Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Agriculture et développement rural

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
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En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

Bassam Sebti's picture
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Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :

L’électrification rurale vue du ciel

Kwawu Mensan Gaba's picture
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Front page of nightlights.io with an overview of India.
« La plateforme Nightlights.io va transformer la façon dont nous travaillons pour relever le défi mondial de l’accès à l’énergie. Cet outil révolutionnaire va nous aider à apporter des solutions aux populations qui en ont le plus besoin. » — Tejpreet Chopra, PDG de Bharat Light & Power


Aux quatre coins du globe, l’électricité est un élément fondamental du bien-être des populations. Elle permet aux enfants de faire leurs devoirs même après la nuit tombée, aux femmes de se sentir plus en sécurité dans des rues bien éclairées, et aux commerces de rester ouverts tard le soir.
 
Mais il y a plus d’un milliard d’habitants dans le monde qui n’ont pas encore accès à l’électricité. Les États et les compagnies d’électricité mobilisent des fonds considérables pour remédier à cette situation, ce qui implique d’agir en particulier dans les zones rurales, qui concentrent la majorité des habitants concernés.

Rétrospective : nos pages les plus populaires en 2015

Liviane Urquiza's picture
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Chaque année à la Banque mondiale nous publions un grand nombre d'articles, de communiqués de presse, de billets de blog, de vidéos, d'infographies et bien plus encore. Nous accordons beaucoup d'attention aux pages que vous consultez le plus et nous vous proposons aujourd'hui de voir, avec nous, quelles ont été les pages les plus lues en 2015 (classées par nombre de visiteurs uniques).

Vidéos sur YouTube

Les 5 vidéos les plus vues en 2015 révèlent que la question de l’environnement et, plus particulièrement, celle de la pollution urbaine étaient au centre de vos préoccupations cette année. À noter également, un vif intérêt pour notre série musicale #Music4dev qui invite des artistes internationaux à s'exprimer sur la lutte contre la pauvreté. Bonne nouvelle, la série se poursuivra en 2016 !

Voir toutes nos vidéos sur YouTube

Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

Paula Caballero's picture
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Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

La parité au gouvernement, c’est bon pour le Canada… mais pas pour la raison que vous croyez

Florence Kondylis's picture

Récemment, le nouveau Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a formé un cabinet dont la moitié des membres sont des femmes. Pour expliquer sa décision, M. Trudeau a déclaré qu'il était important « de présenter au Canada un cabinet qui ressemble au Canada » et « que nous sommes en 2015 »...

L'annonce a suscité un tollé dans la presse, certains médias laissant même entendre que la promotion de la diversité nuit à la bonne gouvernance. Cette position implique que les deux termes seraient inconciliables : en d'autres mots, la nomination de femmes et la recherche de la parité, même si elles sont bonnes du point de vue de la diversité, compromettraient la qualité de la gouvernance. On pourrait sans doute trouver plusieurs députés qui, en théorie, sont plus qualifiés que certaines des femmes nommées par M. Trudeau.

Cependant, rien ne dit que ces hommes seraient de meilleurs ministres. Et, en tout état de cause, il est hasardeux de comparer des états de service, ou même de comparer des hommes et des femmes en s'appuyant sur un critère objectif de capacité (si tant est que cela existe), quand l'image des femmes dans le monde du travail est faussée par les préjugés. Pour réussir, les femmes doivent interagir dans une société qui les discrimine. Dans l'économie moderne, le marché du travail permet rarement aux individus de travailler et de réussir seuls ; la plupart des emplois exigent que l'on forme, que l'on dirige ou que l'on supervise des collaborateurs, quand on ne traite pas avec des clients. Or, il existe une littérature abondante sur la façon dont la discrimination sexuelle opère dans la famille (a) et se perpétue (a) dans le monde du travail (a), et sur la manière dont les préjugés limitent le succès des femmes.

Océans : il est temps d’inverser le courant

Paula Caballero's picture
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Zanizbar, Tanzania. Photo by Sonu Jani / World Bank

Cette semaine, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, les océans recevront l’attention qu’ils méritent depuis longtemps mais qu’ils n’ont pas toujours reçue. En effet, le 14e Objectif de développement durable spécifie qu’il faut « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
 
C’est la première fois que la communauté internationale inclut les océans dans son programme de développement, et cette évolution témoigne de la vision ambitieuse et holistique que les pays sont en train d’adopter pour remédier aux problèmes et trouver des solutions. Avec les Objectifs de développement durable (ODD), ils expriment leur volonté d’un avenir dans lequel la gouvernance de la nature permettra de dynamiser l’économie, accroître le bien-être et préserver les moyens de subsistance, à Washington comme à Nairobi, sur terre comme dans les mers.  
 
Il y a quinze ans, les pays se sont rassemblés à l’ONU pour définir un ensemble sans précédent d’objectifs, les objectifs du Millénaire pour le développement. Depuis, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de plus de moitié. Mais les océans ne faisaient pas partie de ces objectifs. À présent, nous avons cette chance de pouvoir traiter cet enjeu au niveau mondial et d’œuvrer à la restauration de la santé des océans, tout en favorisant ainsi la solidité des économies et la prospérité des communautés.
 
Il est grand temps. 
 

Eau : le point de basculement

Junaid Kamal Ahmad's picture
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L’eau atteint un point de basculement en tant qu’enjeu mondial. Sur les deux prochaines décennies, la demande planétaire liée la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi qu’à la poursuite de l’urbanisation, fera peser des pressions sans précédent sur l’eau.

Notre monde est « assoiffé » : les besoins agricoles et énergétiques entrent en concurrence directe avec ceux des villes. Dans le même temps, le changement climatique risque d’aggraver la situation car il favorise le stress hydrique et les phénomènes météorologiques extrêmes. Par conséquent, l’interaction entre l’eau et le climat ne peut plus être traitée en marge des négociations climatiques internationales. Et, pour couronner le tout, malgré des avancées impressionnantes ces dernières décennies, l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est toujours pas universel.

En Inde, l’énergie solaire peut révolutionner la santé des nouveau-nés et le travail des petits agriculteurs

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Le mois dernier, j’ai rencontré une obstétricienne en Inde. Au détour de notre conversation, je le lui ai demandé combien de nouveau-nés elle avait mis au monde.

Elle m’a répondu : « Après dix mille, j’ai arrêté de compter ! »

Alors que je m’enquérais de ce qui l’angoissait dans son travail, elle a eu cette réponse : « Je prie pour qu’il y ait de l’électricité, pour pouvoir stériliser l’eau et faire fonctionner les équipements pendant l’accouchement. »

Cette obstétricienne est également en charge d’une partie d’un projet sanitaire mené par la Banque mondiale au Nagaland, un État reculé du nord-est de l’Inde. Elle défend avec ardeur l’expansion et la promotion du solaire dans le secteur des soins de santé primaire, convaincue, comme beaucoup de ses collègues, qu’un plus grand recours à cette énergie peut tout changer en permettant d’accroître radicalement le niveau et la fiabilité des prestations de santé dans le pays.

Muhammad Yunus invite les jeunes à prendre leur avenir en main

Robert Hawkins's picture
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« Qu’est-ce que vous attendez ? Allez-y, prenez votre avenir en main ». Ce message qui exhorte à agir dans l'instant présent résume bien l’esprit de l’intervention de Muhammad Yunus, invité le 24 juillet dernier à s’exprimer à la Banque mondiale. Les messages qu’il a délivrés à propos des entreprises sociales et de l’entrepreneuriat ont suscité un certain nombre de questions sur la façon dont on envisage l’éducation, les compétences, l’emploi et les perspectives d’avenir des jeunes dans le monde.

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