Syndicate content

Inclusion financière

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

Sri Mulyani Indrawati's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español

In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

Mettre fin à l'extrême pauvreté ? Commençons par assurer l'accès universel aux services financiers !

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | Español



Imaginez que vous n'ayez aucun moyen sûr et abordable de mettre de l'argent de côté, de payer vos factures ou d'obtenir un prêt commercial…

Lorsque je travaillais en tant que médecin avec l'organisation Partners In Health à Haïti et au Pérou, je ne pensais pas vraiment à ce genre de choses. Notre préoccupation était avant tout de faire en sorte que les gens puissent se faire traiter contre des maladies comme la tuberculose multirésistante et le VIH. Et bien que nous ayons aussi aidé nos patients à accéder à l'éducation, suivre des formations et trouver un bon emploi — nombre d'entre eux ont d'ailleurs commencé à travailler avec nous —, nous n'avons jamais vraiment abordé le rôle de l'accès aux services financiers dans la lutte contre la pauvreté. Je suis à présent convaincu que nous aurions dû prêter davantage d'attention à cette dimension car elle constitue un élément essentiel de notre combat.

Nous devons développer une nouvelle réponse mondiale face aux pandémies

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Une famille en Guinée. © UNICEF


Je suis à Davos, en Suisse, pour le Forum économique mondial, parmi de nombreux leaders du monde de l’entreprise, des États et de la sphère politique, des milieux artistiques et universitaires. Le Forum est un haut lieu des débats autour des risques mondiaux, dont une liste quasi exhaustive est dressée chaque année par le rapport Global Risks, publié à l’occasion de cet événement.

Quels genres d'institutions fournissent des services financiers aux clients pauvres ?

Gloria M. Grandolini's picture
Cette page en : English | العربية | Español

On compte plus de 230 millions de migrants à l'échelle mondiale. Quels que soient leur âge et leur situation familiale, ils ont quitté leur foyer pour aller chercher du travail ailleurs, généralement à l'étranger, pour aider la famille qu'ils ont laissée derrière eux.

Aussi maigre leur salaire soit-il, ils envoient régulièrement de l'argent dans leur pays d'origine. Bien souvent, ces envois de fonds constituent une part significative du revenu de leur famille, et les bénéficiaires de ces transferts sont plus de 450 millions.

Les envois de fonds internationaux peuvent constituer une source inestimable de réserves de change pour des pays dont l'économie est au point mort, que ce soit du fait d'un conflit ou des conséquences d'une catastrophe naturelle, et représenter une part significative de leur PIB. À Haïti, par exemple, les envois de fonds ont joué un rôle essentiel pour aider le pays à se remettre sur pieds après le tremblement de terre qui l'a dévasté en 2010 : ils ont ainsi représenté 21 % du PIB en 2013. De même, les banques centrales de quelques pays touchés par Ebola ont signalé une forte augmentation des envois de fonds, qui sont venus compléter l'aide officielle, après la flambée de l'épidémie.

Inclusion financière : des chiffres chocs révèlent le potentiel des paiements électroniques

Leora Klapper's picture
Disponible également en: English | Español | 中文 | العربية

J’ai eu le privilège d’effectuer cette année un certain nombre de déplacements avec la société Gallup Inc. pour mettre à jour la base de données Findex sur l’inclusion financière. L’idée était de tester la version élargie de notre questionnaire. Nous sommes allés à la rencontre des habitants de divers pays, pour recueillir des informations sur leurs modes d’épargne, d’emprunt, de paiement et de gestion des risques.
 
Comme cette famille d’un bidonville de Calcutta, dont l’abri de fortune accueille trois générations. La paie que touche le père, chauffeur, lui est directement versée sur un compte en banque ouvert par son employeur. Très fier, il nous a expliqué comment, chaque mois, il laisse un peu d’argent sur ce compte, car il est convaincu que c’est un moyen sûr d’épargner pour l’éducation de ses enfants.

Le printemps arabe : opportunité d'inclusion financière ?

Disponible en English

Par Mayada El-Zoghbi, Michael Tarazi et Nadine Chehade.

Crédit photo : Yavuz SaryildizLa fin de l’année 2011 a été incontestablement une époque cruciale dans le monde arabe avec les premiers soulèvements enregistrés en Tunisie et en Égypte, qui se sont ensuite étendus à la Libye, au Yémen et à la Syrie. L'année 2012 a suscité de grandes attentes dans le sillage du renversement des anciens régimes et de leur remplacement par de nouveaux gouvernements apportant avec eux l'espoir de sociétés plus équitables et d'opportunités accrues pour tous, notamment pour le grand nombre de jeunes de la région.

Les nouveaux gouvernements s'emploient, non sans mal, à entreprendre des réformes, face aux attentes d'une rue désormais revendicatrice et agitée, tout en essayant de faire naître des démocraties dans une région qui a encore beaucoup à découvrir de la vie démocratique. Le moins que l'on puisse dire est que l'année 2012 a été riche en rebondissements. Mais peu à peu, des progrès apparaissent sur de nombreux fronts – politique, économique et judiciaire. Au premier plan de ces réformes figure la nécessaire émergence de mécanismes et de résultats profitant à tous, l'élargissement de l'accès aux services financiers étant de plus en plus considéré comme l'un des éléments qui permettra d'y parvenir.