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Pauvreté mondiale

Pour un développement mondial agile : mettre la technologie au service de la lutte contre la pauvreté

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Quels instruments et quelles tactiques les partenaires au développement doivent-ils déployer dans la lutte contre l’extrême pauvreté et pour une prospérité partagée ? Comme l’a rappelé le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la prochaine « frontière » à atteindre est celle de l’uniformité des services rendus. En clair, faire en sorte que les biens et les services parviennent à leurs bénéficiaires visés même quand la situation est complexe. Il faut trouver des solutions aux blocages qui entretiennent et aggravent les inégalités dans le monde.
Comme n’importe quelle activité, l’uniformité de la prestation « développement » exige que les responsables aux avant-postes aient accès aux dernières connaissances disponibles sur les solutions efficaces tout en étant tenus de rendre compte des résultats obtenus, afin que les données produites contribuent à l’adaptation de leur stratégie aux spécificités locales.
 
Si nous maîtrisons (a) le processus de production de données probantes sur ce qui fonctionne, grâce aux essais de terrain et aux expérimentations aléatoires contrôlées (deux techniques empruntés à la médecine), nous sommes beaucoup moins avancés sur les moyens de parvenir à ce que Jim Yong Kim qualifie de disposition à procéder « à des ajustements permanents, à prendre des risques intelligents » et « d’obsession pour le détail dans la phase de mise en œuvre ».

Objectifs et indicateurs, pauvreté et partage

Kaushik Basu's picture

Dans sa Lettre annuelle, Bill Gates fait valoir l’importance de l’évaluation. Le changement, nous rappelle-t-il, est souvent un processus graduel ; sans bon instrument de mesure, il est donc difficile de savoir si nous allons dans la bonne direction. Il n’est guère surprenant que, dans le monde de la technologie, de nouvelles méthodes d’évaluation de la production énergétique et un micromètre capable de mesurer de minuscules distances aient contribué de manière cruciale au progrès. Bill Gates a raison d’insister sur ce point. C’est pourquoi il est important d’établir des indicateurs qui nous permettent d’évaluer nos interventions même si elles relèvent des domaines sociaux et économiques.

Il est intéressant de noter que la lettre de Bill Gates a été publiée alors même que le Groupe de la Banque a entrepris de définir des objectifs et des indicateurs du bien-être qu’il s’emploiera à appuyer et à appliquer en sa qualité d'organisme multilatéral. Nous espérons être prochainement en mesure de rendre publics nos cibles et indicateurs. Ce blog a pour objet de donner aux lecteurs une idée des questions qui se posent et de les inviter à nous faire part de leurs suggestions.