Syndicate content

Agriculture et développement rural

Optimiste pour la Guinée

Phil Hay's picture

Disponible en : English

À la Baie des Anges, port de pêche sur l'Atlantique situé à proximité de Conakry, la réalité des difficultés de développement de la Guinée est implacable. Des logements de fortune, enveloppés de bâches bleues, que des pierres ou de vieux pneus retiennent au sol. Des familles qui luttent contre la menace constante d'une inondation et survivent en vendant le poisson qu'elles fument sur des fours en parpaings. Pour la population pauvre du pays, les temps meilleurs se font attendre...

{C}

Mettre la nature au cœur des décisions économiques

Rachel Kyte's picture

Disponible en : English

À la vue de la situation dans le monde, il est clair qu’on ne manque pas de motifs d’inquiétude quant aux capacités de la nature à subvenir aux besoins de l’humanité : dans plus de 60 % des cas, l’état des écosystèmes s’est dégradé en 50 ans ; 85 % des ressources halieutiques des océans sont exploitées au maximum, surexploitées ou épuisées ; la moitié des zones humides a disparu depuis 1900 ; et le changement climatique modifie tous les équilibres. Pourtant, certains signes incitent à un optimisme prudent.

Les prix alimentaires grimpent en flèche : 5 questions à l’économiste José Cuesta

Karin Rives's picture

Disponible en : Español, English, 中文, عربي

Plat de riz, la Banque mondiale et la hausse des prix alimentaires. Photo: Arne Hoel | Banque mondiale

Les chiffres sont sans appel : le prix des principales denrées alimentaires de première nécessité telles que le blé et le soja ont atteint des niveaux historiques en juillet 2012. Le prix du blé a augmenté de 25 % et celui du soja de 17 % en un seul mois.

La dernière édition de la publication Food Price Watch de la Banque mondiale montre les habitants de certains pays ont payé deux fois plus pour le maïs que le mois précédent.

À l'échelle mondiale, les prix alimentaires ont augmenté de 7 % entre avril et juillet. Cette hausse devrait frapper de manière particulièrement dure certaines régions où les importations de denrées alimentaires sont importantes, telles que le Moyen-Orient et une grande partie de l'Afrique.

Nous nous attendons à un important choc des prix, mais cela ne signifie-t-il que nous nous dirigeons vers une crise alimentaire similaire à celle de 2008 ? L'économiste de la Banque mondiale José Cuesta, l'auteur du rapport trimestriel Food Price Watch, donne son avis sur la situation.

Tout est une question de timing : doit-on se préparer à une nouvelle crise mondiale des prix alimentaires?

José Cuesta's picture

Disponible en : English crise alimentaire

Le monde semble à nouveau retenir son souffle face à la brusque flambée des prix alimentaires, attisés par une sécheresse exceptionnelle aux États-Unis et l'absence de précipitations en Europe de l'Est[1]. Comment savoir si les toutes dernières augmentations se transformeront en une crise d'une ampleur comparable à celles que le monde a connues en 2007-2008 puis en 2010-2011 ? L'art de la prévision est délicat. La différence observée, entre hier et aujourd'hui, au niveau des prix de l'énergie — facteur qui a une influence capitale sur les cours alimentaires — incite à l'optimisme. D'autant que les gouvernements (c'est à espérer) auront appris à se méfier de toute réaction de panique, aux conséquences si douloureuses. Il n'en demeure pas moins que la volatilité des prix alimentaires mondiaux enregistrée depuis plusieurs mois, conjuguée à la faiblesse des stocks et aux alertes sur la sécurité alimentaire dans certaines régions d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, laissent présager d'un avenir assez sombre.

Faut-il continuer à s’inquiéter des prix alimentaires?

Otaviano Canuto's picture

Les prix des produits alimentaires baissent enfin après une année d’envolées périodiques et de grande instabilité. Mais la vigilance reste de mise : certaines denrées demeurent très chères et, à travers le monde, des millions de personnes risquent encore de souffrir de la malnutrition et de la faim.

Le monde accueille son 7 milliardième habitant en pleine instabilité des prix alimentaires

Otaviano Canuto's picture

La tourmente ne frappe pas seulement Wall Street et les places boursières de la planète. La volatilité affecte aussi les prix alimentaires mondiaux et, avec eux, des millions d’êtres humains dans les pays en développement. Alors que le monde fête la naissance du 7 milliardième terrien cette semaine, la famille de ce nouveau-né ne mange pas forcément à sa faim. Les prix record atteints en 2008 d’abord, puis la nouvelle flambée de février 2011 ont surtout frappé les pauvres des pays les plus vulnérables. Même si la tension sur les cours alimentaires mondiaux est retombée depuis, avec un recul marginal en septembre, le niveau des prix dépasse encore de 19 % celui de septembre 2010 et la volatilité est plus forte que jamais, en particulier dans les pays les plus pauvres.

Mettre l’agriculture au service de l’emploi

Obiageli Ezekwesili's picture

 

Il y a aujourd’hui en Afrique une mine d’emplois qui attend d’être exploitée. Cette mine, c’est l’agriculture et l’agro-industrie.

 

La situation actuelle de l’agriculture africaine ressemble de manière frappante à ce qu’était le secteur des télécommunications à la fin des années 90. Une décennie plus tard, des politiques judicieuses, conjuguées au renforcement des cadres réglementaires, ont ouvert le secteur à la libre entreprise, attirant quelque 60 milliards de dollars d’investissements privés et donnant lieu au boom que connaît le secteur des TIC aujourd’hui : 450 millions de téléphones portables en Afrique, plus que le Canada, le Mexique et les États-Unis réunis.

Les pauvres toujours sous la menace des prix alimentaires

Otaviano Canuto's picture

La liste des éléments qui tirent les prix alimentaires à la hausse ne fait que s’allonger. Les aléas météorologiques survenus dans certains grands pays exportateurs de céréales, l’utilisation accrue de produits agricoles dans la fabrication de biocarburants, les restrictions sur les exportations et le faible niveau des stocks mondiaux sont autant de facteurs qui ont contribué à faire monter les prix.

Sécurité alimentaire : témoignages, expériences et solutions

Sarah Holmberg's picture

 

Afin de promouvoir la lutte contre la faim, la Banque mondiale a invité les internautes à faire part de leurs suggestions pour trouver des solutions aux crises alimentaires. Cinq de ces suggestions ont fait l’objet d’un sondage sur Facebook destiné à sélectionner celle qui serait présentée aux experts réunis lors de notre Open Forum du 15 avril. 

Sur les 851 suffrages recueillis, 331 voix sont allées à la recommandation suivante : 

L’accès à la nourriture est un besoin de l’être humain

Ngozi Okonjo-Iweala's picture

Je sais ce qu’est la faim : j’étais adolescente pendant les terribles années de la guerre du Biafra au  Nigeria.

Comme tant d’autres en temps de guerre, ma famille a tout perdu. Aurions-nous de quoi manger ? Cette question, nous nous la posions tous les jours. J’ai vu beaucoup d’enfants mourir du kwashiorkor ou d’autres maladies parce qu’ils n’avaient pas assez à manger. 

Pages