Syndicate content

économie globale

Pourquoi la stagnation des économies en développement m’inquiète

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | Español | العربية | 中文
© Igor Stevanovic/Shutterstock


​Un rapport phare du Groupe de la Banque mondiale sorti cette semaine constate l’atonie de la croissance dans les pays en développement : pour la troisième année consécutive, celle-ci ne devrait pas franchir la barre des 5 %. Ce taux est bien trop faible pour créer les types d’emplois nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des habitants les plus pauvres du monde.

Si cette tendance se confirme, les pays en développement vont perdre une occasion historique de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération, avec des conséquences désastreuses sur le long terme. Ces dernières années, des millions d’individus dans le monde ont réussi à s’extraire de la pauvreté grâce, en grande partie, à la croissance économique soutenue des pays en développement.

Pour des entreprises meilleures, des économies plus robustes : mesurer l'impact de l’inégalité hommes-femmes sur la rentabilité

Elizabeth Gibbens's picture
Cette page en : العربية | English | Español | 中文

Mujeres y la economía © Odebrecht.Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants et leurs employés et qui traitent avec des entrepreneuses gagnent en rentabilité, en créativité et en viabilité, ont convenu les intervenants d’une table ronde portant sur les inégalités hommes-femmes et l’économie et organisée cette semaine par le Groupe de la Banque mondiale à Washington.
 
Sheikh Abdullah al Thani, président du Groupe Ooredoo, Cherie Blair, fondatrice de la Cherie Blair Foundation for Women, et Beth Comstock, vice-présidente et directrice marketing chez General Electric, ont défendu avec conviction la participation des femmes à l’économie.

Quel est votre chiffre préféré ?

Mehreen Arshad Sheikh's picture
Cette page en : English | Español | العربية

My Favorite NumberChacun de nous connaît l’utilité des chiffres. On s’en sert pour analyser les tendances économiques dans le monde, créer des mots de passe, gérer nos emplois du temps ou encore suivre nos dépenses… Les chiffres mettent de l’ordre dans nos vies chaotiques. Autrement dit, ils nous invitent à réfléchir, à apprendre et à nous redécouvrir.
 
« Mon chiffre préféré » est une nouvelle série de vidéos disponibles sur YouTube. Avec cette initiative, nous voulons montrer comment il est possible d’éclairer le développement à la lumière d’un chiffre emblématique et de le placer sous le signe de l’humain. Car, un simple chiffre peut avoir un impact profond sur des vies humaines.

En quoi consiste le développement ? À aider les pauvres pour s’aider soi-même

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : Español | English | العربية

Ce billet fait partie d’une série de textes dans lesquels des leaders d’opinion membres du programme LinkedIn Influencers présentent leur secteur d’activité et dessinent son avenir. Consulter tous les billets de blog (a).

Beaucoup associent, à tort, mon domaine d’activité à de la bienfaisance en faveur des pauvres. Il ne s’agit pas de dénigrer les organisations caritatives : elles accomplissent un travail louable et généreux. Mais le développement va au-delà de la philanthropie et son importance pour l’économie mondiale est bien plus grande qu’on ne le pense.

Après la crise financière de 2008-2009, ce sont les pays en développement qui, grâce à leur croissance alerte, ont contribué (à hauteur de 50 % environ) à redonner des couleurs à l’économie mondiale. Aujourd’hui par exemple, une bonne moitié des exportations des États-Unis partent vers les marchés émergents et les économies en développement. Où l’on voit que le développement économique mondial peut aussi améliorer vos bénéfices…

La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitée

Otaviano Canuto's picture
Cette page en : العربية | Español

La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitéeIl y a un mois, j’évoquais certains des grands défis pesant sur la reprise attendue, mais encore modeste, de l’économie mondiale, et notamment celui découlant du ralentissement de la croissance en Chine et de son système bancaire fantôme. Ces deux menaces ont d’ailleurs fait parler d’elles alors que l’on fêtait, vendredi dernier, le nouvel An chinois et l’entrée dans l’année du Cheval (a).

Cette aggravation de la perception des risques entourant la Chine vient ajouter une fragilité supplémentaire, comme en témoigne la nouvelle valse des capitaux qui, comme l’été dernier (a), fuient depuis quelques semaines les marchés émergents. Si les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont légèrement fléchi depuis décembre, malgré le début du resserrement effectif de la politique monétaire de la Fed, les dernières informations sur le recul de la production industrielle chinoise ont accéléré un mouvement régulier déjà bien engagé de réduction de l’exposition des portefeuilles internationaux aux marchés émergents, qui profite aux économies avancées. Dans certains cas, comme en Afrique du Sud, en Turquie ou en Ukraine, des événements politiques et/ou économiques singuliers ont également joué un rôle mais le fait qu’il y ait également eu des cessions d’actifs dans des pays comme la Malaisie, le Mexique ou la Pologne, où les marchés sont liquides et la fluidité moindre, traduit une dynamique à l’œuvre d’une ampleur bien plus conséquente.

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文

Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

Jim Yong Kim's picture

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.