Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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(R)évolutions médiatiques : les réseaux sociaux s’imposent de plus en plus comme la principale source d’information

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Avec quels médias vous informez-vous ? La télévision, la presse écrite, la radio ou les réseaux sociaux ? Utilisez-vous des sources d’information traditionnelles ou plutôt nouvelles ? Votre réponse dépendra de nombreux éléments : votre comportement de consommation des médias, votre âge, l’endroit où vous vivez, etc. Elle évoluera aussi au fil du temps. Et si vous continuez de lire, regarder et écouter des médias familiers et éprouvés, il est possible que votre manière d’y avoir accès ait changé. C’est pour éclairer ces mutations que le Reuters Institute for the Study of Journalism commande chaque année le Digital News Report, une enquête internationale sur les modes de consommation de l’information.

L’édition 2016 (a) révèle notamment que 51 % des personnes interrogées à travers le monde (soit plus de 50 000 personnes dans 26 pays) passent chaque semaine par les réseaux sociaux pour s’informer. Comme le montre l’infographie ci-dessous, on voit que la place des réseaux sociaux comme principale source d’information a fortement progressé entre cette année et l’année dernière, en particulier au Brésil, où elle a augmenté de 10 à 18 %, et au Danemark, où elle a doublé pour passer de 6 à 12 %. En Grèce, 27 % des sondés déclarent utiliser les réseaux sociaux comme principale source d’information, contre 21 % la télévision et 3 % seulement la presse écrite.         

                                            
 

Internet mobile : l'essor des équipements éducatifs destinés aux villages isolés

Michael Trucano's picture
Contourner les obstacles
à la connectivité.

Ces quinze dernières années, des progrès considérables ont été réalisés pour fournir du matériel informatique et un accès internet aux écoles du monde entier. Malgré ces avancées, de nombreux élèves et enseignants ne sont toujours pas connectés ; ils vivent pour la plupart dans des zones rurales de pays à revenu faible ou intermédiaire (ou plus rarement dans des pays de l’OCDE).

Pour y remédier, un grand nombre de pays ont paré au plus pressé, en prenant des mesures provisoires. Ils ont ainsi testé et préconisé l’utilisation d’équipements mobiles grâce auxquels les élèves de communautés reculées peuvent accéder à un enseignement et des ressources pédagogiques numériques. 

Ces équipements, ce sont notamment des bus connectés à internet et équipés d’ordinateurs qui passent dans les villages une fois par mois. De Big Blue au Zimbabwe au Google Internet Bus en Inde, en passant par d’autres initiatives similaires dans des pays aussi disparates que la Tunisie, le Pakistan, le Rwanda, Maurice, les Philippines, la Malaisie, les États-Unis, le Canada, le Mexique et la Chine, on a assisté à l’apparition de divers types de salles de classe itinérantes à technologie embarquée, et cette tendance semble vouée à se développer largement.

L’exode des réfugiés syriens vers l’Europe : la survie au bout du smartphone

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© B. Sokol/UNHCR
Son smartphone est, pour Youssouf, son « bien le plus précieux ». Grâce à son portable, ce jeune réfugié peut appeler son père resté en Syrie. © B. Sokol/UNHCR


Si on étudie le contenu des sacs des réfugiés (a) qui prennent des bateaux au péril de leur vie pour rallier l’Europe, on trouvera des effets divers et variés, à l’exception d’un objet commun : un smartphone.

On a reproché à ces réfugiés de posséder un smartphone (a), mais ce que leurs détracteurs ne comprennent pas, c’est que ces appareils onéreux permettent aux réfugiés de fuir les guerres et les persécutions et qu’ils sont indispensables à leur survie en terre étrangère. Grâce à ces outils, ils peuvent également raconter leur épopée à la planète entière et relater ce qui constitue la plus grande crise de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale (a).

Cet exode est le premier de l’ère du tout numérique et cet élément bouleverse les conditions mêmes de la fuite des réfugiés vers le continent européen. Les technologies employées par les réfugiés leur évitent bien des écueils et contribuent aussi à remettre en cause les stéréotypes à leur égard. Beaucoup de réfugiés syriens, iraquiens, afghans et d’ailleurs cheminant vers l’Europe ont montré, grâce à leur smartphone, que tous les réfugiés ne sont pas désargentés et qu’ils fuient parce qu’ils craignent pour leur vie.

Comment devenir un innovateur du numérique au Pakistan

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 Empower Pakistan/Banque mondiale


Où que vous viviez, et à condition d’avoir accès à un ordinateur et à Internet, il vous est aujourd'hui possible de suivre des cours en ligne, travailler à l’international ou collaborer avec d’autres jeunes du monde entier.

Pour le Pakistan, ces nouvelles communautés connectées pourraient bien constituer une excellente solution à court terme au problème de la création d’emplois.

Près de 100 millions de Pakistanais ont moins de 24 ans. Créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour cette nouvelle génération va constituer un enjeu majeur pour le développement du pays. Selon ses propres estimations, le Pakistan aura besoin d’une croissance annuelle de 7 % pour faire entrer tous ces jeunes dans la vie économique active et productive. Cependant, les contraintes en matière d’approvisionnement énergétique, de budget et de capacités publiques vont rendre cet objectif difficile à atteindre à court terme.

Utiliser les réseaux sociaux pour combattre l’adversité

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Quand avez-vous utilisé pour la dernière fois la fonction photo de votre téléphone portable ? Hier, ce matin, ou il y a quelques minutes ? Pourquoi l’avez-vous utilisée ? Pour prendre une photo de votre enfant ou du paysage ?
 
Avez-vous déjà songé que l'appareil photo de votre téléphone peut saisir bien plus que l’ordinaire ? Saviez-vous qu’avec un seul cliché vous pouviez sauver des vies et aider les gens à sortir de la misère et de la pauvreté ?
 
Oui, c’est possible ! Et ce qui s’est passé dernièrement à Beyrouth en apporte la preuve.

L’accès à Internet, oui, mais dans ma langue maternelle !

Michel Rogy's picture
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La diversité linguistique et culturelle est en péril puisqu’on estime que près de la moitié des quelque 6 000 langues parlées dans le monde pourraient disparaître d'ici la fin du siècle, avec 96 % de ces langues parlées par seulement 4 % de la population mondiale (source : UNESCO). Chaque jour, une dizaine de langues dites vernaculaires disparaissent[1]. Or les langues jouent un rôle très important dans le développement, en contribuant à la diversité culturelle et au dialogue interculturel, mais aussi dans le renforcement de la coopération, la construction de sociétés du savoir inclusives, la préservation du patrimoine culturel et l’accès à une éducation de qualité pour tous.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC), et tout particulièrement l'Internet, ont jusqu’à présent plutôt contribué à renforcer la tendance à l’appauvrissement de la diversité linguistique, même si les organisations internationales comme l’UNESCO ou la Commission sur le Large Bande au service du développement numérique prônent régulièrement la nécessité d’une plus grande présence de contenu en langues locales. 80% des contenus disponibles sur Internet le sont dans une des 10 langues suivantes : anglais, chinois, espagnol, japonais, portugais, allemand, arabe, français, russe, coréen. Les langues africaines sont représentées sur Internet, mais pas en tant que support de communication et souvent avec un contenu minimal dans les langues elles-mêmes.

Comment faire pour favoriser le développement d'une société du savoir qui repose sur la création de contenus de proximité, et la distribution de ces contenus au niveau local comme au niveau mondial par les services haut débit ? Un atelier organisé le 13 mai dernier à Libreville (Gabon) à l’initiative du Ministère de l’Economie Numérique, de la Communication et de la Poste, a permis d’apporter des éléments de réponse.

Le Gabon et le Congo ont lancé le compte à rebours pour l’interconnexion de leurs réseaux backbone fibre optique

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L’interconnexion physique des réseaux fibres optiques des pays d’Afrique Centrale est un objectif majeur du Programme économique régional 2010-2015 de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Permettant de transporter les communications à haut débit, ces réseaux régionaux vont apporter une contribution essentielle à la croissance, à la création d’emplois et à l’amélioration du niveau de vie dans la sous-région.

La Mauritanie accélère le haut débit en stimulant l’investissement privé

Michel Rogy's picture

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Le ministre des Affaires économiques et du développement mauritanien, M. Sidi Ould Tah, vient tout juste d'apposer sa signature au bas de l'accord WARCIP. Cet acronyme désigne un projet, financé par la Banque mondiale, qui vise à connecter à internet, à très haut débit, l'ensemble des régions du pays, d'ici 2015. Cette signature représente pour moi une nouvelle étape dans la réalisation de ce projet sur lequel je travaille depuis 2 ans maintenant.

En effet, la Mauritanie développe une stratégie afin d'assurer l'accès pour tous ses citoyens à la société de l'information en stimulant l'investissement privé dans le haut débit. Au début des années 1990, conscient de l'importance des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour son avenir, le pays lance une première vague de réformes consistant en la privatisation de l’opérateur Mauritel, l’introduction de la concurrence dans les réseaux mobiles et la création d’une Autorité de Régulation  indépendante.

Un câble pour connecter les Tonga au monde

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Connecter les TongaDes affiches annoncent l’arrivée d’une connexion internet à haut débit dans le centre-ville de Nuku’alofa, capitale du Royaume des Tonga.

Dans les rues du Royaume des Tonga, hoko (« connecter » en tongan) est le mot à la mode ces jours-ci.

Le 17 mai, c’est la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information. Pour célébrer cette date, Nuku’alofa fourmille d’activités : dans la capitale des Tonga, les opérateurs de télécommunications ont déployé leurs affiches, de nombreux adolescents ont auditionné pour incarner le nouveau visage de la campagne marketing pour l’internet, et même le Premier ministre, Sialeʻataongo Tuʻivakanō, a prévu une session publique sur Skype avec des soldats tongans actuellement en poste en Afghanistan.

Dans l'histoire des télécommunications au Royaume des Tonga, 2013 restera une année à marquer d’une pierre blanche. Et pour cause : l'inauguration imminente d'une connexion haut débit par fibre optique dans cette île parmi les plus isolées de la planète a déclenché l’enthousiasme de la population. Cette avancée, qu’une opération soutenue par la Banque mondiale (Projet régional pour la connectivité dans le Pacifique) a rendue possible, relie Fidji à Tonga par une dorsale de 830 kilomètres.

À cette occasion, j’ai interrogé diverses personnes sur leur pratique de l’internet et sur les améliorations qu’apportera le haut débit aux Tonga.

Les Îles Salomon enfin connectées à la téléphonie mobile et à l’internet

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Téléphonie mobile et internet dans les Îles Salomon

Désormais, 54 % des habitants des Îles Salomon ont accès aux télécommunications modernes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message de mon fils de 10 ans m’invitant à devenir son ami sur Facebook : « Salut, maman, ça y est, j’y suis aussi. On peut être amis ? ». À la fois étonnée et inquiète, j’ai d’abord paniqué, sachant tout ce que les réseaux sociaux comportent de risques pour les très jeunes comme lui.

Finalement, nous nous sommes mis d’accord : jusqu’à ses 18 ans, son père pourra accéder à son compte Facebook pour surveiller son activité en ligne. Au premier message inconvenant, de sa part ou de la part d’un de ses contacts, on annule tout. À la réflexion, je pense que nous avons bien fait, puisque les réseaux sociaux peuvent aussi enrichir la vie des enfants.

Mon cas n’a rien d’unique et d’autres familles habitant les Îles Salomon vivent la même expérience. Tout a commencé le jour où la téléphonie mobile a pris son essor, avec l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence. C’était il y a cinq ans. Le quotidien de l’îlien moyen en a été bouleversé. Avant, seuls les cadres d’entreprise et les hauts responsables publics possédaient un téléphone portable ou avaient accès à ce type de services. C’était un luxe que seuls les riches et les puissants pouvaient s’offrir — quand bien même la technologie existait sur l’archipel depuis la fin des années 1990. Du fait de la structure monopolistique du secteur à l’époque, ce service coûtait en effet affreusement cher et n’était accessible qu’à une fraction de la population (11 %, soit 65 000 personnes).

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