Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Jim Yong Kim

Les 5 conférences TED qui m’ont le plus inspiré

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Jim Yong Kim, TED Talk


J’ai eu l’honneur au mois d’avril de donner une conférence TED à Vancouver, au Canada. Ces exposés ont pour objectif de susciter et diffuser des idées, et le thème de cette année, « The Future Us », invitait à nous interroger sur ce que nous réserve l’avenir. Pour préparer mon intervention, j’ai visionné d’autres conférences TED données par des collègues ou des anciens du Groupe de la Banque mondiale, des scientifiques, des écrivains, des économistes, des spécialistes des nouvelles technologies… Si j’ai trouvé chez chacun d’entre eux un éclairage précieux, voici les cinq qui m’ont particulièrement marqué...

Pour mettre fin à la pauvreté, nous avons besoin de l’aide des entrepreneurs sociaux

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Dans nombre de pays en développement, les pouvoirs publics ont bien du mal à améliorer la situation de ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté et notamment à les intégrer dans l’économie formelle. Et pourtant, même dans les situations les plus difficiles, certains entrepreneurs réussissent là où, bien souvent, les autorités échouent.  

Accélérer la transformation économique de l’Afrique

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© World Bank

Les ministres des finances du G20 se sont réunis en Allemagne la semaine dernière pour trouver ensemble des solutions aux principaux défis auxquels l’économie mondiale est confrontée. Ils ont en particulier évoqué le changement climatique, les flux migratoires et les situations d’urgence humanitaire, notamment la famine qui frappe ou menace des pays d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.

Je suis sorti de cette réunion conforté par la volonté commune de s’attaquer à des problèmes cruciaux. J’ai pour ma part indiqué les efforts menés par le Groupe de la Banque mondiale pour mobiliser une enveloppe d’au moins 1,6 milliard de dollars au profit des pays touchés par la famine, avec l’objectif d’orienter les fonds vers les populations les plus vulnérables. 

L’égalité entre les sexes est une bataille de tous les jours

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La première « journée des femmes » s’est déroulée en 1909, quand les ouvrières de la confection textile ont manifesté contre leurs conditions de travail à New York. Elle s’est mondialisée depuis lors et, désormais, nous célébrons tous les 8 mars la Journée internationale des femmes afin de promouvoir la cause féminine et l’égalité entre les sexes.

Car ce qui était vrai il y a plus d’un siècle l’est encore aujourd’hui: aucun pays, aucune organisation, aucune économie ne peut réaliser son potentiel sans la participation pleine et égale des femmes et des hommes. Quand on fait tomber les barrières de la discrimination à l’encontre des femmes, on favorise la croissance économique, mais c’est aussi les hommes et les garçons, les familles, les entreprises et des communautés entières qui en tirent bénéfice.

Entre Jim Yong Kim et Paul Romer, une conversation à bâtons rompus sur le développement

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Perspectives pour le programme mondial de développement : une conversation entre Jim Yong Kim et l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer



Avant le début officiel et le rush des Assemblées annuelles, Jim Yong Kim et Paul Romer, le nouvel économiste en chef de la Banque mondiale, se sont retrouvés sous les projecteurs pour une conversation à bâtons rompus sur les enjeux du développement aujourd’hui. Pendant une heure, les deux hommes ont échangé leur point de vue sur les grandes menaces qui pèsent sur le monde, mais aussi sur les moyens qui permettraient d’y faire face. Les objectifs de développement sont ambitieux, et, pour les atteindre, il faudra faire preuve de créativité et d’innovation.

Jim Yong Kim et Paul Romer ont évoqué, entre autres thèmes, l’effet de l’automatisation sur l’emploi, l’importance de doter la population de compétences autres que techniques (humaines, sociales, relationnelles, etc.) ou encore la nécessité d’améliorer l’image de la recherche pratique sur le développement. Leur conversation, traduite simultanément en français, espagnol et arabe, a été diffusée en direct sur Banque mondiale Live.
 
Leur complicité intellectuelle est vite apparue évidente.
 
« Quand Paul a passé son entretien avec moi, celui-ci était censé durer entre 35 et 45 minutes. Finalement, de fil en aiguille, nous avons parlé pendant plus de deux heures. C’est comme ça que l’idée de cette conversation en public nous est venue à l’esprit », a raconté le président du Groupe de la Banque mondiale.

Jim Yong Kim a interrogé l’économiste en chef sur les « vents contraires » qui soufflent sur les pays en développement, le potentiel de croissance de l’Afrique, les besoins d’investissement dans le capital humain, et, surtout, il a voulu savoir en quoi pouvait consister, dans ces circonstances, le rôle du Groupe de la Banque mondiale. Mais, pour entrer dans le vif du sujet, le président du Groupe de la Banque mondiale a entamé la conversation par cette question : « Paul, pourquoi avez-vous accepté ce poste ? ».

La crise des réfugiés exige une réponse humanitaire et de long terme

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Denham et sa famille vivent sous cette tente dans un camp de réfugiés depuis quatre ans. © Dominic Chavez/Banque mondiale


Les plus grands périls ne s’arrêtent pas aux frontières. La crise actuelle des réfugiés le démontre clairement, par son ampleur inédite et ses retentissements sur des individus et des régions très éloignés des lieux touchés par la guerre civile, la fragilité et le conflit. Le référendum qui vient de consacrer le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne témoigne, pour partie, de la portée déstabilisante des déplacements forcés.

Vers la tarification du carbone

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Iron and Steel giant ISKOR's Vanderbijl Park refinery. © John Hogg/World Bank


Dans seulement six semaines, les dirigeants de la planète se réuniront à Paris afin de négocier un nouvel accord mondial autour des changements climatiques. À ce jour, 150 pays ont présenté un programme détaillé concernant la manière dont ils entendent orienter leur économie sur une trajectoire plus viable et moins émettrice de CO2. Ces différents programmes constituent la première génération des investissements qu'il conviendra d'entreprendre afin de bâtir un avenir compétitif, exempt des niveaux inquiétants d'émissions de dioxyde de carbone qui alimentent actuellement le réchauffement climatique.

La transition vers un avenir plus écologique exigera à la fois l'action des gouvernements et la mise en œuvre de mécanismes d'incitation adaptés auprès du secteur privé. Aspect central de la démarche, il s'agira d'élaborer une solide politique publique consistant à faire payer la pollution au CO2. À travers la fixation de tarifs plus élevés dans le domaine des combustibles fossiles, de l'électricité et des activités industrielles, l'incitation pèsera en faveur de l'utilisation de combustibles moins polluants, d'une économie des énergies, et de la promotion d'un passage à des investissements plus écologiques. La mise en œuvre de mesures de type prélèvements et taxes sur le carbone, programmes d'échange de quotas d'émission, et autres mécanismes tarifaires, de même que la suppression de subventions inefficaces, pourront conférer aux entreprises et aux ménages la certitude et la prévisibilité nécessaires pour entreprendre des investissements à long terme dans un développement soucieux du climat.

Un temps d'incertitudes économiques propice à de nouvelles percées

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Un commerce au Sri Lanka est éclairé grâce à des panneaux solaires. © Dominic Sansoni/Banque mondiale


​Alors que l’économie mondiale progresse, la nouvelle année s’accompagne d’une bouffée d’angoisse habituelle qui gagne du terrain et vient compliquer la mission que nous nous sommes fixé : favoriser la prospérité des 40 % les plus pauvres, mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et éviter une débâcle sur le front du climat.

Une année d’opportunités pour lutter contre le changement climatique… et transformer nos économies

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Un glacier au Chili. © Curt Carnemark/Banque mondiale


​Selon les scientifiques, l’année passée a été la plus chaude que la Terre ait connue depuis 1880, date des premiers relevés de températures. Divers rapports constatent la fonte des glaciers et l’intensification des événements météorologiques extrêmes. Cette année, les dirigeants du monde entier doivent impérativement s’attacher à transformer leur économie afin de lutter contre le changement climatique.

Nous devons développer une nouvelle réponse mondiale face aux pandémies

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Une famille en Guinée. © UNICEF


Je suis à Davos, en Suisse, pour le Forum économique mondial, parmi de nombreux leaders du monde de l’entreprise, des États et de la sphère politique, des milieux artistiques et universitaires. Le Forum est un haut lieu des débats autour des risques mondiaux, dont une liste quasi exhaustive est dressée chaque année par le rapport Global Risks, publié à l’occasion de cet événement.

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