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Gestion du risque de catastrophe

Investir dans la prévention : le Groupe de la Banque mondiale adopte une nouvelle approche des crises

Kristalina Georgieva's picture
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© Riyaad Minty/Creative Commons
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Benjamin Franklin était convaincu qu’il « valait mieux prévenir que guérir ». ​C’est le message qu’il a fait passer aux habitants de Philadelphie, fréquemment ravagée par des incendies qui provoquaient d’importants dégâts matériels et faisaient de nombreuses victimes.

Ses paroles ont conservé toute leur pertinence face aux crises — catastrophes naturelles, pandémies, conflits violents, crises financières, etc. — qui frappent notre monde actuellement, pays riches et pays pauvres confondus, avec des conséquences durables, notamment pour les plus fragiles. Ces événements peuvent faire des millions de victimes et entraîner des pertes se chiffrant en milliers de milliards de dollars, sans parler du manque à gagner potentiel.

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

Frederico Pedroso's picture
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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

La résilience des plus vulnérables : gérer les catastrophes naturelles pour mieux protéger les plus pauvres de la planète

Stéphane Hallegatte's picture
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Dans son roman Le Peuple de l'Abîme, Jack London décrit de façon particulièrement sombre l’hiver rigoureux qui s’est abattu sur Londres au début du XXe siècle. Les habitants ont terriblement souffert ; certains ont même perdu jusqu’à 10 000 livres sterling, une somme colossale en 1902, mais ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés.
 
Les catastrophes naturelles sont dévastatrices pour tous ceux qu’elles frappent, mais tout le monde ne les ressent pas de la même manière. Perdre un dollar n’est pas aussi important pour un riche que pour un pauvre, qui vit au seuil de subsistance ou qui n’a pas les moyens de rebondir et de reconstruire sa maison après une catastrophe. Qu’il s’agisse d’une sécheresse ou d’une inondation, les pauvres sont toujours plus durement touchés que les riches.
 
Dans son rapport Unbreakable: Building the Resilience of the Poor in the Face of Natural Disasters (Indestructible : Renforcer la résilience des populations pauvres face aux catastrophes naturelles), la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) étudie ces disparités. Ce rapport recommande un ensemble de politiques destinées à aider les pays à faire reculer la pauvreté et à améliorer leur résilience. Il analyse de manière approfondie (a) comment la gestion du risque de catastrophe (GRC) et un développement bien conçu permettent de lutter contre la pauvreté et d’atténuer les risques dans 117 pays. 

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