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Journée mondiale

Les animaux carnivores peuvent-ils dynamiser les secteurs de l'éducation et de l'agriculture, et contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

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Un lion au Kenya. Curt Carnemark/Banque mondialeAu premier abord, cette question peut sembler absurde. Naturellement, je ne propose pas de remplir les écoles d'ours et de lions : cela ferait sans doute fuir les élèves. Je ne sous-entends pas non plus que la préservation des lions permettra de répondre à la pénurie de moyens dont souffre l'éducation dans les pays en développement. En fait, ma réflexion va bien plus loin, et porte sur les liens qui unissent les différentes composantes des écosystèmes, lesquels ont souvent une incidence indirecte et largement sous-évaluée sur le développement humain.

Dans de nombreuses régions du monde, la transformation et la fragmentation de leurs habitats, la disparition de leurs proies et la chasse ont divisé par deux les populations de loups, de lions, d'ours, de tigres, de loutres de mer et d'autres grands carnivores. Mais lorsque leur nombre s'effondre, nous ne perdons pas que des espèces emblématiques. Les écosystèmes perdent également des espèces essentielles qui se nourrissent d'animaux carnivores et herbivores de plus petite taille. Lorsque les animaux se trouvant en bas de la chaîne alimentaire sont moins nombreux à se faire manger, les écosystèmes changent, et cela affecte également les humains. Un article (a) publié récemment dans Science Magazine fait toute la lumière sur ce problème, et ses conclusions revêtent une importance toute particulière en matière de développement.

Journée mondiale du lavage des mains : faire participer les hommes aussi, entre autres enseignements

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Journée mondiale du lavage des mainsLe 15 octobre, lors de la Journée mondiale du lavage des mains (a), des millions de personnes se mobilisent en faveur d’un geste relativement simple et qui n’a pourtant rien d’évident : se laver les mains au savon. Il a été montré que ce geste d’hygiène fondamental réduisait l’incidence de la diarrhée de près de la moitié, et celle des infections respiratoires aiguës d’environ un tiers (Cairncross et al., 2010). Or, seulement 5 à 15 % des personnes se laveraient les mains au savon (Scott et al., 2003), ce qui pose particulièrement problème quand il existe un risque de contamination féco-orale, par exemple après être allé aux toilettes ou avant de cuisiner.