Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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égalité des genres

L’avenir est entre ses mains

Bassam Sebti's picture
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Seasme Street - L'avenir est entre ses mains

On dit d’elle qu’elle a des idées bien arrêtées. Elle s’appelle Shams, est pleine d’entrain et d’énergie, et a des rêves d’avenir ambitieux. La petite fille aide les autres enfants et les encourage à apprendre et à jouer.

Mais Shams n’est pas une vraie petite fille. C’est une marionnette, l’un des personnages les plus populaires d’Iftah Ya Simisim, la version arabe de la célèbre série américaine pour enfants Sesame Street, qui a été lancée dans le monde arabe dans les années 80.

Une nouvelle stratégie pour lutter contre les inégalités hommes-femmes

Sri Mulyani Indrawati's picture
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void(0)Les données le prouvent : quand les pays accordent autant d’importance aux filles et aux femmes qu’aux garçons et aux hommes, quand ils investissent dans la santé, l’éducation et le développement des compétences de la population féminine, quand ils offrent aux femmes de plus grandes opportunités de participer à l’économie, de gérer les revenus, de posséder et de diriger une entreprise, les filles et les femmes sont loin d’être les seules à en bénéficier : les effets positifs s’étendent à leurs enfants et à leur famille, à leur communauté, à la société et à l’ensemble de l’économie.

Telle est la vision sous-tendant la nouvelle Stratégie pour le genre et l’égalité des sexes du Groupe de la Banque mondiale, qui définit une trajectoire ambitieuse pour améliorer les opportunités offertes aux filles et aux femmes — un impératif certes moral mais également vital pour le développement économique.

Élaborée après des mois de consultations dans 22 pays avec les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs, cette nouvelle stratégie s’appuie sur un corpus de données attestant du poids financier à l’échelle mondiale de la persistance des écarts entre les hommes et les femmes. Un surcoût évitable.

Genre et égalité des sexes dans les écoles thaïlandaises : sommes-nous ce que l’on nous a appris ?

Pamornrat Tansanguanwong's picture
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Alors que j’attendais un enseignant avec lequel j’avais rendez-vous pour une interview dans une école du fin fond de la Thaïlande, le spectacle des élèves en train de déjeuner m’a rappelé mes années d’écolière. Je me suis mise à discuter avec les enfants et je leur ai demandé ce qu’ils voulaient faire plus tard. « Docteur », a répondu un garçon. « Moi, quand je serai grande, je veux être infirmière », a dit une fille. Leurs réponses m’ont amenée à me demander à quel âge nos systèmes de valeurs masculin/féminin prenaient forme.
 
La famille et l’école sont les institutions clés au sein desquelles les jeunes enfants assimilent les normes sociales. L’école, en particulier, est le cadre dans lequel les enfants socialisent et découvrent les valeurs et relations sociales, et notamment celles qui sont associées aux sexes.
 
Si l’on croit savoir que l’école joue un rôle capital dans la formation de ces valeurs, il n’y a guère eu d’études empiriques consacrées à ce sujet en Thaïlande.

Les femmes et le vélo : la solution pour les personnes restées au pays à la suite du raz-de-marée humain en Méditerranée

Leszek J. Sibilski's picture

Le monde entier est hypnotisé par les efforts désespérés que déploie le continent européen pour faire face au nombre croissant de réfugiés et de migrants qui arrivent d'Afrique et du Moyen-Orient. Pourtant, rares sont ceux qui pensent à la détresse des personnes restées au pays, aux prises avec les violences et les persécutions, ou de celles qui se trouvent toujours dans des camps de réfugiés. Certains estiment que ce sont ces personnes restées au pays qui sont la solution et sauveront l'avenir du Moyen-Orient et de l'Afrique, et qu'un excellent moyen de les aider serait de leur donner des vélos.

//www.middleeasteye.net/news/women-yemen-peddle-right-bike-1871266777#sthash.4alYKG2m.dpuf« Je vais vous dire ce que je pense du vélo. Je pense qu'il a fait plus pour l'émancipation des femmes que toute autre chose au monde. Il donne aux femmes une sensation de liberté et de confiance en soi. » – Susan B. Anthony

Pour la seule année 2015, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés a rapporté que, parmi les 520 957 personnes qui ont tenté de traverser la Méditerranée, 2 980 sont décédées ou ont disparu. On estime que 18 % de ces migrants sont des enfants et 13 % sont des femmes. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, environ 200 000 réfugiés supplémentaires prévoient de tenter la traversée d'ici la fin 2015. La vague humaine vertigineuse qui déferle sur la région est donc loin de retomber.

Aujourd'hui, il existe de nombreux conflits armés internes et entre pays voisins dans le monde, et la plupart d'entre eux se concentrent dans deux régions : le Moyen-Orient et l'Afrique. Les tentatives désespérées que déploient tant de Syriens pour fuir le régime de Bachar el-Assad et la terreur de l'État islamique pour rejoindre la sécurité de l'Europe ont capté l'attention du monde entier. Toutefois, les Syriens ne sont pas les seuls à mériter notre compassion. Bien que l'intérêt international pour l'Afghanistan se soit étiolé et que la plupart des troupes étrangères aient quitté le pays, la guerre ne fait qu'empirer. De plus, on assiste à un afflux de réfugiés désespérés en provenance d'Érythrée, d'Iraq, de Libye, du Nigéria, du Pakistan, de Somalie, du Soudan, de Gambie et du Bangladesh qui ont autant droit au statut de réfugié que les autres.

L’égalité entre hommes et femmes dans les transports profite à l’économie

Catalina Crespo-Sancho's picture
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L’égalité économique des femmes et des hommes est bénéfique à l’économie. Les femmes jouent à l’évidence un rôle fondamental dans l’économie mondiale.
 
Elles représentent une importante source de croissance et d’opportunités économiques. Non seulement elles participent à l’économie formelle, mais elles s’acquittent aussi de tâches indispensables et non rémunérées lorsqu’elles s’occupent de leur famille et de leur foyer. Il a été démontré que, lorsque les opportunités s’améliorent dans l’éducation (a), la santé (a), l’emploi et les politiques publiques, le niveau de vie des femmes et de la communauté dans laquelle elles vivent s’accroît également, ainsi que le bien-être économique et social du pays dans son ensemble.
 
Cependant, on ne s’intéresse que depuis peu à la relation entre le genre et l’infrastructure, notamment l’infrastructure de transport, et au rôle de cette dernière dans le bien-être socio-économique d’un pays.

Les réseaux de transport constituent l’un des éléments les plus importants de l’infrastructure d’un pays, et ils sont indispensables à la lutte contre la pauvreté et à la promotion de l’égalité. En général, l’infrastructure de transport sert essentiellement à acheminer les marchandises, à accéder à des personnes, à des services et au commerce, dans l’objectif d’apporter la prospérité économique à un pays. Mais ce n’est qu’au cours des cinq à dix dernières années que les décisions d’investissement portant sur des projets d’infrastructure ont commencé à prendre en compte les femmes.

À mesure que la place des femmes dans l’économie d’un pays s’accroît, il devient essentiel de répondre à leurs besoins de transport si l’on veut promouvoir la croissance et la prospérité économiques.

Le changement climatique est une histoire humaine racontée d'un point de vue masculin

Jing Guo's picture
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 Femme récoltant du blé (Meena Kadri vía Flickr commons).

Événements climatiques extrêmes, pénuries d’eau, récoltes moins abondantes, propagation plus rapide des maladies infectieuses… Le changement climatique a de nombreuses répercussions sur la vie humaine. Ce n’est pas seulement un problème environnemental. Le changement climatique, c’est une histoire humaine.
 
Cependant, le changement climatique ne nous affecte pas tous dans les mêmes proportions : les femmes sont plus vulnérables que les hommes, car elles constituent 70 % de la population mondiale pauvre et sont davantage tributaires pour leur survie et leurs moyens de subsistance (a) de ressources naturelles qui sont en train de s’épuiser sous l’effet du changement climatique. 

Les femmes étant bien plus touchées que les hommes, elles devraient pouvoir s’exprimer autant qu’eux, voire davantage, dans les débats publics sur le changement climatique. Mais on prête peu d’attention à ce qu’elles ont à dire.

Pour un système alimentaire capable de nourrir chacun d’entre nous, partout, tous les jours

Juergen Voegele's picture
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Que vous soyez producteur ou consommateur de denrées alimentaires et quel que soit l’endroit où vous vivez, vous êtes certainement d’accord avec moi : l’humanité a besoin d’un système alimentaire en mesure de nourrir chaque individu, tous les jours, partout dans le monde.

D’autant qu’un tel système est porteur d’emplois et de revenus supérieurs pour les petits exploitants et les habitants des zones rurales, qui constituent 78 % des pauvres de la planète. Car l’on sait qu’une croissance enracinée dans l’activité agricole est 2 à 4 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance émanant d’autres secteurs. Un système alimentaire efficace permet aussi d’améliorer la nutrition, de préserver les ressources naturelles et même de faire partie des solutions pour endiguer le changement climatique.

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Quentin Wodon's picture
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Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Le 22 juillet, le gouvernement britannique et l’UNICEF ont organisé conjointement le premier Girl Summit (a), une conférence qui vise à mobiliser les efforts de lutte contre les mariages précoces et forcés, ainsi que contre les mutilations sexuelles féminines. D’après un rapport de 2013 de l’UNICEF, 30 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales au cours de la prochaine décennie. De récents rapports publiés par l’UNFPA (a) et l’UNICEF (a) indiquent que plus d’un tiers des filles sont mariées avant qu’elles aient 18 ans.

Une sur trois : Indignez-vous !

Marina Galvani's picture
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Circumstance © Hanifa AlizadaL'exposition « Une sur trois » a été inspirée par le travail d'une jeune photographe afghane, Hanifa Alizada (a). J'ai choisi d’illustrer ce billet avec l’une de ses œuvres, intitulée « Circonstances », parce que je trouve qu'elle rend particulièrement bien compte du chemin long et douloureux que constitue notre lutte contre les violences faites aux femmes, fléau d’une intensité inouïe et qui frappe le monde entier. L'exposition montre que cette violence n’est pas circonscrite à une classe socioéconomique spécifique. Généralisée, elle ignore l'origine ethnique, la religion et le niveau d'éducation. C’est un fléau qui transcende les frontières.
Une nouvelle publication de l'Organisation mondiale de la santé révèle que près de 35 % des femmes du monde entier (une sur trois) subissent des violences au cours de leur vie, principalement de la part de leur mari ou de leur partenaire intime, avec des conséquences immenses sur le plan personnel et économique.
 
Si un événement aussi atroce que le viol collectif d’une jeune fille dans un bus peut défrayer la chronique, c'est en réalité dans son propre foyer qu'une femme est le plus en danger. Selon les estimations, les pertes de productivité liées à ces violences représentent de 1,5 à 2 points de PIB, c'est-à-dire à peu près ce que la plupart des pays en développement consacrent à l'éducation primaire. 

 Avec l'exposition « Une sur trois », le Programme artistique du Groupe de la Banque mondiale veut utiliser le vecteur de l’art pour susciter des engagements contre les violences faites aux femmes et encourager à l’action. 
 
L'exposition met en scène une série de données factuelles et près de 80 œuvres d'art à la fois puissantes et toutes en nuances qui explorent les différentes manières dont la violence affecte la vie des femmes et des filles du monde entier. 
 
À l’instar des peintures de Laben John (a) (Papouasie-Nouvelle Guinée), certaines de ces œuvres illustrent l'impact de la violence domestique sur les enfants, qu'ils la vivent ou en soient témoins ; d’autres, comme la sculpture de Freddy Tsimba (République démocratique du Congo), évoquent le recours aux violences sexistes et sexuelles comme armes de guerre. 

Nasheen Saeed (Pakistan) décrit dans son travail les graves négligences dont souffrent de nombreuses jeunes filles dans leur propre famille, simplement parce que ce sont des filles. 

Les photographes Kay Cernush (États-Unis) et Karen Robinson (Royaume-Uni) abordent le thème du trafic d'êtres humains par le biais de portraits intimes de jeunes femmes convaincues de partir à l'étranger par de fausses promesses de vie meilleure.

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