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Immigration

L’information peut-elle contrebalancer les préjugés sur l’immigration ?

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Commençons par une petite question. Prenez un papier et un crayon : quelle est selon vous la proportion d’immigrés réguliers dans la population américaine ? Ou dans celle de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Suède ou de la France, comme vous préférez, sachant qu’un immigré régulier est défini comme une personne née à l’étranger et vivant légalement dans le pays d’accueil. 

Si vous ne pouvez pas attendre, vous pouvez aller directement chercher la réponse un peu plus bas. Mais cette question, et les raisons qui font que tant de personnes se trompent dans leur réponse, sont au cœur d’un nouvel article (a) passionnant signé Alberto Alesina, Armando Miano et Stefanie Stantcheva. Ils y mettent en évidence l’importance de l’information et s’interrogent sur le rôle que cette information peut jouer pour lutter contre les préjugés sur l’immigration.  

Un débat vieux comme le monde : pourquoi les personnes âgées sont-elles contre l’immigration ?

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La crise en Méditerranée a attisé le rejet des immigrés dans toute l’Europe, ajoutant à la complexité du débat autour des politiques d’immigration. La difficulté d’un consensus sur les questions migratoires saute également aux yeux de quiconque s’intéresse à la politique menée actuellement par les États-Unis en la matière : plutôt qu’un texte commun, le pays a 28 régimes différents, très éloignés les uns des autres en termes d’ouverture et de flexibilité.

En Europe, le problème est aggravé par le vieillissement rapide attendu de la population. Et même si l’immigration ne résoudra pas tous les déboires économiques de la région, des politiques plus ouvertes et plus souples permettraient d’instiller la flexibilité et le dynamisme nécessaires à des économies européennes grisonnantes.

Mais les obstacles ne manquent pas.

Pourquoi s’intéresser au cas « Leonarda » ?

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Leonarda Dibrani, c’est cette élève de 15 ans que la France a expulsé vers le Kosovo, avec sa famille. Au-delà des retombées politiques de cette expulsion, qui a eu pour cadre un bus scolaire, le cas de Leonarda est emblématique. À trois égards : la jeune fille est « étrangère », en situation « irrégulière » et membre de la communauté rom.

Un nouveau rapport, consacré à l’enjeu de l’inclusion sociale pour le partage de la prospérité, aborde précisément les ressorts de l’exclusion qui frappent « les Leonarda ». Il souligne le rôle de l’identité dans ce phénomène de rejet, en plaçant le débat dans le contexte des évolutions et transitions actuelles. La migration constitue aujourd’hui la forme de transition démographique la plus instable. Après la focalisation des décennies précédentes sur la fécondité et la mortalité, on observe un état de semi-panique et de crainte face à l’immigration et aux migrants « illégaux ». Et pas uniquement dans les pays de l’OCDE.

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