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Réunions de Printemps 2014

Changement climatique : plus les pays repoussent l'échéance, plus la facture sera élevée

Rachel Kyte's picture
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Climate change ministerial, IMF/World Bank Spring Meetings 2014En septembre dernier, les meilleurs scientifiques mondiaux déclaraient que l’homme avait une influence « patente » sur le climat. En mars, ils nous mettaient en garde contre les menaces grandissantes que le réchauffement fait peser sur nos économies, l’environnement, l’approvisionnement vivrier et la sécurité dans le monde. Aujourd’hui, alors que paraît le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), axé sur les mesures d’atténuation, ils nous décrivent la marche à suivre.


D’après le GIEC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont progressé plus vite depuis dix ans qu’au cours des trente années précédentes et ce, malgré les efforts de réduction. Sans mesures supplémentaires d’atténuation, la température pourrait augmenter d’ici la fin du XXIe siècle de 3,7 à 4,8 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Le GIEC indique aussi que la cible d’un réchauffement maximal de 2°C reste accessible, à condition de procéder à des changements radicaux, sur le plan technologique, économique, institutionnel et comportemental.

L’équation est simple : à chaque fois que la température monte d’un degré, les risques pour les populations, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables, augmentent eux aussi.

Plaidoyer pour la couverture santé universelle

Donna Barne's picture

Ban Ki-moon Secrétaire Général de l’ONU, Jim Yong Kim Président du Groupe de la Banque mondiale et Ngozi Okonjo-Iweala Ministre des Finances de la République du Nigeria  au forum  Vers une Couverture de Santé Universelle à l’horizon 2030. © Simone D. McCourtie/World Bank

Alors que la santé (a) est un luxe inabordable pour des millions d’individus à travers le monde, des pays aussi divers que le Myanmar, le Nigéria, le Pérou, le Sénégal, le Kenya, l'Afrique du Sud et les Philippines envisagent avec de plus en plus d’enthousiasme l’idée d’une couverture santé universelle.

Cet élan grandissant a fait l'objet de l'un des événements phares des Réunions de printemps 2014 : co-organisée par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la manifestation intitulée Vers une couverture santé universelle à l’horizon 2030 et animée par la directrice générale de l’OMS Margaret Chan, était consacrée à la défense de cet objectif et aux étapes permettant d'y parvenir.


Selon Ban Ki-moon, qui faisait partie des intervenants, quelque 70 États ont demandé aux Nations Unies de les aider à atteindre la couverture santé universelle. « Nous pouvons nous réjouir du fait qu'en Suède, la quasi-totalité des femmes survivent à l'accouchement », a déclaré le secrétaire général des Nations Unies. «Toutefois, au Soudan du Sud, une femme enceinte sur sept mourra en couche. Lutter contre cette inégalité relève autant de la santé que des droits de l'homme... Pour garantir la santé de tous, nous devons prendre des mesures préventives. Le concept de couverture santé universelle pourrait dès lors s'avérer un important catalyseur. »

Ban Ki-moon a participé à un groupe de discussion réunissant aussi Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, Lawrence H. Summers (a), professeur honoraire à l'université Harvard, Ngozi Okonjo-Iweala (a), ministre des Finances du Nigéria, et Michael Bloomberg (a), ancien maire de New York et actuel envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et les changements climatiques.