Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Tuberculose

Santé et prospérité des nations

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© Dominic Chavez/Banque mondiale


Il y a plus de 20 ans, j’ai soigné un jeune homme, Melquiades Huaya Ore, qui vivait à Carabayllo, au Pérou, et souffrait d’une tuberculose pharmaco-résistante. À l’époque, on considérait qu’il n’était pas tenable sur la durée de traiter des patients pauvres comme lui avec les mêmes médicaments que dans les pays riches, que le coût était trop élevé et que cela n’en valait pas la peine.

Faisant fin de tous les avis, nous avons trouvé un moyen de nous procurer ces médicaments et, bien épaulés par des agents de santé communautaires, nous avons traité Melquiades avec succès. Il est aujourd’hui comptable dans son pays, et tout va bien pour lui.

L’expérience et les faits indiquent qu’il n’y a pas mieux, pour la santé, la prospérité et la sécurité, qu’un système qui soigne tout le monde sans aucune distinction.

Pourtant, la moitié seulement de la population de la planète a accès aux services de santé essentiels. Et, chaque année, près de 100 millions de personnes tombent dans l’extrême pauvreté à cause des dépenses liées aux soins. Actuellement, 800 millions consacrent au moins 10 % du budget du ménage à ces dépenses, contre 600 millions en 2000.

Les leçons de Carabayllo : la lutte contre la tuberculose impose des choix difficiles

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Melquiades, un patient atteint d'une forme aggravée de la tuberculose


À seulement 17 ans, la pauvreté et la tuberculose condamnaient Melquiades Huaya Ore à une mort certaine. Il était si maigre que les médecins pouvaient faire le tour de son bras avec leurs mains, et que l’on voyait ses côtes à travers sa peau.

Melquiades n’avait aucune chance de survivre : il allait rejoindre les rangs des victimes d’une maladie qui cause chaque jour 4 000 décès dans le monde et qui constitue une grave menace pour la santé publique. Dans le monde, 9,6 millions de personnes, dont un million d’enfants, ont contracté la tuberculose en 2014.

Le jeune garçon était atteint de la pire forme de tuberculose, celle qui résiste aux médicaments les plus puissants et les plus efficaces. Il était si malade qu’il avait même du mal à avaler les comprimés.

C’était en 1993. Melquiades vivait dans le district de Carabayllo, une région très pauvre située à une trentaine de kilomètres au nord de Lima, au Pérou.

Là, une petite équipe très motivée, composée d’infirmiers, d’agents de santé communautaires et de médecins (dont l’actuel président du Groupe de la Banque mondiale) a aidé à mettre sur pied une organisation non gouvernementale, Socios en Salud (« partenaires pour la santé »).

L’importance d’un diagnostic rapide de la tuberculose

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Alors que nous entrons dans la deuxième année de la campagne Stop TB in my lifetime, le moment est venu de faire le bilan pour savoir où nous en sommes et d’étudier les priorités qui permettront d’atteindre cet objectif important. Au-delà des messages qui exhortent la communauté mondiale à endiguer cette maladie guérissable, il y a les visages de ceux qui souffrent ou dont la vie a été écourtée prématurément. Ces visages restent gravés dans ma mémoire et renforcent ma volonté de mettre un terme à la tuberculose.

Une journée idéale pour un accro du développement : mon étape sud-africaine

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PRETORIA, Afrique du Sud – Je dois l’avouer : je suis un tantinet accro au développement. J’ai passé quasiment toute ma vie d’adulte à lire d’épais rapports sur des projets de développement, sur leur réussite ou leur échec. Et dans les dîners j’abreuve mes amis de théories sur le développement. Car il est une question — primordiale à mes yeux — qui m’obsède : comment faire pour vraiment tenir nos promesses vis-à-vis des pauvres ?