

Mais les choses vont changer, et ce hackathon en est un signal fort.

Unir nos forces pour vaincre les violences faites aux femmes en Asie du Sud

Maria Correia's picture
Cette page en : العربية | Español | 中文

Au Népal, 77 % des faits de violences à l'encontre des femmes se produisent à l'intérieur du cadre familial.

La violence à l’égard des femmes est un problème omniprésent dans le monde. Chez les femmes âgées de 19 à 44 ans, elle tue plus que les guerres, le cancer ou les accidents de voiture. En Asie du sud, ce fléau est largement répandu et persiste sous de nombreuses formes, comme le montrent les chiffres suivants :

  • Chaque semaine, au Bangladesh (a), plus de dix femmes sont victimes d’attaques à l’acide.
  • En Inde (a), 22 femmes sont assassinées chaque jour pour des questions de dot.
  • Au Sri Lanka (a), 60 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques.
  • Au Pakistan, plus de 450 femmes et filles meurent chaque année à la suite de « crimes d’honneur ».
  • Et au Népal (a), il arrive encore fréquemment que les parents vendent leurs filles dès l’âge de 6 ou 7 ans pour qu’elles deviennent des domestiques.

Nous ne pouvons pas tolérer que cela continue ainsi.

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemple

Sri Mulyani Indrawati's picture

Mettre fin à l’extrême pauvreté : quand un petit village indien montre l’exemplePhoto: Nandita Roy / Banque mondiale
« Il y a encore cinq ans, j’étais invisible », me raconte Kunta Devi, assise bien droite contre le mur de sa minuscule hutte de terre. Je suis assise par terre, en face d’elle. « Aujourd’hui, les gens m’appellent par mon nom et non plus uniquement par celui de mes enfants ».

Nous sommes dans un petit village de l’est de l’État indien du Bihar. Cette mère de huit enfants appartient à une caste d’exclus, parmi les plus fragiles d’Inde. Elle évoque le jour où, voici quelques années, son mari a perdu son travail à la suite d’un accident. Sa famille, qui avait déjà du mal à joindre les deux bouts, a alors sombré dans la faim et dans la pauvreté. Pour survivre, cette femme pauvre habituée à vivre dans l’ombre a fait preuve d’une audace incroyable : elle a rejoint un groupe d’entraide féminine de son village et emprunté de quoi élever quelques chèvres. Avec l’argent gagné, elle a pu rembourser son premier emprunt et renouveler l’opération, cette fois-ci pour louer un champ où cultiver des céréales. Puis elle a dû emprunter à nouveau, pour soigner un membre de sa famille tombé malade. Aujourd’hui, Kunta Devi a plusieurs sources de revenu et des tas de projets, notamment ouvrir un petit restaurant le long d’une route passante et déménager. Deux de ses fils viennent en effet de se marier et elle ne peut plus loger tout ce petit monde.

« Women Deliver » : Investir dans la santé génésique

Jeni Klugman's picture
Cette page en : English | Español | العربية
Disponible en : عربي

« Women Deliver » : Investir dans la santé génésique Cette semaine, j’ai eu le plaisir de me rendre à Kuala Lumpur, en Malaisie, pour prendre part à la conférence Women Deliver 2013 (a) : il s’agissait de la plus vaste assemblée mondiale de la décennie axée sur la santé et sur le bien-être des filles et des femmes. Cet événement a réuni plusieurs milliers de personnes venues de 140 pays, dont de nombreux ministres et parlementaires, dans le but de créer une impulsion et de susciter un engagement politique pour les droits et la santé génésique des filles et des femmes.

Des personnalités fortunées et puissantes se sont exprimées (Melinda Gates, Chelsea Clinton…) mais pas seulement : celles que l’on entend rarement — jeunes, minorités sexuelles, veuves, femmes handicapées ou séropositives — ont également pris la parole. La passion qui animait tous les participants (dont, soit dit en passant, 40 % étaient des hommes, ce qui constitue une proportion non négligeable pour une conférence consacrée aux femmes) a véritablement été une source d’inspiration pour moi. Tout cela m’a aussi rappelé à quel point l’expérience que j’ai connue quand j’ai eu mes enfants, en toute sécurité et dans de bonnes conditions sanitaires, était éloignée de la réalité de plusieurs millions de femmes à travers le monde. 

Pages