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La Banque mondiale répond à vos questions sur la volatilité des prix alimentaires

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Food Price Watch - août 2012

Photo : © Michael Morris / Banque mondiale

 

Lorsque la Banque mondiale a publié, la semaine dernière, son rapport Food Price Watch montrant que de graves sécheresses avaient fait grimper les prix du maïs et du soja à un record historique cet été, la nouvelle n'est pas passée inaperçue. Quelles seront les conséquences pour les populations pauvres vivant dans les régions les plus touchées par cette hausse des prix ? Et pour nous-mêmes ?

Dans notre dernier billet, l'économiste José Cuesta, auteur de ce rapport trimestriel de la Banque mondiale sur les prix alimentaires, demandait aux lecteurs de lui faire part de leurs questions. Il répond ici à quelques-unes d'entre elles.

Les prix alimentaires grimpent en flèche : 5 questions à l’économiste José Cuesta

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Plat de riz, la Banque mondiale et la hausse des prix alimentaires. Photo: Arne Hoel | Banque mondiale

Les chiffres sont sans appel : le prix des principales denrées alimentaires de première nécessité telles que le blé et le soja ont atteint des niveaux historiques en juillet 2012. Le prix du blé a augmenté de 25 % et celui du soja de 17 % en un seul mois.

La dernière édition de la publication Food Price Watch de la Banque mondiale montre les habitants de certains pays ont payé deux fois plus pour le maïs que le mois précédent.

À l'échelle mondiale, les prix alimentaires ont augmenté de 7 % entre avril et juillet. Cette hausse devrait frapper de manière particulièrement dure certaines régions où les importations de denrées alimentaires sont importantes, telles que le Moyen-Orient et une grande partie de l'Afrique.

Nous nous attendons à un important choc des prix, mais cela ne signifie-t-il que nous nous dirigeons vers une crise alimentaire similaire à celle de 2008 ? L'économiste de la Banque mondiale José Cuesta, l'auteur du rapport trimestriel Food Price Watch, donne son avis sur la situation.

Tout est une question de timing : doit-on se préparer à une nouvelle crise mondiale des prix alimentaires?

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Le monde semble à nouveau retenir son souffle face à la brusque flambée des prix alimentaires, attisés par une sécheresse exceptionnelle aux États-Unis et l'absence de précipitations en Europe de l'Est[1]. Comment savoir si les toutes dernières augmentations se transformeront en une crise d'une ampleur comparable à celles que le monde a connues en 2007-2008 puis en 2010-2011 ? L'art de la prévision est délicat. La différence observée, entre hier et aujourd'hui, au niveau des prix de l'énergie — facteur qui a une influence capitale sur les cours alimentaires — incite à l'optimisme. D'autant que les gouvernements (c'est à espérer) auront appris à se méfier de toute réaction de panique, aux conséquences si douloureuses. Il n'en demeure pas moins que la volatilité des prix alimentaires mondiaux enregistrée depuis plusieurs mois, conjuguée à la faiblesse des stocks et aux alertes sur la sécurité alimentaire dans certaines régions d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, laissent présager d'un avenir assez sombre.