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Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

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Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement?

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Il y a quatre ans, le Groupe de la Banque mondiale ouvrait ses données au public dans l'espoir que les utilisateurs trouvent des manières innovantes de les exploiter. Parallèlement, de plus en plus d'États ouvraient eux aussi leurs données, à la fois dans un souci de transparence et pour susciter l'émergence d'activités économiques autour de ces données. Aujourd'hui, les entrepreneurs de l’open data sont bel et bien là : près de 500 sociétés exploitant le libre accès aux données de manière commerciale se sont développées rien qu'aux États-Unis, et des entreprises similaires foisonnent dans le monde entier, même dans des pays où les données disponibles sont limitées, sans même parler de données en libre accès.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement? Jusqu'à présent, ce secteur d'activité reste de petite taille, mais il porte la promesse d'amener la fourniture d'informations utiles à un niveau inégalé à mesure qu'il se développera. Aux États-Unis, des entreprises utilisent les données relatives à l’usage de l’électricité pour optimiser l'efficacité énergétique, celles relatives à l’éducation pour aider les usagers à trouver les meilleures écoles, et celles relatives à la santé pour les aider à identifier leurs symptômes et à prendre rendez-vous chez le médecin, pour ne citer que quelques exemples. Une étude réalisée en 2013 par le cabinet de conseil McKinsey & Company estime que l'open data pourrait permettre de générer plus de 3 000 milliards de dollars par an (a) de valeur ajoutée supplémentaire à l'échelle mondiale.

Pour autant, les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils contribuer à résoudre les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, et faire la différence dans les pays en développement, y compris dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles ? La question a été abordée récemment au cours d'un événement organisé récemment par la Banque mondiale (a), avec la participation de l'un des pionniers de l'utilisation de l'open data dans le secteur privé, The Climate Corporation (a), ainsi que de Metabiota (a), une société dont l'activité consiste à effectuer un suivi des maladies émergentes dans les pays en développement, et de Joel Gurin, auteur du site Open Data Now (a) et chef de file du projet Open Data 500 (a) basé à l'université de New York. 

Des labos du savoir en réseaux : développer l’innovation à la Banque mondiale

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 développer l’innovation à la Banque mondiale Aleem Walji, directeur des Laboratoires de l’innovation à la Banque mondiale, a récemment accordé un entretien au magazine Forbes et au Skoll World Forum sur ses thèmes de prédilection : l’innovation et le développement. En voici les grandes lignes.
 
Lorsque j’ai rejoint la Banque mondiale, fin 2009, c’était pour aider l’institution à réfléchir à des solutions pour soutenir plus systématiquement l’innovation. À partir de la politique d’accès à l’information dont s’était dotée la Banque, nous avons commencé par mettre au point l’initiative pour le libre accès aux données. Dès son lancement, en avril 2010, les internautes se sont rués sur ces informations mises à leur disposition dans un format permettant le traitement, la recherche et la réutilisation des données. En quelques mois, le taux de consultation de notre catalogue de données a dépassé celui de la page d’accueil de la Banque mondiale !

Nouvelles séries de données sur la pauvreté, le genre, l’emploi, la santé et autres thèmes : petit guide rapide

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Grâce à l’initiative de libre accès aux données de la Banque mondiale, nous mettons ici à votre disposition toute une masse d’informations : pour les seules séries chronologiques, vous trouverez quelque 8 000 indicateurs portant sur 200 pays environ. Mais une question revient souvent chez nos utilisateurs : « Quels indicateurs avez-vous sur le thème XYZ, et lequel dois-je utiliser de préférence ? » Un bon point de départ pour votre navigation est notre page de recherche par thème. Alternativement, si vous avez déjà une certaine connaissance de nos bases de données, consultez notre ensemble de séries chronologiques de données (a).

Mais nous avons aussi entrepris, en collaboration avec certains experts de la Banque pour des thèmes ou des régions donnés, de mettre en place des outils et tableaux de bord spécialisés pour vous permettre d’étudier plus à fond ou de comparer les indicateurs, et de cerner la réalité qui se cache derrière les chiffres. Vous trouverez ici des modes de visualisation créatifs et des moyens d’accéder facilement aux données sous-jacentes, qui vous permettront d’approfondir vos connaissances sur une diversité d’aspects touchant au développement.

Nos efforts ont jusqu’ici porté sur six domaines : pauvreté, genre, emploi, santé, inclusion financière, et cadre politique et institutionnel des pays africains. Nous nous donnons d’en couvrir d’autres, mais nous aimerions avoir votre avis en retour sur les domaines que vous aimeriez voir traités. Voici un petit guide rapide d’utilisation de ces nouvelles séries de données.

Conférence sur l’ouverture des données publiques : 100 intervenants de 50 pays, ou le pouvoir des idées en action

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La deuxième Conférence internationale sur l’ouverture des données publiques (IOGDC) réunira des centaines d’experts et de partisans du libre accès aux données venus de plus de 50 pays. Cette édition portera sur les implications et l’avenir de l’open data à travers le monde, en se penchant sur le cas d’un certain nombre de villes, pays et institutions.

Nos réponses aux 5 questions les plus posées sur les données en libre accès de la Banque mondiale

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Lorsque, il y a deux ans, la Banque mondiale a ouvert virtuellement ses portes en lançant son initiative pour le libre accès aux données, notre service d’assistance dédié a été submergé de questions, demandes et autres commentaires de la part d’étudiants, de chercheurs, de journalistes, d’économistes et de statisticiens, pour ne citer qu’eux. Alors que le nombre de demandes relatives à nos données ne cesse de croître, c’est aujourd’hui près d’un millier de requêtes de ce type que notre équipe traite chaque mois, que ce soit par téléphone ou par email.

L’intérêt grandissant pour ces données nous impose une attention permanente : l’équipe chargée de l’« Open Data » est en effet constamment à la recherche de nouvelles données et sources de données, qu’elle doit ensuite valider, compiler et administrer. Il nous incombe parallèlement de concevoir des outils destinés à faciliter l’utilisation de ces données, tout en répondant à vos questions et en améliorant notre offre en fonction de vos commentaires.

L’importance des données et de la remontée d’information pour le développement

Caroline Anstey's picture

Il suffit de jeter un coup d’œil rapide au site web de la Banque mondiale pour constater la place qu’elle accorde à l’accessibilité et au partage des données dans le développement.

Ajoutez-y les approches innovantes à base de SMS dont se servent les groupes de réflexion, les organisations de la société civile ou les fondations, et vous comprendrez très vite tout l’intérêt que présente la technologie pour accroître l’efficacité des actions de développement, qu’il s’agisse de cartographier les résultats, de tirer parti des contributions des internautes, de recueillir l’avis des bénéficiaires ou encore de libéraliser l’accès aux données.

Et ce d’autant plus qu’en se développant la technologie devient moins chère et que nous n’avons encore appréhendé qu’une partie infime de son potentiel.

L'économie du développement voit grand et devient pragmatique : Souvenirs de Paris

Justin Yifu Lin's picture

Le développement implique des changements systémiques majeurs, des arbitrages complexes et des choix politiques. Il concerne le partage des fruits de la croissance : comment faire en sorte qu’ils puissent bénéficier au plus grand nombre ? Il s’agit aussi d'élargir le champ des possibles et, comme le montrent les événements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, on voit ce qu’il peut en coûter de négliger ce dernier aspect, avec la montée des frustrations sociales et des soulèvements.