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VIH / SIDA

Vous voulez créer un mouvement ? La lutte antisida est riche d’enseignements

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La lutte antisida est riche d’enseignements - Jim Yong KimComment créer des mouvements sociaux. J’entends souvent parler du besoin de créer des mouvements sociaux pour s’attaquer à des problèmes mondiaux persistants tels que l’éradication de la pauvreté extrême, la promotion d’une plus grande égalité des revenus et la lutte contre le changement climatique.

L’histoire recèle de mouvements sociaux plus ou moins efficaces. Les enseignements que l’on peut tirer d’un mouvement que je connais bien – la lutte antisida – devraient être soigneusement examinés par ceux qui désirent créer des mouvements aujourd’hui.

Le premier enseignement de la lutte antisida est qu’il faut croire que la réussite est possible, et non pas inévitable. Les adversaires feront preuve de combativité et sembleront inébranlables. Mais ceux d’entre nous qui ont vécu les premiers jours de la lutte antisida savent bien que ces succès étaient loin d’être assurés.

Le président Jim Yong Kim dénonce les coûts humains et sociaux exorbitants de la discrimination

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Jim Yong Kim est bien placé pour parler de discrimination. D’origine asiatique, il a grandi dans l’Iowa où des enfants mimaient des gestes de kung-fu quand ils le voyaient, en lui lançant des insultes racistes. Pourtant, dans un article publié par le Washington Post (disponible en français), le président du Groupe de la Banque mondiale indique que ces agissement n’étaient que des « vexations insignifiantes » si on les compare à ce qu’endurent aujourd’hui les gays et lesbiennes en Ouganda et au Nigeria, à la suite de la promulgation de lois rendant l’homosexualité passible de prison à vie.

La Journée mondiale du sida 2012

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sida 2012Même si j’ai consacré une bonne partie de ma carrière à la lutte mondiale contre le VIH et le sida, il y a deux raisons qui font de la Journée mondiale du sida 2012, précisément, une édition particulière à mes yeux. Premièrement, l’ONUSIDA a annoncé que plus de 8 millions de personnes ont désormais accès à un traitement et que 25 pays sont parvenus à réduire de plus de 50 % la prévalence du VIH. Plus que jamais, ces progrès m’incitent à croire que nous pourrons éradiquer le sida.

Comme le montre le nouveau plan directeur des États-Unis pour une génération sans sida, nous possédons désormais les connaissances scientifiques, l’expérience et les outils nécessaires pour lutter contre cette épidémie. Je suis particulièrement heureux de constater que cette feuille de route propose des stratégies qui permettront d’assurer l’appropriation des moyens de lutte par les pays et leur pérennité pour de nombreuses années à venir. Une telle initiative, de même que la prise en charge par les pays d’un plan de lutte à long terme, permettront d’assurer le succès des efforts entrepris.