Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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La Colombie et le « prisme de la paix »

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La Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre. Après plus d’un demi-siècle de guerre civile, nous avons, nous aussi, en Colombie une journée nationale de la paix à célébrer.

Le 24 novembre 2016, la Colombie est arrivée à un tournant de son histoire : Juan Manuel Santos, le président colombien, et Rodrigo Londoño Echeverri, le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ont signé un accord de paix historique au théâtre Colón de Bogotá.

Il ne s’agit pas d’un traité de paix ordinaire : c’est l’un des accords les plus complets que la Colombie, ou même le monde, ait connu depuis bien des années. Et pour cause.

La Colombie a été le théâtre de l’une des guerres civiles les plus longues de l’histoire contemporaine, qui a fait plus de 8 millions de victimes et un nombre de déplacés sans équivalent dans le monde. Ce pays abrite aussi l’un des plus anciens mouvements rebelles en activité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Le psychologue Steven Pinker explique pourquoi nous sommes incapables de voir les progrès de l’humanité

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Données statistiques à l’appui, Steven Pinker brosse un tableau encourageant de notre époque, qui serait le fruit selon lui de plusieurs siècles de révolution humaniste. « L’espèce humaine a un passé violent », a affirmé le célèbre psychologue de Harvard lors de son passage à la Banque mondiale, mais notre monde n’a jamais été aussi peu violent qu’aujourd’hui. L’auteur du bestseller The Better Angels of our Nature: Why Violence Has Declined (2011) s’est appliqué à en apporter la preuve, graphique après graphique.

Les jeunes acteurs de la paix, sortis des barricades pour monter sur les planches

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​Selon Aristote, les bonnes habitudes acquises dans la jeunesse sont décisives. Les jeunes garçons et filles libanais dont il est question ici ne le démentiront pas.

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont pauvres et au chômage. Ils habitent à Tripoli et appartiennent à deux communautés en conflit : les résidents sunnites du quartier de Bab al-Tabbaneh et les alaouites de Jabal Mohsen. 

Mais au début de l’année 2015, les autorités ont imposé un cessez-le-feu pour mettre un terme à une spirale d’affrontements féroces et sont parvenues à ramener le calme dans la ville.

C’est à ce moment-là qu’une association libanaise qui promeut la paix grâce à l’art a approché ces jeunes pour un drôle de recrutement. En fait, un casting interconfessionnel pour une pièce de théâtre...

Une émission de téléréalité arabe qui met à l’épreuve notre humanité et notre empathie

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C’est le ramadan et, sur les chaînes de télévision arabes, l’heure est aux séries, feuilletons, émissions de cuisine et autres jeux grand public. Parmi cette offre foisonnante de programmes, il y en a un dont tout le monde parle. C’est Al Sadma (« le choc »), version arabe de What Would You Do (« que feriez-vous ? »), une émission américaine de téléréalité en caméra cachée.

Mais, contrairement à d’autres émissions du même type, Al Sadma en appelle au sens moral et scrute notre humanité. Diffusée aux alentours de l'iftar, le repas quotidien traditionnel de rupture du jeûne, cette émission de divertissement capte les réactions des gens en présence de situations alarmantes. Ces mises en scène sont filmées en Égypte, au Liban, en Iraq, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis...

États fragiles : comment le g7+ aide la République centrafricaine à renouer avec l’optimisme

Anne-Lise Klausen's picture
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Des élèves dans une école de la République centrafricaine.
Crédit : © Pierre Holtz, UNICEF.

Il y a quelques semaines, Bienvenu Hervé Kovoungbo était à Nairobi pour une réunion du g7+, une instance regroupant 20 États fragiles. L’occasion pour lui de se remémorer un voyage précédent dans la capitale kenyane, deux ans auparavant.

Ses compatriotes centrafricains étaient alors la proie des affrontements entre milices ennemies. Bienvenu, qui est aujourd’hui à la tête de la coopération multilatérale après avoir dirigé la division du budget d’investissement au sein du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, s’était rendu à Nairobi pour assister à une réunion du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État. Il avait lancé un appel aux membres du g7+ et aux donateurs afin qu’ils viennent en aide à son pays. Après cette réunion, il n’avait pu regagner la capitale centrafricaine, Bangui, qu’au bout de deux semaines : tandis qu’il était retenu à Douala, au Cameroun, sa famille avait dû fuir son habitation et rejoindre les milliers de personnes réfugiées dans des camps de fortune situés à la périphérie de la ville.

Ne fermez pas votre porte aux réfugiés

Bassam Sebti's picture
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L’auteur le jour de la remise de son diplôme pour sa maîtrise à l'Université Saint-Joseph de Philadelphie en 2008.
Photo: Jenny Spinner

J’ai marché parmi des corps déchiquetés par les bombes. J’ai esquivé des grêles de balles. J’ai failli mourir entre les mains en colère de quelqu’un qui pleurait la disparition d’un proche. Comme des millions d’Iraquiens, j’ai tenté de survivre à une réalité dont la brutalité semblait sans fin.

Je ne parviens toujours pas à chasser ces images de mon esprit. Je sens encore l’odeur des cadavres. J’étais dans l’obligation d’aller là où la mort sévissait parce que j’étais reporter. Ce métier a emporté les vies de nombreux journalistes, dont mon ancien collègue au Washington Post.

Apporter la paix et mettre fin à la violence pour les femmes et pour les filles

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Sri Mulyani Indrawati parle avec la grand-mère d'un patient à l'hôpital de HEAL Africa. Cerise Stoltenberg / HEAL Africa


​Quelque part au fond de l'immense Heal Africa Hospital, dans la ville congolaise de Goma, se trouve une petite salle où les femmes se remettent de blessures qu'elles ont subies lors d'accouchements compliqués et d'agressions sexuelles violentes. Lorsque je suis entrée, j'ai aperçu Muwakeso, une femme âgée qui semblait très fragile, assise sur une chaise à côté d'un lit. Il m'a fallu un moment pour réaliser qu'elle-même n'était pas la patiente mais plutôt sa petite-fille de trois ans Sakina, couchée sur le lit.

Sakina est sous sédatifs pour endormir la douleur après deux chirurgies majeures, sur les trois prévues, qu'elle a dû subir pour reconstruire des parties inférieures de son corps suite à une agression monstrueuse il y a environ un an. Muwakeso se souvient de cinq hommes en civil qui se sont approchés de sa maison et l'ont battue. Avant de perdre connaissance, elle a entendu Sakina hurler. L'enfant a été violée, mais elle ne sait pas par combien d'hommes.

Je vois chaque jour la violence meurtrière

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Un jeune garçon pleurait devant un cadavre. Il n’arrivait pas à croire que son père, sorti prendre son petit-déjeuner, était mort, tué par une bombe humaine lors d’un attentat-suicide perpétré en 2005 dans l’un des restaurants les plus populaires de Bagdad, au plus fort de la guerre confessionnelle.

Je couvrais l’attentat pour le Washington Post (a) lorsque j’ai vu ce garçon devenir une victime de plus de la guerre. Dans les médias, l’enfant allait se fondre dans un chiffre. Mais en réalité il était devenu ce jour-là orphelin, et la perte de ce père allait venir s’ajouter à tous les obstacles qui entravent un développement durable.

Lorsque j’étais reporter en Iraq et que mon pays était déchiré par la guerre, il n’y a pas eu un jour où je n’ai pas vu la mort. La mort était partout, dans les écoles, les marchés, les bus et même les lieux de culte. Le pire, c’est que ça continue. Et pas seulement en Iraq, dans de nombreux pays aussi. Les conflits et les guerres, la haine sectaire et le racisme font désormais quotidiennement la une des actualités, et c’est vraiment très inquiétant.
 

Mindanao, Philippines : Former celles et ceux qui bâtiront la nation

Hana Kabagani's picture
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Noranna en plein travail. C’est une vraie Moro. Elle fait partie des nombreux témoins de la lutte dans cette région. Lorsqu’elle était enfant, elle a vu comment le conflit affectait la vie des membres de sa communauté à Maguindanao : absence de services sociaux, lenteur du développement et familles déplacées.

Sur l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, la quête d’une paix durable est entravée, depuis des décennies, par de nombreux obstacles auxquels s’ajoute le fléau des catastrophes naturelles. Pour les jeunes actifs de cette région, il s’agit donc de se former à un type de développement qui traite des effets de divers conflits.  

La Bangsamoro Development Agency (BDA) n’offre pas seulement des opportunités d’emploi aux habitants de Mindanao. Bangsamoro signifie littéralement « la patrie moro ». Ce terme est actuellement employé pour désigner les zones à majorité musulmane de Mindanao, leur population, leur culture et leurs groupes ethniques.  

Travailler avec la BDA, c’est accomplir ce dont j’ai toujours rêvé. Je suis diplômée en communication, et j’adore écrire et réaliser des travaux graphiques, y compris des supports audiovisuels. En tant que jeune cadre membre du peuple moro, je veux être utile tout en développant mes compétences en communication pour le Bangsamoro.

La Coupe de la Paix des Grands Lacs

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Billet rédigé par Ian Bannon (a)
tournoi de foot : Coupe de la Paix des Grands Lacs

Des joueurs de foot venus d'Afrique de l'est et d'Afrique centrale se réuniront à Kampala, la capitale ougandaise, les 21 et 22 septembre prochains pour participer à la finale de la Coupe de la Paix des Grands Lacs. Ce tournoi est organisé pour aider les anciens combattants – dont nombreux avaient été kidnappés enfants pour servir dans des groupes armés – à redevenir membres à part entière de leurs communautés grâce au pouvoir salutaire du sport.