Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Innovation

Un appel lancé depuis le Sénégal : il faut investir dans le capital humain et la protection de la planète

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Au début du mois de février, le Sénégal a été au premier plan de deux combats essentiels pour la communauté internationale : la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’éducation dans un monde en pleine mutation.

Le président de la République française Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall ont coprésidé la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), qui s’est tenue à Dakar le 2 février. Le GPE est une plateforme de financement qui a pour mission d’aider les pays à faible revenu à non seulement accroître le nombre d’enfants scolarisés mais aussi à faire en sorte qu’ils maîtrisent les apprentissages requis.

Cette conférence a permis aux dirigeants africains et à leurs partenaires de faire connaître leur détermination à fournir une éducation qui prépare les enfants à l’économie de demain et favorise les progrès socioéconomiques.

Ces questions qui me taraudent

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Des villageois visitent l’école Anando à Kashadaha (Bangladesh). © Dominic Chavez/Banque mondiale


Pour la première fois depuis la crise financière, l’économie mondiale a de bonnes chances de tourner à plein régime ou presque en 2018, comme nous l’avons indiqué dans notre dernière édition des Perspectives économiques mondiales

Le retour de la croissance mondiale est une bonne nouvelle pour le combat que nous menons contre la pauvreté et en faveur d’une prospérité partagée dans le monde entier. Reste que je nourris des inquiétudes lancinantes face à un certain nombre de processus à l’œuvre.

En premier lieu, on assiste à travers le monde à une montée des aspirations individuelles. Il faut se réjouir de cet essor des aspirations. Conjuguées aux opportunités, elles peuvent insuffler du dynamisme et donner lieu à une croissance économique durable et solidaire. Mais je crains, comme semblent l’indiquer les travaux de recherche, que les attentes frustrées de leurs populations n’entraînent les pays sur la voie de la fragilité, des conflits, de l’extrémisme et de la migration.

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d’affaires africaines discutent de la question de l’égalité hommes-femmes dans le secteur privé

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Lisa Barutel (au centre) et son équipe. Crédit : La Fabrique.

Comme nous l'avons vu dans notre deuxième billet de blog, l'entrepreneuriat joue un rôle essentiel dans la promotion d'une croissance durable. Pourtant, dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, les préjugés de longue date à l'encontre du secteur privé demeurent des obstacles majeurs pour les femmes et les jeunes qui aspirent à devenir entrepreneurs.

« Le soutien familial, en particulier, demeure essentiel pour les choix de carrière des femmes, et le secteur privé ne jouit pas toujours d'une bonne réputation auprès des parents. Il est très difficile pour eux [les parents] de comprendre pourquoi nous voulons faire cela au lieu d'obtenir un emploi stable au sein du gouvernement », explique Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Ma mère est entrepreneure, mais elle a fait ça à côté de son travail principal et de ses obligations familiales en France, donc pour elle ce n'est pas une carrière en tant que telle. »

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d'affaires africaines discutent incubation, développement et mentalité entrepreneuriale

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Comme nous l'avons vu dans notre premier billet de blog, nos six PDG sont très optimistes sur les incubateurs et leur soutien potentiel au développement économique de leur pays. On ne va pas loin dans le secteur privé sans être réaliste, cependant, et elles ont mis en garde contre le fait de voir l'entrepreneuriat comme un remède universel aux problèmes de chômage et de déficit de compétences des jeunes en Afrique de l'Ouest.

Binta Ndiaye, responsable de MakeSense Afrique.
Crédit : MakeSense Afrique.

« Nous devons examiner notre propre contexte et développer notre propre modèle d'entreprenariat », déclare Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Je vois nos universités enseigner des modèles d'affaires obsolètes d’inspiration européenne et ce n'est tout simplement pas convenable, apprendre et reproduire la même chose ne fait rien pour l'innovation. Je dis : ‘Donnez aux jeunes les outils dont ils ont besoin pour entreprendre leur propre projet et voyez où ça les mène !’ »

Fatoumata Guirassy, PDG du premier incubateur d'entreprises guinéen Saboutech, est également optimiste quant à l'incubation d'entreprises et au rôle clé qu'elle peut jouer : « La Guinée se réveille de la crise d'Ebola et 60% de nos jeunes sont encore au chômage. Le secteur privé a beaucoup de potentiel pour combler ce manque et construire une classe moyenne viable ; je pense vraiment que ce sera un élément central du développement de la Guinée. »

Cependant, Lisa Barutel, fondatrice et PDG de La Fabrique, met en garde contre le risque de trop attendre de l'entreprenariat : elle souligne que l'entreprenariat n'est pas la panacée qui résoudra tous les défis du développement de l'Afrique de l'Ouest. Comme le dit Fatoumata : « L'entrepreneuriat n'est pas la solution, c'est une solution qui doit faire partie d'une stratégie plus large. »

La durabilité a été citée par presque toutes. Fatoumata précise que les incubateurs ne sont pas un cas à part et ne sont pas automatiquement viables : « Cela dépend de la façon dont nous nous positionnons ; nous devons être capables de connecter les différents organismes d'appui et de travailler ensemble sur le terrain pour construire un écosystème viable qui soutiendra les entrepreneurs. » Mariem Kane, fondatrice et présidente de l'incubateur Hadina RIMTIC en Mauritanie, souligne que l'assistance technique et le renforcement de l'appui financier aux incubateurs doivent être des éléments essentiels de l’équation : « Nous devons établir un réseau plus solide de partenaires et de mécènes parmi les investisseurs et les hommes d'affaires si nous voulons accroître notre impact. »

Entrepreneuriat vert : une cartographie du paysage marocain

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Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup en moins de 3 minutes.
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup
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Une équipe du groupe de la Banque mondiale a entrepris d’identifier les caractéristiques de l’entrepreneuriat vert au Maroc. Le diagnostic entrepris nous révèle aujourd’hui qui sont ces entrepreneurs et dans quel environnement ils interviennent.

Les entrepreneurs verts marocains se heurtent cependant à un certain nombre d’obstacles. Ils déplorent ainsi l’absence de soutien aux entreprises qui ont atteint un stade plus avancé, tout comme celle d’un vivier de mentors expérimentés susceptibles de les guider dans leur projet. Si le nombre de start-up qui se consacrent aux technologies propres est en essor, l'écosystème s’avère cloisonné et souffre d’un manque de communication entre les acteurs clés. Ajoutons que l’entrepreneuriat vert pâtit aussi de l’extrême prudence des investisseurs, de l’absence de liens financiers entre entreprises ainsi que d’idées erronées sur la politique d’aide au secteur.

Les « ponts en plastique » : une solution économique et efficace pour lutter contre les risques climatiques

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 Anthony Doudt/Flickr

Les ponts constituent un élément essentiel de tout réseau de transport. Lorsqu’ils surplombent un cours d’eau, ils sont pleinement exposés aux effets des inondations et autres glissements de terrain ; en cas de catastrophe naturelle, ces infrastructures sont souvent les premières touchées. En règle générale, leur réparation demande des semaines, voire des mois de travail. Au-delà de ces dégâts matériels onéreux, les perturbations engendrées sur le plan de la mobilité affectent plus largement la productivité économique et la capacité de la population à accéder à des services essentiels. Avec le changement climatique, les pluies se feront plus intenses et plus fréquentes dans certaines régions, et les ponts seront soumis à des risques croissants : la hausse des précipitations fera grossir les cours d’eau, qui occasionneront davantage de dégâts sur les ponts, en particulier ceux conçus pour résister à des tempêtes de moindre intensité.
 

Est-ce un oiseau ? Un avion ? Non, c’est un drone humanitaire comestible !

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By Windhorse Aerospace

Des drones « comestibles » pour transporter de la nourriture, de l’eau ou encore des médicaments en cas d’urgence humanitaire : selon ses promoteurs, cette invention pourrait bientôt s’avérer un outil incontournable pour ravitailler les zones isolées touchées par une catastrophe naturelle ou un conflit.

Avec un stock de 50 kilos de nourriture dans ses compartiments, chaque drone pourrait nourrir jusqu’à 50 personnes par jour, pour un coût de 150 livres, promettent-ils.

La carlingue du « Pouncer » — nom donné au prototype — est en bois pour l’instant, mais ses concepteurs envisagent de passer aux matériaux comestibles dans sa prochaine version.

Sahel : une nouvelle génération d'entrepreneurs favorise un développement plus durable et inclusif

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Disponible également en : English

Pour la première fois au Sahel, les entrepreneurs, du Sénégal au Tchad, se sont retrouvés à Niamey au Niger pour le forum SahelInnov, afin de présenter leurs entreprises et d’échanger leurs idées. Du bétail aux drones, tous les secteurs étaient représentés, alors qu’une nouvelle génération d'entrepreneurs et de start-ups émergent avec des solutions audacieuses et innovantes pour relever les défis auxquels sont confrontés leurs pays et leurs communautés. De plus en plus, le soutien aux PME et entrepreneurs apparait comme une voie stratégique pour favoriser la croissance économique, et a un impact majeur sur le développement suscitant un intérêt croissant des gouvernements du Sahel. 
 CIPMEN
Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, Son Excellence Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger, et Almoktar Allahoury, directeur général du CIPMEN. Crédit : CIPMEN

#CEstPossible : Ensemble mettons fin à l'extrême pauvreté

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Nous avons un objectif : mettre fin à la pauvreté d’ici 2030. Et cet objectif est à notre portée, puisque la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté à travers le monde a déjà diminué de moitié depuis 1990. Ces avancées, nous les devons aux efforts déployés sans relâche par de nombreuses organisations et des États, mais aussi par des millions d’individus.

Mettre fin à l'extrême pauvreté #CEstPossible, montrez-nous comment

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