Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Agriculture et développement rural

Prévisions pour les marchés des produits de base : hausse modeste des prix pétroliers sur fond d’incertitudes commerciales

John Baffes's picture
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Les produits de base ont enregistré des tendances diverses ces derniers mois, marquées par la hausse des prix énergétiques et la baisse des cours des produits agricoles et des métaux, avec des prévisions de hausse ou de stabilisation à l’horizon 2019. Voici, en cinq graphiques, ce qu’il faut retenir de l’édition d’octobre du Commodity Markets Outlook (a).

Figure 1 : Les prévisions de hausse pour les prix énergétiques et agricoles en 2019 s’accompagnent d’une révision à la baisse pour tous les produits de base à l’exception de l’énergie et des engrais.

Plusieurs facteurs ont contribué à agiter les cours des matières premières cette année, des perturbations spécifiques qui ont touché certains produits de base à la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, en passant par la montée des tensions commerciales entre grandes puissances économiques et les pressions sur les marchés financiers de certaines économies émergentes et développement.

La planète se réchauffe : il est grand temps de repenser le soutien à l’agriculture

Martien van Nieuwkoop's picture
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Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale

Que ce soit avec les anciens almanachs ou grâce à des systèmes satellitaires de pointe, les agriculteurs ont toujours cherché à obtenir des prévisions météorologiques pour atténuer les risques climatiques et les aider à décider quand planter et récolter. Début octobre, lors de sa 48e session, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a dévoilé des informations qui donnent à réfléchir : le Rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (SR1.5) (a) conclut en effet que les conséquences du changement climatique sont déjà bien réelles et qu’elles seront encore plus graves qu’initialement prévu avec un réchauffement de 2 °C.

La Planète des Apps - Rendre les petites exploitations compétitives

Julian Lampietti's picture
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Photo: Shutterstock

Les applications mobiles (ou « apps ») ont tout révolutionné dans nos vies : la façon de se rendre au travail, de garder le contact avec des amis lointains ou même de faire des rencontres (bien que le consensus ne soit pas encore établi sur cette dernier point). Les apps peuvent-elles être le salut des exploitations agricoles de moins de deux hectares - un groupe qui, de l'avis de beaucoup, risque de connaître le même sort que l'humanité dans le film la Planète des Singes (« Planet of the Apes » en anglais) ?

Des femmes prennent l’initiative pour réaliser les Objectifs de développement durable

Mahmoud Mohieldin's picture
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Lucy Odiwa, entrepreneure en Tanzanie. © Womenchoice Industries

Où que vos voyages vous mènent dans le monde, vous verrez des femmes en action dans tous les secteurs de l’économie et de la société, que ce soit dans l’agriculture, la santé, le commerce, l’industrie manufacturière ou l’innovation. Par leur présence dans tous les domaines de la vie, les femmes contribuent de manière significative à la mise en œuvre de l’« Agenda 2030 » et en particulier à l’atteinte de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD)​, le programme le plus ambitieux jamais adopté par la communauté internationale.
 
Les femmes représentent 50 % de la population mondiale. Mais elles sont surreprésentées dans les groupes les plus pauvres et vulnérables, tandis qu’elles sont sous-représentées parmi les décideurs et les moteurs du changement. La non-reconnaissance de la contribution des femmes, au travers notamment de leurs entreprises et de leurs activités économiques, limite fortement leur accès aux financements, aux nouveaux marchés et aux savoirs, qui sont autant de facteurs essentiels de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté. 

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
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Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

Nouvelles études sur le rôle de l’agriculture dans la réduction de la pauvreté : cinq conclusions à retenir

Luc Christiaensen's picture
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Agriculteurs au Cambodge – Photo : Chor Sokunthea / Banque mondiale

Dans la communauté du développement, il est aujourd’hui largement admis que la mise en place d’une agriculture productive est cruciale pour la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Il n’en a pas toujours été ainsi. Avant que n’éclate la crise des prix alimentaires de 2008, nombre de professionnels du développement, de responsables publics et d’économistes mettaient en effet en doute la capacité de l’agriculture à jouer encore ce rôle, en particulier en Afrique. Cet « agro-pessimisme », apparu dans les années 90 et 2000, a donné lieu à une baisse de l’intérêt des politiques publiques et des investissements pour ce secteur. Les épisodes de flambée des prix alimentaires de 2008 ont ensuite conduit à la prise de conscience qu’il fallait agir davantage pour renforcer l’agriculture dans les pays en développement.

De nos jours, les cours mondiaux des produits alimentaires sont encore supérieurs de 70 % aux niveaux antérieurs à la crise (ou de 40 à 50 % en termes réels), tandis que l’environnement commercial et institutionnel est bien plus favorable à agriculture. En Afrique, les revenus ont cependant progressé, la pauvreté a reculé, et l’urbanisation a gagné du terrain. Dans ce contexte, quelle est l’incidence de l’agriculture sur la réduction de la pauvreté aujourd’hui ? Et quel bilan tirer du traitement favorable dont a bénéficié ce secteur ces dernières années à l’aune des données les plus récentes ?
 
Ces questions sont au cœur de huit articles publiés dans un dossier spécial de la revue World Development (a). En recourant à diverses techniques analytiques (dérivations théoriques, modèles d’équilibre général calculable, économétrie), ces travaux confirment l’importance du développement de l’agriculture pour la réduction de la pauvreté, mais avec des nuances notables. Voici les cinq principales conclusions à retenir de cette série d’articles (a).

Réunions de printemps 2018 : soyez au cœur de l'événement

Bassam Sebti's picture


Les Réunions de printemps 2018 approchent : il est temps de découvrir le programme ! ​

Comme chaque année, nous vous proposons de suivre les événements et de participer aux débats en direct sur les réseaux sociaux. Que vous soyez sur place ou en ligne, saisissez cette occasion pour partager votre expérience, poser des questions et échanger avec des citoyens du monde entier, experts du développement, représentants de gouvernements et spécialistes de tous horizons qui se réunissent pour développer les solutions aux défis mondiaux.

Si vous souhaitez participer à ce rendez-vous incontournable au sein de la communauté du développement, alors n'attendez plus et inscrivez-vous pour être, vous aussi, au cœur de l’événement.

Pour les milliards de personnes privées de droits fonciers, la révolution technologique est porteuse d’espoir

Klaus Deininger's picture
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Urbanisation galopante, changement climatique, résilience aux catastrophes naturelles, inclusion sociale… L’équation du développement se complexifie toujours plus et nombre de ses enjeux sont étroitement liés au foncier et à son utilisation. Les solutions qui nous permettront de relever ces défis et de faire en sorte que les individus et les communautés soient en mesure de jouir pleinement de leurs terres passent par un préalable : l’identification cohérente, fiable et accessible des droits fonciers.

En dépit des progrès réalisés ces dernières décennies, les registres fonciers demeurent compartimentés et lacunaires dans de nombreux pays en développement. Moins de la moitié des pays dans le monde (et à peine 13 % des pays d’Afrique) ont enregistré ou cadastré les biens fonciers privés de leur capitale ; au-delà de cet espace, la proportion est encore moindre. Par ailleurs, la terre publique ne donne souvent lieu à aucun enregistrement. Moins d’un tiers des pays — et deux pays africains seulement (le Rwanda et l’Afrique du Sud) — ont des registres numériques qui sont la clé d’une gestion territoriale plus efficace et indispensable pour faire face à un rythme d’urbanisation sans précédent et aux enjeux environnementaux. L’absence généralisée de formalisation est tout particulièrement susceptible d’exposer les femmes et d’autres populations vulnérables à l’insécurité et à la privation de leurs droits.

Innover pour que l’agriculture climato-intelligente devienne la « nouvelle norme »

Martien van Nieuwkoop's picture
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Farmers in India and beyond will benefit as climate-smart agriculture scales up around the world. © ICRISAT


L’agriculture climato-intelligente, qui n’était hier qu’un sujet de conférence, est aujourd’hui un champ d’action bien concret pour les agriculteurs, les spécialistes de la vulgarisation agricole, les entreprises agroalimentaires et tous les autres acteurs du secteur agricole. Cette approche axée sur la productivité et la résilience agricoles ainsi que sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ne cesse de gagner en popularité depuis quelques années, à mesure que l’on comprend son importance critique pour le système alimentaire.

La Banque mondiale vient d'approuver son plus gros projet à ce jour dans le domaine de l’agriculture climato-intelligente, preuve de sa capacité croissante à proposer des solutions climatiques à grande échelle. Ce projet de 420 millions de dollars bénéficiera à plus de 25 millions de petits exploitants qui cultivent 3,5 millions d’hectares de terres. Il fournira des services agrométéorologiques aux agriculteurs afin de faciliter la gestion à long terme des bassins hydrographiques et d’encourager les investissements dans le stockage de l’eau et la distribution d’eau à haut rendement. 

Droits fonciers : mieux mesurer les inégalités hommes-femmes pour les combattre

M. Mercedes Stickler's picture
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Une femme présente son titre foncier en Zambie. © Jeremy Green


La sécurisation des titres de propriété est, de l’avis général, un moyen de lutter contre la pauvreté et, quand il s’agit des droits des femmes, de réduire les inégalités entre les sexes. Mais nous manquons d’éléments pour mieux cerner la situation et les interactions en jeu : dans quelle mesure les droits fonciers des femmes sont-ils protégés ou au contraire inexistants, et quel est l’impact précis de cette sécurité ou insécurité sur leur autonomisation ?

Ce constat vaut même pour l’Afrique, qui a pourtant fait l’objet de la plupart des études sur la question, faute de recherches suffisamment solides et nombreuses.

Je me heurte souvent à ce problème dans mes travaux de recherche mais aussi dans mon travail sur le terrain : en l’absence de données factuelles, il est difficile d’aider les populations locales à concevoir des programmes d’enregistrement des terres qui intègrent les femmes. Mon objectif ici est de dresser un état rapide de nos connaissances — et de nos lacunes — sur la situation foncière des femmes en Afrique, en espérant que cela incitera d’autres professionnels du développement à remédier à cette insuffisance de données.

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