Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Agriculture et développement rural

Matières premières : la Banque mondiale constate une hausse des prix de l’énergie et une baisse des cours des engrais en novembre

John Baffes's picture
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Les prix des matières premières énergétiques ont augmenté de 8 % en novembre, signant leur cinquième mois consécutif de hausse. Cette progression découle en grande partie de l’augmentation de 9 % des cours du pétrole.

Les prix agricoles ont enregistré en revanche une hausse négligeable, le léger déclin des cours des boissons (-1 %) ayant été compensé par une augmentation du même ordre des prix des produits alimentaires. Les prix des engrais ont reculé de 3 %, sous l’effet d’une baisse de 6 % des cours de l’urée.

Les prix des métaux et minéraux sont globalement restés stables, le renchérissement du nickel et du fer compensant la baisse des cours du plomb et de l’aluminium. Les prix des métaux précieux ont quant à eux enregistré une légère hausse.

Pour en savoir plus l’évolution des prix des principaux groupes de matières premières, consultez le rapport mensuel publié par la Banque mondiale : Pink Sheet (a). 

Avons-nous progressé sur la voie de la mobilité durable ?

Nancy Vandycke's picture


Hélas, pas vraiment. La mobilité durable est restée à quai. Pour répondre à la demande de transport de personnes et de marchandises dans le monde, nous hypothéquons de plus en plus l’avenir des prochaines générations.
 
Tel est le verdict du rapport sur la mobilité dans le monde qui vient de paraître, première étude du genre à évaluer le secteur du transport et les progrès effectués pour parvenir à une mobilité durable à l’échelle planétaire.
 
Ce rapport est la première réalisation d’envergure de l’initiative en faveur de la « mobilité durable pour tous »  — ou « Sum4All » selon son acronyme en anglais —, un partenariat mondial multipartite proposé l’an dernier au Climate Action Summit des Nations Unies qui se donne pour objectif de bâtir un avenir où la mobilité sera durable. La publication de cette étude apporte un éclairage bienvenu sur un secteur souvent négligé par la communauté internationale, mais essentiel à l’inclusion sociale, la santé, le changement climatique et l’intégration mondiale.

L’agriculture, une voie d’avenir pour les jeunes ?

Luc Christiaensen's picture
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Le secteur agricole continue d’offrir de nombreuses opportunités d’emploi intéressantes, sur les exploitations et en dehors. Y compris pour les jeunes ?
 
Quels sont les secteurs qui pourraient employer (a) les jeunes demain ? On pense tout de suite à la technologie et à l’internet, mais pas à l’agriculture. En effet, le développement économique s’est toujours accompagné d’un recul de l’emploi agricole. En outre, les méthodes de production alimentaire traditionnelles ne sont pas particulièrement attrayantes… Mais les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en train de révolutionner ce secteur, tandis que l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires amènent à repenser la façon dont les aliments sont transformés, commercialisés et consommés. Dans ce contexte, l’agriculture est-elle une voie d’avenir pour les jeunes ?

Agriculture 2.0, ou comment l’Internet des objets peut révolutionner les pratiques agricoles

Hyea Won Lee's picture
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Nguyen Van Khuyen (à droite) et To Hoai Thuong (à gauche). Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale



L’année dernière, nous mettions un coup de projecteur sur des agriculteurs vietnamiens dans le delta du Mékong, en mettant en lumière comment ils tentaient de s’adapter au changement climatique. Nous avions rencontré deux éleveurs de crevettes : Nguyen Van Khuyen, qui avait perdu toute sa production en raison d’une trop forte salinité de l’eau, due à une sécheresse extrême, et To Hoai Thuong, qui était parvenu à maintenir son niveau de production grâce à des apports en eau douce. Supposons maintenant que, cette année, où la sécheresse persiste, Nguyen Van Khuyen puise lui aussi dans sa réserve d’eau douce. C’est une bonne décision, mais dont la mise en œuvre n’est pas évidente. Par exemple, où devrait-il apporter de l’eau douce, et en quelle quantité ? À quelle fréquence devrait-il tester la salinité de l’eau ? Et comment faire lorsqu’il doit s’absenter ?

L’assurance indicielle participe aux efforts de développement là où le besoin se fait le plus sentir

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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Image : Dasan Bobo, Banque mondiale

De nombreuses populations de la planète sont vulnérables aux chocs climatiques : sécheresses, inondations, pluies irrégulières, catastrophes naturelles, etc. Pour les pays, villes et communautés concernés, l’assurance indicielle est un outil essentiel de gestion des risques qui permet aux victimes de ces chocs de continuer à bénéficier de financements et de renforcer leur résilience contre les risques futurs (a).
 
Le principe de l’assurance indicielle (ou « paramétrique ») consiste à verser des indemnités selon un indice prédéfini pour compenser la perte d’actifs et d’investissements résultant de phénomènes météorologiques ou d’autres catastrophes naturelles. L’assurance traditionnelle, en revanche, repose sur l’évaluation des dommages effectifs. 

Une prospérité future se tisse aujourd'hui dans les ateliers de couture du Tamil Nadu

Samik Sundar Das's picture



L’industrie vestimentaire est l’une des plus dynamiques du Tamil Nadu, et Tiruppur, son premier pôle d’activité, compte désormais parmi les grands centres mondiaux de la confection. Cependant, le secteur fait face à de graves difficultés de recrutement. « Rien qu’à Tiruppur, il y a du travail pour 20 000 personnes », explique le président de l’association de l’industrie du vêtement.

Dans les campagnes, pourtant, la main-d’œuvre qualifiée ne manque pas. Nombreuses sont les femmes des régions rurales du Tamil Nadu qui ont longtemps travaillé dans des usines de confection avant de devoir retourner dans leur village une fois mariées et mères de famille.

Alors que des milliers de couturières expérimentées vivent dans les campagnes, il existe bien peu d’entreprises de confection dans ces villages, tout juste quelques petits ateliers qui répondent aux besoins des villageois ou à des commandes saisonnières, par exemple pour fournir les uniformes des écoles locales. Il était donc nécessaire de mettre en relation les industriels et cette main-d’œuvre qualifiée, uniquement séparés par la distance. Notre projet — le Projet d’autonomisation et de réduction de la pauvreté au Tamil Nadu — a précisément formé un grand nombre de femmes rurales aux métiers de la confection, une activité très prisée parmi elles.

 

5 secteurs essentiels pour innover et accroître les investissements climato-intelligents

Alzbeta Klein's picture
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Les investisseurs le savent bien : si elles veulent être performantes, les entreprises des pays émergents ne peuvent plus faire fi des risques liés au changement climatique. Augmentation de la fréquence et de la gravité des événements climatiques, nouveaux cadres de réglementation, évolution des préférences des consommateurs : le changement climatique modifie en profondeur (a) l’activité économique. Les entreprises et les investisseurs sont de plus en plus à la recherche d’opportunités pour se constituer des portefeuilles climato-résilients.

Nous participons à la révolution alimentaire. Venez nous rejoindre !

Nataliey Bitature's picture
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Musana Carts, un fabricant de chariots fonctionnant à l’énergie solaire, cherche à améliorer les conditions de vie des vendeurs ambulants dans les pays en développement.


En Afrique, les villes sont en plein essor : le taux de croissance urbaine est de 3,5 % par an depuis une vingtaine d’années, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2050. Avec une telle expansion, la restauration de rue, ou plus communément la street food, va devenir l’un des éléments incontournables de l’alimentation en Afrique. Et le secteur formel ne pourra tout simplement pas à répondre à lui seul à la demande.
 
Même si les vendeurs de nourriture ambulants opèrent en toute illégalité et sont régulièrement chassés des marchés, la vente de rue est loin d’être un phénomène nouveau. Les ménages pauvres consacrent jusqu’à 40 % de leurs revenus à l’achat de ce type de nourriture.

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
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Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin

La sécurisation des droits fonciers, une clé pour l’autonomisation des femmes et le développement des villes et de l’économie

Klaus Deininger's picture
La terre et les droits de propriété sont au cœur des défis du développement les plus urgents. Un chiffre traduit l’ampleur du problème : dans les zones rurales d’Afrique, 10 % seulement des terres (et c’est une estimation optimiste) sont effectivement cadastrées. La Conférence annuelle de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté, cette semaine, va permettre de comprendre comment, pour des millions de pauvres dans le monde, cette lacune constitue un obstacle pour accéder aux débouchés et aux services essentiels, entretient les inégalités hommes-femmes et menace la pérennité environnementale.

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