Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Migrants

Face à l’enjeu des migrations forcées, la nécessité de renforcer l’action collective

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Depuis que la guerre en Syrie a entraîné une crise migratoire au retentissement mondial, on réfléchit beaucoup aux solutions qui pourraient permettre de traiter cette crise, au Moyen-Orient et ailleurs. L’enjeu des migrations forcées est entré dans le champ du développement et il y occupe désormais une place cruciale, tant du point de vue des réfugiés et des personnes déplacées qu’en ce qui concerne les communautés qui les accueillent.

Bien-être des réfugiés syriens et perspectives d’avenir

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La crise syrienne fait désormais partie des pires crises humanitaires de notre temps. Les chiffres donnent le vertige : la moitié environ de la population que comptait la Syrie avant le conflit a été déplacée ; plus de 200 000 personnes sont mortes ; des millions de Syriens ont été blessés ou traumatisés ; et des millions d’autres se sont enfuis dans les pays voisins ou plus loin. Pourtant, nous n’avons que très peu d’informations sur les conditions de vie de toutes ces victimes. Rien ne filtre ou presque sur le sort des Syriens restés en Syrie. Les informations relatives aux Syriens partis vers l’Europe sont surtout anecdotiques, d’autant qu’elles confondent migrants fuyant la crise et autres types de migrants. Pour les Syriens qui se sont enfuis dans un pays voisin et qui sont enregistrés comme réfugiés, en revanche, les données ne manquent pas mais, à ce jour, elles n’ont guère encore été exploitées pour étudier la question de leur bien-être.

Un 
récent rapport coédité par le Groupe Banque mondiale et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) tente de combler ces lacunes pour les Syriens ayant cherché refuge en Jordanie et au Liban, une situation relativement bien documentée. 
 

Migrant ou réfugié : une distinction essentielle

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On n’arrête pas les mouvements de population. Dans de nombreuses régions d’Europe, les gares ferroviaires et les points de passage des frontières sont envahis par une vague humaine sans précédent. Les responsables politiques ont beau courir d’un sommet à l’autre à la recherche de solutions, ils sont dépassés par les événements. Des personnes désespérées prennent des risques immenses et traversent des épreuves indicibles pour avoir une chance de poser le pied dans l’Union européenne. Même à l’approche de l’hiver, le flux ne semble pas diminuer.

S’agit-il de migrants ou de réfugiés ? Au vu des événements tragiques, il peut sembler déplacer de poser des définitions et de se perdre en subtilités. Cependant, les mots ont leur importance, car ils définissent largement le contexte politique et juridique dans lequel évolueront ces populations.  

En tant qu’acteurs du développement, comment faire face à la crise des déplacements forcés de populations ?

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La question des déplacements forcés a longtemps été considérée comme relevant de l’humanitaire. Mais avec le nombre sans précédent de personnes déplacées contre leur gré, de plus en plus de voix appellent les acteurs du développement à s’impliquer.

L’envergure et la nature même du problème viennent mettre en exergue la nécessité d’un tel engagement. Il y a environ 60 millions de personnes dans le monde qui ont dû fuir à cause de violences et de violations des droits humains, qu’il s’agisse de réfugiés, qui ont franchi une frontière internationale, ou de personnes déplacées au sein de leur propre pays. Ces gens passent bien souvent des années, voire des décennies, loin de chez eux, avec peu de perspectives sur le plan économique. Et cela a des retombées indirectes sur un nombre encore supérieur de personnes, particulièrement dans les pays d’accueil, au niveau national aussi bien que local.

Ne fermez pas votre porte aux réfugiés

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L’auteur le jour de la remise de son diplôme pour sa maîtrise à l'Université Saint-Joseph de Philadelphie en 2008.
Photo: Jenny Spinner

J’ai marché parmi des corps déchiquetés par les bombes. J’ai esquivé des grêles de balles. J’ai failli mourir entre les mains en colère de quelqu’un qui pleurait la disparition d’un proche. Comme des millions d’Iraquiens, j’ai tenté de survivre à une réalité dont la brutalité semblait sans fin.

Je ne parviens toujours pas à chasser ces images de mon esprit. Je sens encore l’odeur des cadavres. J’étais dans l’obligation d’aller là où la mort sévissait parce que j’étais reporter. Ce métier a emporté les vies de nombreux journalistes, dont mon ancien collègue au Washington Post.

Rahim Alhaj invité de #Music4Dev : « Il nous incombe de mettre fin à la crise des réfugiés »

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Il a appris très jeune à jouer de l’oud à Bagdad, sa ville natale. Plus tard, il a composé des chansons contre le dictateur qui a dirigé l’Iraq d’une main de fer pendant trois décennies. Il a été emprisonné, torturé, puis finalement contraint de quitter son pays bien-aimé en 1991, avant de trouver refuge aux États-Unis. 

Envois de fonds des migrants : une aide aux familles mais aussi un grand coup de pouce aux petites entreprises

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L'année dernière, les fonds envoyés par les migrants dans leur pays d'origine ont détrôné les investissements directs étrangers au premier rang des sources de capitaux extérieurs à destination des pays en développement. Ils se sont élevés à plus de 435 milliards de dollars en 2014, et ils devraient dépasser les 460 milliards d'ici la fin 2015. 
 
Nous savons que ces transferts d’argent servent à couvrir les besoins des familles restées au pays : nourriture, vêtements, frais de scolarité, honoraires de médecin, travaux de construction et de réparation, achat d'un véhicule ou d'un autre bien durable, sans oublier le remboursement des sommes avancées au moment du départ du migrant. 
Toutefois, dans certaines circonstances, les envois de fonds des migrants ne servent pas tant à financer la consommation des ménages qu'à soutenir des petites entreprises...

Résoudre la crise des migrants par l’emploi

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Photo: UNHCR/Brian Sokol

Les conflits violents, à l’image de celui qui fait rage en Syrie, perturbent l’économie d’un pays, à la fois dans l’immédiat et à terme. Parmi les défis immédiats, le fait que les personnes déplacées en masse par les combats perdent leurs moyens de subsistance. Parmi les défis futurs, le fait que des économies déjà au bord du gouffre et fragilisées par la durée des conflits peinent à renouer avec la croissance. Jusqu’ici, ces problèmes ont toujours été abordés de manière distincte, que ce soit au niveau de la théorie ou des institutions. La situation des déplacés relevant d’un devoir de sollicitude et d’assistance, elle est gérée par le Haut-commissariat aux réfugiés. La reprise économique post-conflit étant considérée comme un volet de l’aide au développement, elle est confiée, une fois la paix rétablie, aux organisations internationales de développement comme la Banque mondiale.

Un débat vieux comme le monde : pourquoi les personnes âgées sont-elles contre l’immigration ?

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La crise en Méditerranée a attisé le rejet des immigrés dans toute l’Europe, ajoutant à la complexité du débat autour des politiques d’immigration. La difficulté d’un consensus sur les questions migratoires saute également aux yeux de quiconque s’intéresse à la politique menée actuellement par les États-Unis en la matière : plutôt qu’un texte commun, le pays a 28 régimes différents, très éloignés les uns des autres en termes d’ouverture et de flexibilité.

En Europe, le problème est aggravé par le vieillissement rapide attendu de la population. Et même si l’immigration ne résoudra pas tous les déboires économiques de la région, des politiques plus ouvertes et plus souples permettraient d’instiller la flexibilité et le dynamisme nécessaires à des économies européennes grisonnantes.

Mais les obstacles ne manquent pas.

Une idée à 100 milliards de dollars : le potentiel des migrations pour le financement des objectifs de développement

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Alors que les dirigeants mondiaux se retrouvent à Addis-Abeba cette semaine (a) en vue d’aborder la question du financement des objectifs de développement au cours des quinze prochaines années, mon souhait est qu’ils accordent toute l’attention qu’il se doit au potentiel immense que recèlent les diasporas et les envois de fonds des migrants. Nous avons réalisé cette note de synthèse (a) afin de présenter des pistes de financement directement liées aux migrations internationales, axées sur le marché et actuellement sous-exploitées. Les pays en développement pourraient lever jusqu’à 100 milliards de dollars, voire plus

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