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Jim Yong Kim

Comment nous agissons pour mettre fin à l’extrême pauvreté

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Nos Réunions de printemps se tiendront la semaine prochaine à Washington. Comme chaque année, elles accueilleront plusieurs milliers de responsables du développement, originaires du monde entier. Dans la perspective de cet événement, j’ai exposé il y a quelques jours les grands problèmes du développement dans le monde aujourd’hui et évoqué les importants changements actuellement entrepris au sein du Groupe de la Banque mondiale pour être à la hauteur de ces défis.

Nous vivons dans un monde d’inégalités. Les écarts entre les riches et les pauvres sont aussi évidents ici à Washington que dans n'importe quelle capitale du monde. Cependant, les exclus du progrès économique demeurent en grande partie invisibles pour beaucoup d'entre nous dans les pays riches. Pour reprendre les termes du pape François, « que certaines personnes sans domicile fixe meurent de froid dans la rue, cela n’est pas une nouvelle […], mais si les bourses chutent de dix points, c’est une tragédie ! ».

Si nous qui vivons dans les pays riches pouvons ne pas voir les souffrances des pauvres, les pauvres du monde entier savent très bien comment vivent les riches. Et ils ont montré qu’ils sont disposés à agir.

Le meilleur conseil qu'on puisse donner : lancez-vous !

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L'un des meilleurs conseils qu'on m'ait jamais donnés est aussi d'une grande simplicité : lancez-vous !

​C'est le docteur Ted Alyea, médecin au Brigham and Women’s Hospital (a), un grand hôpital de Boston, qui m'a donné ce conseil en 1991, alors que, en tant qu'interne, je n'en étais qu'aux tout premiers stades de la médecine.

Nous nous trouvions devant la chambre d'un patient en soins intensifs. Notre équipe était en train de discuter du traitement à administrer à un patient dans un état grave, lorsque Ted m'a dit : « Dis-nous ce que tu penses que nous devons faire maintenant. Lance-toi ! »

Mais suivre le conseil de Ted n'était pas si simple. Il semble risqué pour un misérable interne de simplement « se lancer ». Et si je me trompais complètement et que je recommandais quelque chose qui pourrait nuire au patient dans une situation de vie ou de mort ?

Est-ce que qui que ce soit me ferait confiance après ça ?

L’inégalité n’est pas un problème insoluble, mais il nous faut un plan

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L’inégalité n’est pas un problème insoluble, mais il nous faut un plan, Jim Yong KimDAVOS, Suisse – À la Banque mondiale, quand nous discutons de problèmes particulièrement complexes, je pose toujours une question toute simple à mon équipe : quel est notre plan ?

S’il y a un plan, je leur demande alors s’il est vraiment à la hauteur du problème. Ici, au Forum économique mondial de Davos, l’un des principaux problèmes que nous avons à résoudre est extraordinairement complexe : comment faire pour lutter contre l’inégalité des revenus qui s’accroît partout dans le monde ? Ce phénomène a pris d’énormes proportions, mais la question que je pose à tout le monde ici à Davos est la même : quel est le plan pour réduire l’inégalité des revenus dans le monde ?

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

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Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.

Soyons la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté !

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Vous aurez peut-être du mal à le croire mais c’est un fait : la pauvreté extrême recule. En 1990, 43 % des habitants des pays en développement vivaient avec moins de 1,25 dollar par jour. Actuellement, ce taux est passé sous la barre des 20 %. De deux choses l’une : soit nous en restons là, satisfaits de ce résultat, soit nous persévérons sur cette dynamique, avec à la clé une réelle occasion de mettre fin à l’extrême pauvreté en une génération : la nôtre.

Le Groupe de la Banque mondiale a fait de ce défi son objectif majeur pour 2030. Ses 188 pays membres ont avalisé cet objectif et, pour y parvenir, nous travaillons en étroite concertation avec ces États, ainsi qu’avec le secteur privé, les groupes de la société civile et d’autres organisations internationales. Mais ce n’est pas tout : nous comptons sur votre aide à tous. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, par le biais de l’éducation, de l’expression politique ou de l’action collective. À nous d’enclencher un mouvement planétaire, une vague de fond des citoyens du monde entier, tendus vers le même but : faire de notre génération celle qui mettra fin à l’extrême pauvreté.

Zéro pauvreté en 2030

Éliminer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée : Mettons-nous au travail !

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#ilfaut de meilleures formations professionnelles pour mettre fin à la pauvretéLa semaine dernière, les dirigeants du monde se sont engagés à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Ils ont également apporté leur soutien à un second objectif qui a moins retenu l'attention, et qui vise à promouvoir une « prospérité partagée ».

Le Groupe de la Banque mondiale a bien conscience que la réduction de l'extrême pauvreté à son minimum ne suffira pas à créer un monde où chacun pourra bénéficier des fruits du développement.

Aux côtés des États et de nos partenaires appartenant à la communauté du développement, nous nous emploierons aussi à porter à son maximum l’essor des revenus des 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays.

Réunions de printemps 2013 de la Banque mondiale : programme des événements diffusés en direct

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Réunions de printemps 2013 : programme des événements Banque mondiale LiveÀ l’approche imminente des Réunions de printemps 2013 du Groupe de la Banque mondiale, nous avons rassemblé pour vous la liste des nombreux événements qui seront retransmis en ligne et en direct. Toute la semaine, où que vous soyez dans le monde, vous pourrez aussi participer à nos discussions avec le hashtag #wblive.

La couverture de certaines manifestations sera proposée en plusieurs langues : arabe, anglais, espagnol et français. Ne les ratez pas !

Inondations au Mozambique et dérèglement climatique

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Au Mozambique (a), la saison des pluies a tourné au drame pour 110 000 habitants de la vallée du Limpopo : ces derniers jours, l’eau a tout submergé, champs, villes et villages, obligeant des milliers de personnes à se réfugier sur les hauteurs. Pour l’instant, 40 victimes seraient à déplorer ; l’ampleur de la catastrophe est telle que le bilan pourrait s’élever à terme à 150 000 sinistrés.

Un avion de reconnaissance des Nations Unies a survolé la vallée lundi dernier, photographiant les centaines d’hectares de terres agricoles noyées sous des eaux boueuses à la suite de la crue du fleuve Limpopo et de ses affluents — c’est précisément dans ce genre de circonstances que l’on prend la mesure de l’importance du rôle humanitaire joué par l’ONU.

Des transports urbains plus écologiques et efficaces : la vision de Michael Bloomberg et de Jim Yong Kim

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World Bank President Jim Yong Kim and New York Mayor Michael Bloomberg speak outside the Transforming Transportation 2013 conference.

Comment façonner la ville de demain ? Comment faire baisser la pollution, le nombre d’accidents mortels en zone urbaine ou encore les temps de transport quotidiens ? Comment réduire la pauvreté ? Ces questions ont été au cœur des interventions du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et du maire de New York, Michael Bloomberg, aujourd’hui à Washington.

La réponse à ces interrogations tient fondamentalement en quelques mots : il faut placer l’homme au centre de la ville grâce à des transports urbains plus écologiques, efficaces et performants.

Transports urbains : l’homme doit prendre le pas sur la voiture

Rachel Kyte's picture
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Le nombre de véhicules en circulation dans le monde devrait doubler d’ici 2035, pour atteindre pratiquement 1,7 milliard d’unités (a). Conjugué à l’urbanisation rapide — en 2030, six habitants sur dix vivront en ville — ce phénomène est une bombe à retardement pour les villes, aux quatre coins du globe.

Mais, à condition de passer à l’action sans tarder, c’est aussi une situation qui peut offrir des perspectives positives, en particulier aux agglomérations en plein essor des pays en développement.

Car construire des réseaux de transport urbains efficaces et accessibles à tous, c’est rapprocher les habitants de leurs lieux de travail, des hôpitaux, des établissements scolaires… C’est aussi réduire les embouteillages et atténuer les émissions de CO2, dont on sait les effets néfastes sur le climat.

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