Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

téléphonie mobile

La téléphonie mobile peut favoriser la croissance des entreprises des pays en développement

David McKenzie's picture
Cette page en : English

Depuis une dizaine d’années, je tente, dans la plupart de mes travaux de recherche, de répondre à la question suivante : pourquoi les petites entreprises des pays en développement, qui sont très nombreuses, ne parviennent pas à accroître leur activité et à embaucher ? Elles ont bénéficié d’aides, de prêts, de formations, d’incitations pour rejoindre le secteur formel et de subventions sur les salaires, mais ces interventions, qui peuvent faire progresser leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices, n’ont généralement pas permis leur expansion.

Le plus souvent, ces interventions partent du principe qu’il existe une demande suffisante et que, si les entreprises produisent davantage, ou mieux, elles pourront vendre. Ce raisonnement est probablement pertinent dans nombre de zones urbaines, mais pas dans les régions plus isolées, où le principal obstacle au développement des entreprises est sans doute l’étroitesse du marché. C’est l’explication avancée par Rob Jensen et Nolan Miller dans une nouvelle étude (a) très intéressante du secteur de la construction navale dans l’État du Kerala, en Inde. Ces deux auteurs montrent que l’introduction du téléphone portable a permis aux clients, les pêcheurs, d’obtenir davantage d’informations sur les constructeurs non locaux. Seules les entreprises produisant de la qualité ont pu développer leur activité et accroître leur part de marché. Les autres n’ont pas survécu.

Le Big Data pour un avenir meilleur

Trevor Monroe's picture
Cette page en : English | Español | العربية

En matière de données, le monde d'aujourd'hui est à des années-lumière de ce qu'il était il y a seulement quelques décennies. Où que nous soyons sur la planète, nous ne faisons tous qu'une seule et même chose : créer des données. Que ce soit en utilisant un téléphone mobile ou un GPS, en payant nos factures ou en consommant de l'eau, nous créons tous d'immenses volumes de données.
 
En fait, la plupart des données qui existent aujourd'hui ont été créées au cours des deux dernières années seulement. Chaque jour, des quantités incroyables d'informations numériques sont générées, analysées et stockées à un rythme effréné. L'essentiel de ces données, qui constituent le Big Data, sont générées par des sociétés, des institutions financières et des intermédiaires en ligne. Elles contiennent des milliards de points de données sur les acheteurs, les fournisseurs, la météo ou tout autre élément présentant un intérêt pour les entreprises et les analystes. Ces données ne peuvent que continuer à augmenter, et mieux les exploiter présente un immense potentiel pour des organisations comme le Groupe de la Banque mondiale.  

Un câble pour connecter les Tonga au monde

Tom Perry's picture
Cette page en : Español | العربية

Connecter les TongaDes affiches annoncent l’arrivée d’une connexion internet à haut débit dans le centre-ville de Nuku’alofa, capitale du Royaume des Tonga.

Dans les rues du Royaume des Tonga, hoko (« connecter » en tongan) est le mot à la mode ces jours-ci.

Le 17 mai, c’est la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information. Pour célébrer cette date, Nuku’alofa fourmille d’activités : dans la capitale des Tonga, les opérateurs de télécommunications ont déployé leurs affiches, de nombreux adolescents ont auditionné pour incarner le nouveau visage de la campagne marketing pour l’internet, et même le Premier ministre, Sialeʻataongo Tuʻivakanō, a prévu une session publique sur Skype avec des soldats tongans actuellement en poste en Afghanistan.

Dans l'histoire des télécommunications au Royaume des Tonga, 2013 restera une année à marquer d’une pierre blanche. Et pour cause : l'inauguration imminente d'une connexion haut débit par fibre optique dans cette île parmi les plus isolées de la planète a déclenché l’enthousiasme de la population. Cette avancée, qu’une opération soutenue par la Banque mondiale (Projet régional pour la connectivité dans le Pacifique) a rendue possible, relie Fidji à Tonga par une dorsale de 830 kilomètres.

À cette occasion, j’ai interrogé diverses personnes sur leur pratique de l’internet et sur les améliorations qu’apportera le haut débit aux Tonga.

Les Îles Salomon enfin connectées à la téléphonie mobile et à l’internet

Alison Ofotalau's picture
Cette page en : العربية
Téléphonie mobile et internet dans les Îles Salomon

Désormais, 54 % des habitants des Îles Salomon ont accès aux télécommunications modernes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message de mon fils de 10 ans m’invitant à devenir son ami sur Facebook : « Salut, maman, ça y est, j’y suis aussi. On peut être amis ? ». À la fois étonnée et inquiète, j’ai d’abord paniqué, sachant tout ce que les réseaux sociaux comportent de risques pour les très jeunes comme lui.

Finalement, nous nous sommes mis d’accord : jusqu’à ses 18 ans, son père pourra accéder à son compte Facebook pour surveiller son activité en ligne. Au premier message inconvenant, de sa part ou de la part d’un de ses contacts, on annule tout. À la réflexion, je pense que nous avons bien fait, puisque les réseaux sociaux peuvent aussi enrichir la vie des enfants.

Mon cas n’a rien d’unique et d’autres familles habitant les Îles Salomon vivent la même expérience. Tout a commencé le jour où la téléphonie mobile a pris son essor, avec l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence. C’était il y a cinq ans. Le quotidien de l’îlien moyen en a été bouleversé. Avant, seuls les cadres d’entreprise et les hauts responsables publics possédaient un téléphone portable ou avaient accès à ce type de services. C’était un luxe que seuls les riches et les puissants pouvaient s’offrir — quand bien même la technologie existait sur l’archipel depuis la fin des années 1990. Du fait de la structure monopolistique du secteur à l’époque, ce service coûtait en effet affreusement cher et n’était accessible qu’à une fraction de la population (11 %, soit 65 000 personnes).

Côte d’Ivoire: Une belle épopée pour le marché du "mobile money"?

Billet rédigé par Sarah Rotman et Omar Ndaye. Publié initialement sur le blog du CGAP.

© CGAP Photo Contest - Philippe Lissac - Femmes d'affaires

La Côte d’Ivoire a vu son marché des services de mobile money connaitre une remarquable progression ces dernières années. Les derniers résultats enregistrés dans le secteur laissent entrevoir de belles perspectives intéressantes. En effet à la fin du troisième trimestre 2012, ce ne sont pas moins de 2.6 millions de clients aux services de mobile money qui étaient enregistrés sur le territoire ivoirien tous fournisseurs confondus.