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Ces questions qui me taraudent

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Des villageois visitent l’école Anando à Kashadaha (Bangladesh). © Dominic Chavez/Banque mondiale


Pour la première fois depuis la crise financière, l’économie mondiale a de bonnes chances de tourner à plein régime ou presque en 2018, comme nous l’avons indiqué dans notre dernière édition des Perspectives économiques mondiales

Le retour de la croissance mondiale est une bonne nouvelle pour le combat que nous menons contre la pauvreté et en faveur d’une prospérité partagée dans le monde entier. Reste que je nourris des inquiétudes lancinantes face à un certain nombre de processus à l’œuvre.

En premier lieu, on assiste à travers le monde à une montée des aspirations individuelles. Il faut se réjouir de cet essor des aspirations. Conjuguées aux opportunités, elles peuvent insuffler du dynamisme et donner lieu à une croissance économique durable et solidaire. Mais je crains, comme semblent l’indiquer les travaux de recherche, que les attentes frustrées de leurs populations n’entraînent les pays sur la voie de la fragilité, des conflits, de l’extrémisme et de la migration.

Pourquoi, malgré une croissance mondiale qui devrait être soutenue en 2018, les inquiétudes demeurent : 10 graphiques pour comprendre

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La croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2018, après l’accélération à 3 % enregistrée en 2017 du fait de la reprise conjoncturelle observée dans plus de la moitié des économies de la planète, tandis que le commerce international a connu une embellie remarquable sur fond de redressement des investissements.
 
Alors que la conjoncture s’améliore pour les pays exportateurs de produits de base, la croissance devrait repartir dans les pays émergents et en développement. Mais l’éventualité d’un ajustement désordonné des marchés financiers ou la montée des tensions géopolitiques pourraient assombrir ces perspectives.
 
L’essoufflement attendu de la croissance future dans les économies émergentes et en développement au cours des dix prochaines années suscite de profondes inquiétudes. Seules des réformes structurelles pourront endiguer ce ralentissement et contrer les effets négatifs d’une prochaine crise.

À découvrir en 10 graphiques

Perspectives pour l’économie mondiale : des investissements faibles en période d’incertitude

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Selon la dernière édition du Global Economic Prospects qui vient de paraître, l’économie mondiale devrait connaître en 2017 une reprise timide, après avoir enregistré, l’année dernière, ses plus mauvaises performances depuis la crise financière.

Ce redressement s’explique d’une part par la diminution des obstacles qui ont récemment freiné la croissance chez les pays exportateurs de produits de base et, d’autre part, par une demande restant robuste dans les pays importateurs. Le rapport prévoit une sortie de la récession pour les grandes économies émergentes, et notamment la Russie et le Brésil, à la faveur d’une remontée inévitable des prix des produits de base.