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Les migrants, grands vainqueurs de la Coupe du monde de football

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La Coupe du monde de football débute aujourd’hui au Brésil. Enfin !

Pour les milliards de téléspectateurs de par le monde rassemblés en communion, l’événement sera synonyme d’intenses moments de gloire et de fiertés nationales, ou au contraire d’humiliation et d’indignation. Les buts et les décisions des arbitres susciteront encore des discussions animées des dizaines d’années plus tard entre aficionados du « beau jeu ». Mais l’une des facettes essentielles de ce rendez-vous incontournable tient au fait que la plupart des joueurs sont des migrants : certains jouent pour leur équipe nationale mais résident à l’étranger (c’est le cas de l’Argentin Lionel Messi, sélectionné dans l’équipe d’Argentine mais vivant en Espagne) ; d’autres pour une équipe nationale qui n’est pas celle de leur pays de naissance (ainsi, le Brésilien Diego Costa vit en Espagne et joue pour l’Espagne) ; et d’autres encore pour une équipe et pour un pays qui ne sont pas les leurs (le Polonais Miroslav Klose vit en Italie et fait partie de la sélection allemande).

L'économie du développement voit grand et devient pragmatique : Souvenirs de Paris

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Le développement implique des changements systémiques majeurs, des arbitrages complexes et des choix politiques. Il concerne le partage des fruits de la croissance : comment faire en sorte qu’ils puissent bénéficier au plus grand nombre ? Il s’agit aussi d'élargir le champ des possibles et, comme le montrent les événements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, on voit ce qu’il peut en coûter de négliger ce dernier aspect, avec la montée des frustrations sociales et des soulèvements.