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Migrants

Un débat vieux comme le monde : pourquoi les personnes âgées sont-elles contre l’immigration ?

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La crise en Méditerranée a attisé le rejet des immigrés dans toute l’Europe, ajoutant à la complexité du débat autour des politiques d’immigration. La difficulté d’un consensus sur les questions migratoires saute également aux yeux de quiconque s’intéresse à la politique menée actuellement par les États-Unis en la matière : plutôt qu’un texte commun, le pays a 28 régimes différents, très éloignés les uns des autres en termes d’ouverture et de flexibilité.

En Europe, le problème est aggravé par le vieillissement rapide attendu de la population. Et même si l’immigration ne résoudra pas tous les déboires économiques de la région, des politiques plus ouvertes et plus souples permettraient d’instiller la flexibilité et le dynamisme nécessaires à des économies européennes grisonnantes.

Mais les obstacles ne manquent pas.

Une idée à 100 milliards de dollars : le potentiel des migrations pour le financement des objectifs de développement

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Alors que les dirigeants mondiaux se retrouvent à Addis-Abeba cette semaine (a) en vue d’aborder la question du financement des objectifs de développement au cours des quinze prochaines années, mon souhait est qu’ils accordent toute l’attention qu’il se doit au potentiel immense que recèlent les diasporas et les envois de fonds des migrants. Nous avons réalisé cette note de synthèse (a) afin de présenter des pistes de financement directement liées aux migrations internationales, axées sur le marché et actuellement sous-exploitées. Les pays en développement pourraient lever jusqu’à 100 milliards de dollars, voire plus

Voir les migrations non pas sous le prisme de la peur mais comme une source de développement

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Quelque 30 000 migrants pourraient périr en Méditerranée cette année en tentant de rejoindre l'Europe, a averti l'ONU. Selon les estimations des renseignements navals occidentaux, entre 450 000 et 500 000 réfugiés sont actuellement massés en Libye pour tenter cette périlleuse traversée au cours de l'été prochain. 

Dans le cadre du G7, organisé cette semaine en Allemagne, les dirigeants des pays les plus riches du monde ont discuté de la détresse qui pousse les jeunes migrants à fuir l'Afrique du Nord et le Sahel pour gagner l'Europe, en quête d'une nouvelle vie où ils espèrent trouver emplois et opportunités. 

Objectif SmaRT : agir intelligemment pour réduire le coût des envois de fonds

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Lorsqu'un marchand de fruits marocain ferme chaque soir l'étal qu'il tient sur le marché de Porta Palazzo à Turin (Italie), il pense à l'argent qu'il a gagné pendant la journée et à la part de cette somme qu'il pourra envoyer cette semaine-là à sa famille restée au Maroc, mais aussi à combien lui coûtera cet envoi et à combien de dirhams sa famille recevra en fin de compte.

Ce marchand de fruits fait partie des quelque 250 millions de migrants qui envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Pour beaucoup de personnes qui vivent dans les pays en développement, les envois de fonds provenant de l'étranger constituent une source de revenu fiable et régulière qui les aide à joindre les deux bouts.

Les sommes que les migrants envoient chaque année n'ont cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les envois de fonds internationaux ont atteint le montant total de 583 milliards de dollars en 2014, dont 436 milliards de dollars transférés des pays développés vers les pays en développement, selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale.

Mais envoyer de l’argent au pays n’est pas bon marché.

Le poids des envois de fonds des migrants

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Les envois de fonds des travailleurs migrants vers les pays en développement dont ils sont originaires devraient atteindre 414 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 6,3 % par rapport à l'année précédente. Ce chiffre devrait s'élever à 540 milliards de dollars d'ici 2016.

À elles seules, l’Inde et la Chine représentent cette année près d’un tiers du montant total des envois de fonds vers les pays en développement. En Inde, plus particulièrement, les transferts des migrants dépassent les recettes des exportations liées au secteur informatique.

Les envois de fonds des migrants après la crise : Cinq questions à l'économiste Dilip Ratha

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À la question « quel impact la crise économique mondiale de 2008 a-t-elle eu sur les 215 millions de travailleurs migrants ? », la réponse est : ils ont continué à envoyer beaucoup d'argent dans leur pays d'origine. L’ouvrage Migration and Remittances during the Global Financial Crisis and Beyond, récemment publié sous la direction de Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale, de Jeffrey H. Cohen, professeur d'anthropologie à l'Ohio State University, et d'Ibrahim Sirkeci, professeur d'études transnationales et de marketing au Regent’s College de Londres, livre une vision plus complexe des choses. Ses 32 chapitres sont le fruit d'une sélection parmi 300 contributions reçues du monde entier à la suite d'un appel à propositions paru sur le blog de la Banque People Move. L'ouvrage présente des modèles économiques et des statistiques ainsi que des analyses axées sur les régions, les populations et l'aspect humanitaire de la migration. Dilip Ratha, chef du service Migrations et envois de fonds de la Banque mondiale, nous donne un aperçu de la problématique.