Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Inclusion financière

Les Fintech peuvent-elles favoriser l’inclusion financière dans les pays en développement ?

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Photo : Anna Koblanck/IFC

Les technologies financières (Fintech) remodèlent le secteur des services financiers avec un degré et une rapidité d’innovation tout simplement fascinants.

En mars dernier, j’ai assisté avec plusieurs collègues à la 5e conférence annuelle LendIt USA. C’est l’occasion pour nous de connaître les dernières innovations et réflexions dans ce domaine et d’examiner comment nous pouvons transposer ces évolutions dans notre travail.

Les avancées de la cause LGBTI au sein du Groupe de la Banque mondiale

Caroline Vagneron's picture
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Les arguments en faveur d’un renforcement de la diversité et de l’inclusion des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI) sont désormais bien étayés, et on constate, dans le monde du travail, des progrès considérables sur le plan de l’égalité. Ce message fait également lentement mais sûrement son chemin au sein des organisations internationales. C’est le cas au Groupe de la Banque mondiale, où la diversité apparaît comme une source de productivité, de collaboration, d’innovation et de créativité accrues. Les politiques pro-LGBTI font ainsi reculer la discrimination à l’égard du personnel concerné et encouragent une culture d’entreprise plus ouverte. Ces avancées se traduisent à leur tour par une amélioration du dévouement au travail, des relations professionnelles, de l’état de santé (la dissimulation de l’orientation sexuelle accentue en effet les risques de détresse psychologique) et de la productivité chez le personnel LGBTI.

Une technologie financière bien encadrée favorise l’inclusion et permet de lutter contre la cybercriminalité

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Luceildes Fernandes Maciel est l'une des bénéficiaires du programme de transferts numéraires conditionnels (Bolsa Família) au Brésil. © Sergio Amaral/Ministério do Desenvolvimento Social e Agrário

La technologie financière (Fintech) fait évoluer le secteur financier (a) dans le monde entier. Elle favorise aussi l’accès des ménages à bas revenu aux services financiers. Son potentiel et son impact sont considérables, ainsi que sa capacité à améliorer les conditions de vie dans les pays en développement.

Le secteur financier commence à opérer différemment ; on assiste à l’émergence de nouveaux modes de collecte, de traitement et d’utilisation de l’information, laquelle constitue le principal actif dans ce secteur. Un ensemble inédit d’acteurs fait son apparition. Tous les segments de la finance, notamment les paiements et l’infrastructure, le crédit à la consommation, les prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) et les produits d’assurance, sont en train de changer.

L’emploi, la voie la plus rapide pour sortir de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Un ouvrier dans une centrale électrique à Port-au-Prince, Haiïi. © Dominic Chavez/Banque mondiale

L’accès à des emplois de qualité est la voie la plus sûre pour sortir de la pauvreté. Des études montrent que la hausse des salaires a permis de faire reculer de 30 à 50 % la pauvreté sur la dernière décennie. Mais, aujourd’hui, plus de 200 millions de personnes dans le monde sont au chômage, dont bon nombre de jeunes et/ou de femmes. Pas moins de deux milliards d’adultes, surtout des femmes, restent totalement exclus du marché du travail. En outre, trop de personnes exercent des emplois mal rémunérés et peu qualifiés, qui ne contribuent guère à la croissance économique. Par conséquent, pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, il faut des emplois non seulement plus nombreux, mais aussi de meilleure qualité, qui répondent aux besoins de tous les pans de la société.
 
Par où commencer ? Une croissance tirée par la productivité et par le secteur privé est la pierre angulaire de la création d’emplois, dans tous les pays. Mais ce sont les pays les plus pauvres de la planète qui ont le plus de mal à y parvenir. Si l’on veut que le secteur privé crée davantage d’emplois productifs pour les pauvres, trois facteurs sont essentiels.

L’inclusion financière des femmes en 5 graphiques

Nina Vucenik's picture
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Selon la base de données Global Findex, un milliard de femmes (soit plus de 40 % de la population féminine mondiale) n’a pas accès à des services financiers formels.

L’écart avec les hommes dans ce domaine s’élève à 9 % en moyenne dans les pays en développement, mais il atteint des niveaux bien supérieurs dans certaines régions du monde, d’après l’édition 2014 de Global Findex.

Une femme a, respectivement, 20 % et 17 % de chances de moins qu’un homme de posséder un compte bancaire et d’avoir recours à une forme d’emprunt formelle.

Les chiffres de l’inclusion financière des femmes par région

Pourcentage de femmes possédant un compte bancaire par région
Source : Global Findex 2014 (a)


Accès universel aux services financiers d’ici 2020 : Zoom sur les 25 pays prioritaires

Dans le cadre de son initiative pour l’Accès universel aux services financiers, le Groupe de la Banque mondiale se concentre sur 25 pays qui abritent, à eux seuls, 73 % des personnes dans le monde qui ne sont pas bancarisés.

L’objectif d’accès universel aux services financiers d’ici 2020 vise à faire en sorte que tous les adultes, hommes et femmes confondus, puissent détenir un compte bancaire qui leur permet d’accéder à d’autres services financiers (épargne, crédit, assurance) importants pour améliorer leur qualité de vie.

Les quatre graphiques suivants présentent les grandes données Findex de l’inclusion financière des femmes dans les 25 pays de l’initiative pour l’Accès universel aux services financiers.

Bien-être des réfugiés syriens et perspectives d’avenir

Paolo Verme's picture
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La crise syrienne fait désormais partie des pires crises humanitaires de notre temps. Les chiffres donnent le vertige : la moitié environ de la population que comptait la Syrie avant le conflit a été déplacée ; plus de 200 000 personnes sont mortes ; des millions de Syriens ont été blessés ou traumatisés ; et des millions d’autres se sont enfuis dans les pays voisins ou plus loin. Pourtant, nous n’avons que très peu d’informations sur les conditions de vie de toutes ces victimes. Rien ne filtre ou presque sur le sort des Syriens restés en Syrie. Les informations relatives aux Syriens partis vers l’Europe sont surtout anecdotiques, d’autant qu’elles confondent migrants fuyant la crise et autres types de migrants. Pour les Syriens qui se sont enfuis dans un pays voisin et qui sont enregistrés comme réfugiés, en revanche, les données ne manquent pas mais, à ce jour, elles n’ont guère encore été exploitées pour étudier la question de leur bien-être.

Un 
récent rapport coédité par le Groupe Banque mondiale et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) tente de combler ces lacunes pour les Syriens ayant cherché refuge en Jordanie et au Liban, une situation relativement bien documentée. 
 

Une nouvelle stratégie pour lutter contre les inégalités hommes-femmes

Sri Mulyani Indrawati's picture
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void(0)Les données le prouvent : quand les pays accordent autant d’importance aux filles et aux femmes qu’aux garçons et aux hommes, quand ils investissent dans la santé, l’éducation et le développement des compétences de la population féminine, quand ils offrent aux femmes de plus grandes opportunités de participer à l’économie, de gérer les revenus, de posséder et de diriger une entreprise, les filles et les femmes sont loin d’être les seules à en bénéficier : les effets positifs s’étendent à leurs enfants et à leur famille, à leur communauté, à la société et à l’ensemble de l’économie.

Telle est la vision sous-tendant la nouvelle Stratégie pour le genre et l’égalité des sexes du Groupe de la Banque mondiale, qui définit une trajectoire ambitieuse pour améliorer les opportunités offertes aux filles et aux femmes — un impératif certes moral mais également vital pour le développement économique.

Élaborée après des mois de consultations dans 22 pays avec les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs, cette nouvelle stratégie s’appuie sur un corpus de données attestant du poids financier à l’échelle mondiale de la persistance des écarts entre les hommes et les femmes. Un surcoût évitable.

5 défis pour atteindre l’accès universel aux services financiers

Gloria M. Grandolini's picture
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Les services financiers doivent être adaptés aux besoins des femmes, pour leur fournir des cartes d’identité valides, leur permettre d’ouvrir leur propre compte en banque ou pour améliorer leur éducation financière. Crédit photo : collection photo Banque mondiale.

Deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des services financiers régulés. Malgré des progrès significatifs (a) et l’augmentation des ressources techniques et financières consacrées a l’inclusion financière, il reste beaucoup à accomplir.
 
Il existe un consensus large sur le fait que l’accès à un compte courant aide les populations à mieux gérer leur vie et à planifier pour les évènements imprévus.

Mais l’accès aux services financiers et l’infrastructure financière sous-jacente, que beaucoup considèrent comme des acquis dans les pays riches, tels que les comptes d’épargne, les cartes de débit et de crédit, ainsi que les systèmes de paiements qui leur permettent de fonctionner, ne sont toujours pas accessibles aux populations des pays en développement. En septembre dernier, j’ai participé au Forum global de l’Alliance pour l’inclusion financière (AFI) (a) qui s’est tenu au Mozambique. Cette réunion annuelle a rassemblé des politiques, le secteur privé et d’autres acteurs afin de convenir de nouveaux engagements, de discuter des meilleures pratiques et de décider comment aller de l’avant.

Adapter les nouveaux instruments aux comportements : la clé de la généralisation des services financiers numériques

Ignacio Mas's picture
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Quand il s’agit de comprendre les besoins et les comportements des personnes à faible revenu, la littérature consacrée à l’inclusion financière est pleine de contradictions. Les experts se félicitent du dynamisme et de la complexité de l’activité financière des pauvres, pour s’empresser ensuite de vouloir les éduquer à la finance ; quant aux chercheurs, après avoir démontré le caractère résilient et réfléchi des pratiques financières informelles, ils se mettent en quête de solutions pour protéger les pauvres de leurs habitudes en la matière... S’il est certes admirable de vouloir élargir les choix financiers des pauvres, sommes-nous vraiment obligés de les « inciter » à modifier leurs comportements, comme si nous avions déjà choisi à leur place ?

L’éducation fait souvent partie des freins cités à l’utilisation des produits financiers dématérialisés. Or, cette voie de l’éducation est probablement la plus ardue pour convertir quelqu’un à une nouvelle manière (numérique) d’utiliser l’argent. On évolue avec la pratique et personne n’a envie de changer, à moins d’y être contraint par un motif impérieux. Ne serait-il pas plus facile de renverser les termes du problème pour favoriser la généralisation des services financiers numériques ?

Objectif SmaRT : agir intelligemment pour réduire le coût des envois de fonds

Gloria M. Grandolini's picture
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Lorsqu'un marchand de fruits marocain ferme chaque soir l'étal qu'il tient sur le marché de Porta Palazzo à Turin (Italie), il pense à l'argent qu'il a gagné pendant la journée et à la part de cette somme qu'il pourra envoyer cette semaine-là à sa famille restée au Maroc, mais aussi à combien lui coûtera cet envoi et à combien de dirhams sa famille recevra en fin de compte.

Ce marchand de fruits fait partie des quelque 250 millions de migrants qui envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Pour beaucoup de personnes qui vivent dans les pays en développement, les envois de fonds provenant de l'étranger constituent une source de revenu fiable et régulière qui les aide à joindre les deux bouts.

Les sommes que les migrants envoient chaque année n'ont cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les envois de fonds internationaux ont atteint le montant total de 583 milliards de dollars en 2014, dont 436 milliards de dollars transférés des pays développés vers les pays en développement, selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale.

Mais envoyer de l’argent au pays n’est pas bon marché.

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