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L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

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In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

5 conseils pour lancer un mouvement social

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La Banque mondiale souhaite contribuer au lancement d’un mouvement social pour mettre fin à la pauvreté et permettre à chacun de profiter des fruits de la prospérité. Comment procéder, concrètement ? Que faut-il faire, plus généralement, pour initier un mouvement social ?

Vaste problème. Le monde regorge d’exemples malheureux et les obstacles sont légion, sans parler des Cassandre qui vous en dissuadent en affirmant que c’est mission impossible et que tous ceux qui ont essayé avant se sont cassé les dents. Pourquoi perdre du temps dans une vaine entreprise ? Quand bien même Albert Camus le tenait pour un homme heureux, Sisyphe n’est jamais parvenu à hisser son rocher au sommet de la montagne.

Mais après pratiquement trente ans de lutte contre la pauvreté, j’en suis venu à la conclusion que l’optimisme reste une option viable, même devant ce qui paraît insurmontable. Si votre cause est juste et que vous travaillez dans une institution qui a les moyens de faire vraiment la différence dans le quotidien des pauvres, alors l’optimisme devient une responsabilité morale.