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Technologie

Des subsides en liquide !

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Ce post de blog a été initialement publié, en anglais, sur Future Development

Un excellent article (a) est paru cette semaine dans le journal The Economist sur la pertinence, pour la lutte contre la pauvreté, des transferts en espèces (conditionnels ou non) versés aux plus démunis. Disant de cet article qu'il s'agissait sans doute du « meilleur traitement journalistique de ce sujet », Chris Blattman (a), l'un des chercheurs dont les travaux ont apporté de l'eau à ce moulin, souligne avec regret le fait que ce genre de papier ne suscite généralement aucun intérêt de la part du comité Pulitzer. Quoi qu’il en soit, l’idée en question présente un immense potentiel pour changer les choses.

Transferts de fonds - réduire la pauvrete actuelle et futureIl est établi (a) depuis un certain temps que les allocations versées aux parents à la condition qu’ils envoient leurs enfants à l'école ou chez le médecin améliorent concrètement les résultats en matière de santé et d'éducation. Plus récemment, des études (a) ont montré que les transferts en espèces non conditionnels pouvaient avoir les mêmes effets. Les travaux (a) de Chris Blattman démontrent qu'il est financièrement plus fructueux de donner de l'argent aux jeunes inactifs pour qu’ils développent un projet plutôt que d'utiliser ces fonds pour leur proposer des cours de formation professionnelle.

Pour un développement mondial agile : mettre la technologie au service de la lutte contre la pauvreté

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Quels instruments et quelles tactiques les partenaires au développement doivent-ils déployer dans la lutte contre l’extrême pauvreté et pour une prospérité partagée ? Comme l’a rappelé le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la prochaine « frontière » à atteindre est celle de l’uniformité des services rendus. En clair, faire en sorte que les biens et les services parviennent à leurs bénéficiaires visés même quand la situation est complexe. Il faut trouver des solutions aux blocages qui entretiennent et aggravent les inégalités dans le monde.
Comme n’importe quelle activité, l’uniformité de la prestation « développement » exige que les responsables aux avant-postes aient accès aux dernières connaissances disponibles sur les solutions efficaces tout en étant tenus de rendre compte des résultats obtenus, afin que les données produites contribuent à l’adaptation de leur stratégie aux spécificités locales.
 
Si nous maîtrisons (a) le processus de production de données probantes sur ce qui fonctionne, grâce aux essais de terrain et aux expérimentations aléatoires contrôlées (deux techniques empruntés à la médecine), nous sommes beaucoup moins avancés sur les moyens de parvenir à ce que Jim Yong Kim qualifie de disposition à procéder « à des ajustements permanents, à prendre des risques intelligents » et « d’obsession pour le détail dans la phase de mise en œuvre ».

Des labos du savoir en réseaux : développer l’innovation à la Banque mondiale

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 développer l’innovation à la Banque mondiale Aleem Walji, directeur des Laboratoires de l’innovation à la Banque mondiale, a récemment accordé un entretien au magazine Forbes et au Skoll World Forum sur ses thèmes de prédilection : l’innovation et le développement. En voici les grandes lignes.
 
Lorsque j’ai rejoint la Banque mondiale, fin 2009, c’était pour aider l’institution à réfléchir à des solutions pour soutenir plus systématiquement l’innovation. À partir de la politique d’accès à l’information dont s’était dotée la Banque, nous avons commencé par mettre au point l’initiative pour le libre accès aux données. Dès son lancement, en avril 2010, les internautes se sont rués sur ces informations mises à leur disposition dans un format permettant le traitement, la recherche et la réutilisation des données. En quelques mois, le taux de consultation de notre catalogue de données a dépassé celui de la page d’accueil de la Banque mondiale !

La participation citoyenne peut-elle renforcer les actions de développement ? (Revivez la discussion)

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Citizen Voices Conference« Oui » ont répondu unanimement et sans réserve les participants à l’ouverture de la conférence Voix citoyennes du 18 mars dernier.

La discussion est ensuite entrée dans le vif d’un sujet complexe : comment transformer nos institutions — dans le secteur public comme dans le privé — pour faire en sorte que l’information soit accessible aux citoyens et que ceux-ci puissent participer à des décisions qui les intéressent au premier chef ? Experts en technologies de l’innovation, spécialistes du développement, responsables politiques, chercheurs, membres de la société civile et représentants du secteur privé ont eu tout le loisir de disséquer cette question pendant les huit heures qu’ont duré les débats.

Faire participer les citoyens aux projets de développement : le point sur nos connaissances, et sur nos lacunes

Caroline Anstey's picture

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Vous connaissez l’adage « Le client a toujours raison » ? Les patrons des grands magasins avaient adopté cette devise pour mieux souligner leur volonté de placer la satisfaction des clients avant tout le reste. Elle répond à une nécessité commerciale évidente : il faut écouter le client, dernier maillon de la chaîne de vente.

Aujourd’hui, les professionnels de la vente empruntent des voies technologiques toujours plus sophistiquées pour connaître l’avis de leurs clients. D’où cette interrogation : pourquoi pas nous ? Et si les professionnels du développement que nous sommes mettaient à profit ce que la technologie moderne peut leur offrir…

Je sais que c’est possible, j’en ai la preuve. L’an dernier, la Banque mondiale a salué la performance d’équipes intervenant au Bangladesh, au Brésil, au Cambodge et en Inde qui ont toutes, en mariant technologie et développement, démultiplié les résultats obtenus.

Leur objectif ? Améliorer l’impact des projets financés par la Banque mondiale sur la vie quotidienne des populations. Comment ? En recueillant l’opinion des bénéficiaires sur les  services rendus.

Une pluie de météorites, un séisme et le gouvernement ouvert en Russie : juste une journée ordinaire à la Banque mondiale

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Pour mon premier jour à la Banque mondiale, j’ai pris l’avion jusqu’à Moscou pour participer à une conférence consacrée au « gouvernement ouvert ». Pendant cinq jours, j’ai animé des master class sur ce sujet à l’intention de fonctionnaires, d’experts de la société civile et d’autres parties intéressées ; j’ai débattu de l’approche retenue par la Russie dans ce domaine et j’ai même fait une apparition à la télévision russe pour discuter de l’importance stratégique de l’ouverture des pouvoirs publics à l’égard des citoyens et de ce que cela implique pour ces derniers. Et tout ça, juste pendant mon séjour à Moscou.

Deux mois plus tard, j’étais de retour en Russie, cette fois-ci à Krasnoïarsk, en Sibérie. Il se trouve que ma visite a coïncidé avec deux cataclysmes naturels dans la région : une pluie de météorites et un puissant séisme. J’ai pris la parole lors du dixième Forum économique de Krasnoïarsk (KEF). Cet événement, qui existe depuis 2004, est l’une des manifestations les plus courues dans le pays et réunit des hauts représentants des autorités, des investisseurs et des leaders d’opinion. L’édition 2013 de ce forum, intitulée « Russie : une feuille de route pour le changement » était consacrée aux nouveaux modèles et aux politiques économiques destinés à transformer les institutions et à améliorer le niveau de vie. C’est là-bas, à Krasnoïarsk, que Dmitri Medvedev, qui était alors président, a prononcé son fameux discours phare de 2008, dans lequel il a énoncé les « quatre I » sur lesquels devait reposer le développement du pays : institutions, infrastructure, innovation et investissement. Plus tard, il en a ajouté un cinquième : intelligence. Lors du Forum, le Premier ministre a réitéré l’importance d’améliorer le capital humain (la formule 4+1), préalable indispensable pour engager un mouvement de développement économique durable.

Utiliser les infrastructures fibres optiques alternatives pour rendre plus accessible le haut débit en MENA

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Les réseaux dorsaux terrestres (« backbones ») de fibres optiques sont stratégiques pour la compétitivité des territoires et l’implantation des entreprises dans certaines régions. De nombreuses études montrent en effet qu’il y a une très forte corrélation entre le degré de diffusion du haut débit dans un pays et la croissance, la création d’emplois et l’amélioration du niveau de vie. Plus les réseaux backbones terrestres seront capillaires et sécurisés, plus la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA) sera attractive pour les entreprises.

Or, si elle est effectivement bien desservie par les câbles sous-marins intercontinentaux, ce sont les réseaux dorsaux terrestres qui viennent à y manquer. Tous les territoires à l’écart des grandes villes n’ont pas accès de manière généralisée et dans de bonnes conditions à l’internet haut débit. Un tel décalage renforce le risque d’une nouvelle fracture numérique.

TEDxSendai, un condensé de témoignages et d’idées pour mieux résister aux catastrophes

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SENDAI (JAPON) | Lorsqu’une catastrophe naturelle survient, c’est dans les liens qui ont été tissés au sein de la population que les survivants trouvent la force de se reconstruire. La clé du relèvement réside donc dans la résilience des communautés, et les pouvoirs publics (de même que les autres acteurs concernés) doivent non seulement pourvoir aux ressources nécessaires habituelles mais aussi instiller cette résilience dans le tissu social.

Tel est le message qu’ont voulu relayer plusieurs intervenants lors de la conférence TEDxSendai (a) consacrée aux catastrophes naturelles et organisée dans la plus grande agglomération de la région de Tohoku, durement éprouvée par le séisme et le tsunami de mars 2011.

Une visite impromptue du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, est venue couronner ces trois heures de dialogue. Il a affirmé sa confiance dans « la possibilité d’instaurer des systèmes résilients ».

Pour une politique pragmatique au bas de la pyramide

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L’Institut de la Banque mondiale (WBI) vient d’organiser un colloque à Harvard, rassemblant d’éminents membres du milieu universitaire, des partenaires de Omidyar Network et Growth Dialogue et des représentants des gouvernements brésilien, chinois, indien et sud-africain.

Conférence sur l’ouverture des données publiques : 100 intervenants de 50 pays, ou le pouvoir des idées en action

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La deuxième Conférence internationale sur l’ouverture des données publiques (IOGDC) réunira des centaines d’experts et de partisans du libre accès aux données venus de plus de 50 pays. Cette édition portera sur les implications et l’avenir de l’open data à travers le monde, en se penchant sur le cas d’un certain nombre de villes, pays et institutions.

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