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En cette Journée internationale des femmes, je pense à trois femmes en particulier

Zubedah Nanfuka's picture
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Aujourd’hui 8 mars, c’est la Journée internationale des femmes. Le thème de cette année : « La parité en 2030 : avancer plus vite vers l'égalité des sexes ! ». Les Nations Unies nous incitent à envisager un monde où les jeunes filles et les femmes pourraient jouer un rôle en politique, recevoir une éducation, percevoir des revenus et — un aspect qui me tient particulièrement à cœur — vivre dans une société sans violence ni discrimination.

Pour relayer cette vision, nous lançons un appel aux femmes du monde entier par le biais d’une mini-campagne Instagram intitulée #EllesNousInspirent.

 
Zubedah (la autora) con Beatrice en Gulu, Uganda.
 

De la justification morale et économique de l’inclusion

Sri Mulyani Indrawati's picture
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A slum, known as a 'favela,' rises on the outskirts of Salvador de Bahia, Brazil. © Scott Wallace/World Bank


​À l’époque où j’enseignais à l’université d’Indonésie, mon pays était un modèle de développement économique. Avec une croissance alerte, dont le rythme a atteint jusqu’à 9 % dans les années 1990, la pauvreté reculait. Mais la corruption, le clientélisme, le népotisme et la peur prospéraient sous la férule autoritaire du président Suharto. Le Parlement n’avait rien d’un contrepouvoir dans une société opaque bafouant le devoir de responsabilité et où l’économie était aux mains de quelques familles puissantes. La crise financière de 1998 a fait descendre les étudiants dans les rues du pays, donnant ainsi naissance au mouvement « Reformasi ». Je me suis jointe à eux, pour réclamer des changements, et nous avons maintenu la pression jusqu’à la démission de Suharto.
 

C’est la Journée des femmes : pensons finances, accès et égalité !

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On m’invite souvent à titre de modèle de réussite féminine et, à ces occasions, on me demande généralement quel est mon sentiment sur une carrière qui m’a vu exercer des fonctions qui sont souvent l’apanage exclusif des hommes. Bien sûr, je suis fière de mes accomplissements et j’ai bien conscience que jamais, tout au long de mon parcours éducatif, je ne me suis entendu dire que certaines choses m’étaient impossibles parce que j’étais une femme. Mais j’ai bien conscience aussi que beaucoup de femmes à travers le monde ont en face d’elles des barrières qui les empêchent d’entrer en politique, de gagner leur vie, de prendre soin de leur famille, d’avoir une entreprise ou même d’ouvrir un compte en banque.