Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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sécurité alimentaire

Banque mondiale Live : suivez les Assemblées annuelles 2015 en direct

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La situation de l’économie dans le monde, le changement climatique, le déficit d’infrastructures ou encore les enjeux du système alimentaire mondial : ce ne sont là que quelques-uns des sujets d’actualité qui seront abordés à Lima (Pérou) du 6 au 11 octobre, en marge des Assemblées annuelles 2015 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Le rassemblement annuel des ministres de 188 pays se déroule cette année deux semaines après que les Nations Unies ont adopté leurs nouveaux Objectifs de développement durable. Des objectifs d’une portée historique qui seront aussi à l’ordre du jour de la réunion du Comité du développement du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, le 11 octobre.

Océans : il est temps d’inverser le courant

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Zanizbar, Tanzania. Photo by Sonu Jani / World Bank

Cette semaine, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, les océans recevront l’attention qu’ils méritent depuis longtemps mais qu’ils n’ont pas toujours reçue. En effet, le 14e Objectif de développement durable spécifie qu’il faut « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
 
C’est la première fois que la communauté internationale inclut les océans dans son programme de développement, et cette évolution témoigne de la vision ambitieuse et holistique que les pays sont en train d’adopter pour remédier aux problèmes et trouver des solutions. Avec les Objectifs de développement durable (ODD), ils expriment leur volonté d’un avenir dans lequel la gouvernance de la nature permettra de dynamiser l’économie, accroître le bien-être et préserver les moyens de subsistance, à Washington comme à Nairobi, sur terre comme dans les mers.  
 
Il y a quinze ans, les pays se sont rassemblés à l’ONU pour définir un ensemble sans précédent d’objectifs, les objectifs du Millénaire pour le développement. Depuis, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de plus de moitié. Mais les océans ne faisaient pas partie de ces objectifs. À présent, nous avons cette chance de pouvoir traiter cet enjeu au niveau mondial et d’œuvrer à la restauration de la santé des océans, tout en favorisant ainsi la solidité des économies et la prospérité des communautés.
 
Il est grand temps. 
 

Eau : le point de basculement

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L’eau atteint un point de basculement en tant qu’enjeu mondial. Sur les deux prochaines décennies, la demande planétaire liée la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi qu’à la poursuite de l’urbanisation, fera peser des pressions sans précédent sur l’eau.

Notre monde est « assoiffé » : les besoins agricoles et énergétiques entrent en concurrence directe avec ceux des villes. Dans le même temps, le changement climatique risque d’aggraver la situation car il favorise le stress hydrique et les phénomènes météorologiques extrêmes. Par conséquent, l’interaction entre l’eau et le climat ne peut plus être traitée en marge des négociations climatiques internationales. Et, pour couronner le tout, malgré des avancées impressionnantes ces dernières décennies, l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est toujours pas universel.

Pour alimenter notre réflexion

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Des sauterelles grillées en amuse-gueule, une soupe d’algue en entrée, et puis un bon burger de viande synthétique grillée... Vous n’avez plus faim ? Pourtant, il va falloir nous habituer à ce genre de menus. Sachant que certaines projections démographiques indiquent que 2,5 milliards d’êtres humains supplémentaires peupleront la planète en 2050, les Nations Unies estiment qu’il nous faudra doubler la production de nourriture tout en réduisant nos déchets, mais aussi explorer de nouvelles options alimentaires.

La Terre n’a jamais produit autant nourriture. Mais alors, pourquoi 842 millions de personnes dans le monde ne mangent-elles pas à leur faim ? 

Revivez les Réunions de printemps 2015 : les e-Conférences sur Banque mondiale Live

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Alors que nous sommes au cœur d’une année charnière pour le développement, des milliers de représentants gouvernementaux, journalistes, membres de la société civile, chercheurs et dirigeants d’entreprise se sont retrouvés la semaine dernière à Washington à l’occasion des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Ce grand rassemblement est l’un des derniers qui précédent l’établissement final des priorités et des objectifs qui guideront le programme de développement international pour les quinze prochaines années, de même que les moyens de financement pour y parvenir. De fait, le seul point à l’ordre du jour du Comité du développement qui s’est réuni le 18 avril concernait le financement du développement après 2015.

En marge des réunions officielles, 15 événements ont été diffusés en direct et en français sur la plateforme web Banque mondiale Live.

L’avenir de l’alimentation : que peuvent concocter les chefs pour la planète ?

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Le chef David Chang, à gauche, avec le Président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim lors de la discussion sur l’avenir de l’alimentation
​© Simone D. McCourtie/Banque mondiale

Comment garantir à chacun une alimentation nutritive partout dans le monde ? C’est autour de cette question qu’ont été réunis un chef cuisinier célèbre, le président du Groupe de la Banque mondiale, une productrice de champignons et un défenseur de la « gastronomie sociale », lors d’un événement organisé avant la tenue des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI. La discussion, consacrée à l’avenir de l’alimentation, avait pour objectif d’explorer toutes les pistes qui pourraient permettre d’éradiquer la faim dans le monde et de répondre aux défis alimentaires de demain.

À l’heure actuelle, près de 800 millions de personnes se couchent chaque soir avec le ventre vide. Sachant qu’en 2050, il faudra nourrir 9 milliards d’êtres humains, il est indispensable d’accroître la productivité agricole, a souligné Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Mais, d’emblée, une question saute aux yeux : comment quelqu’un comme David Chang (a), fondateur de la chaîne de restaurants Momofuku, peut-il contribuer au débat ?

Pour un système alimentaire capable de nourrir chacun d’entre nous, partout, tous les jours

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Que vous soyez producteur ou consommateur de denrées alimentaires et quel que soit l’endroit où vous vivez, vous êtes certainement d’accord avec moi : l’humanité a besoin d’un système alimentaire en mesure de nourrir chaque individu, tous les jours, partout dans le monde.

D’autant qu’un tel système est porteur d’emplois et de revenus supérieurs pour les petits exploitants et les habitants des zones rurales, qui constituent 78 % des pauvres de la planète. Car l’on sait qu’une croissance enracinée dans l’activité agricole est 2 à 4 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance émanant d’autres secteurs. Un système alimentaire efficace permet aussi d’améliorer la nutrition, de préserver les ressources naturelles et même de faire partie des solutions pour endiguer le changement climatique.

Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

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Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

Sécurité sanitaire des aliments : assurer la pérennité d’un partenariat vital

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Photo by John Hogg / World BankCette semaine, le Partenariat mondial pour la sécurité sanitaire des aliments tient sa troisième assemblée annuelle (a) au Cap (Afrique du Sud). Cette manifestation, qui se déroule juste avant les fêtes de fin d’année, nous renvoie à une réalité négligée et pourtant importante.Les produits alimentaires dangereux font payer un lourd tribut aux populations et aux économies et sont à l’origine de pas moins de 200 maladies. Mû par la conviction que la qualité des aliments n’est pas un luxe et que la disponibilité des denrées alimentaires n’est pas une garantie de leur innocuité, le Groupe de la Banque mondiale rassemble progressivement des éléments sur l’impact disproportionné que la consommation de denrées douteuses peut avoir sur la vie et les moyens d’existence des pauvres. La prise de conscience grandissante de l’importance de la sécurité sanitaire des aliments s’explique par les crises qui ont secoué de nombreux pays ces dernières années. Aucun pays, qu’il soit industrialisé ou en développement, petit ou grand, n’échappe aux problèmes de salubrité des aliments.

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

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Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

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