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PISA

Le système éducatif finlandais : l’histoire d’une réussite

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Comment la Finlande, pays dont le niveau d'éducation était encore moyen dans les années 70, est-elle parvenue à l’excellence ? 

Lorsque les jeunes Finlandais se sont hissés en 2001 aux premiers rangs du test PISA, l’enquête de référence sur les acquis des élèves conduite par l’OCDE, ce résultat a beaucoup intrigué le monde de l’éducation. Comment ce petit pays qui n’avait jusque-là pas spécialement brillé dans les comparaisons internationales était-il parvenu à atteindre un tel niveau ? Cette réussite avait surpris jusqu’aux Finlandais eux-mêmes. Puis, la tendance s’est confirmée et les élèves finlandais ont continué d’obtenir, année après année, des notes supérieures aux attentes. Dans le monde entier, spécialistes de l’éducation et dirigeants ont alors commencé à se pencher sur le cas de la Finlande, modèle de système éducatif performant. Dans ce pays, les élèves affichent invariablement d’excellents résultats, mais pas seulement : les inégalités entre élèves et d’une région à l’autre sont parmi les plus faibles du monde. 

Quand qualité rime avec équité. 

Éducation : le miracle finlandais ?

Cristian Aedo's picture
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L’une des caractéristiques du système scolaire finlandais est d’assurer l’égalité des chances.
La dernière enquête PISA montre cependant qu’en Finlande comme ailleurs le statut
socio-économique de l’élève semble influer sur ses résultats. 
(Photo : Z. Mrdja/Banque mondiale)

L’enquête PISA, que mène l’Organisation de coopération et le développement économiques (OCDE) dans le monde entier, teste l’aptitude des élèves de 15 ans en mathématiques, sciences et lecture. La réussite de la Finlande dans le cadre de cette évaluation a surpris ses habitants. En 2006, le pays est ressorti en tête du classement. Même si ses performances déclinent, il se classe toujours parmi les meilleurs.
 
La Finlande a comme particularité d’avoir peu appliqué les principes mondiaux de réforme scolaire. Elle ne prévoit ni épreuves standardisées pour les élèves ni inspection des établissements : le système scolaire repose sur une responsabilité « intelligente ». Si le système scolaire est régi par des programmes d’études communs, une législation et une réglementation qui garantissent des normes nationales de qualité sur le plan des apprentissages et de l’enseignement, il n’existe aucun classement compétitif des établissements. En revanche, les écoles et le personnel éducatif s’auto-évaluent régulièrement.
 
La politique de l’éducation en Finlande préfère la qualité au contrôle et à l’émulation. Le pays a confiance dans son école, ses enseignants et son administration locale. La mission que doit remplir l’éducation fait l’objet d’un consensus politique.

Une première au Kosovo : les résultats de l’enquête PISA

Flora Kelmendi's picture
 Jutta Benzenberg (Banque mondiale)
Les résultats de l’enquête PISA 2015 révèlent un large écart de performance entre les élèves du Kosovo et ceux de la région. Photo : Jutta Benzenberg (Banque mondiale)



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié les résultats de l’enquête PISA 2015 il y a quelques semaines. Des résultats passés au peigne fin par les responsables publics et les analystes de données dans le monde entier. Plus de 500 000 élèves représentatifs des quelque 28 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 72 pays participants se sont pliés à l’exercice. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (ou enquête PISA) est mené tous les trois ans. Son objectif est de mesurer les compétences des élèves, en confrontant leurs connaissances en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques à la résolution de problèmes concrets. L’enquête PISA figure parmi les évaluations internationales les plus influentes en matière d’acquis scolaires ; elle fournit un riche éventail d’informations sur les atouts et les faiblesses des systèmes éducatifs, sous-tend l’élaboration de politiques éducatives efficaces et offre aux pays la possibilité de comparer leur performance à d’autres. 

Pourquoi il faut évaluer les compétences en lecture à un âge précoce

Harry A. Patrinos's picture
Écolier au Malawi.
Écolier au Malawi.


Il faut savoir lire pour travailler, mais aussi communiquer, suivre des indications, prendre des médicaments... Or, un adulte sur sept dans le monde est analphabète, plus de 250 millions d’enfants en âge d’aller à l’école ne savent pas lire et près de 57 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.

Améliorer la maîtrise de l’informatique pour de meilleures perspectives d’emploi

Maciej Jakubowski's picture

Les adultes qui ne maîtrisent pas suffisamment l’informatique ont moins de chances que les autres de trouver un emploi. Selon les résultats de la dernière enquête conduite par l’OCDE dans le cadre du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA), les adultes n’ayant pas d’expérience de l’informatique ou ceux ne parvenant pas à résoudre des problèmes dans des environnements à forte composante technologique se retrouvent plus souvent au chômage ou exclus du marché du travail.

Dans les pays de l’OCDE participants, en moyenne 52,5 % seulement des adultes sans compétences en informatique ont un emploi, contre 72,7 % pour ceux qui ont au minimum un faible niveau de compétences en traitement de l’information. De fait, le taux d’emploi augmente avec les compétences : parmi les adultes maîtrisant le mieux le traitement de l’information et capables de résoudre les problèmes les plus complexes, le taux d’emploi passe à 78,2 %.

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