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Changement climatique

Face à la montée des eaux, la communauté internationale fait du surplace

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19e conférence des Parties (COP19) à Varsovie, Pologne

Samedi soir dernier, les négociations climatiques se sont achevées sur fond de lassitude et de bilan mitigé : si les délégations réunies à Varsovie pour la 19e conférence des Parties (COP19) n’ont guère été enclines à prendre des engagements financiers fermes ni à promettre des mesures ambitieuses, elles sont parvenues à entretenir l’espoir d’un accord à l’horizon 2015.

Mobiliser les financements en faveur du climat pour construire un avenir résilient et sobre en carbone

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Ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie. © UNClimateChangeLe super-typhon Haiyan qui vient de s’abattre sur les Philippines, détruisant tout sur son passage et faisant des milliers de victimes, nous a donné un aperçu de ce qui nous attend dans un monde soumis à des phénomènes météorologiques toujours plus extrêmes.

Les scientifiques nous alertent depuis des années sur les conséquences du réchauffement planétaire, responsable de conditions climatiques de plus en plus dévastatrices. Leurs preuves ont fait entrer le changement climatique dans notre horizon de planification et nous sommes les témoins directs de ses répercussions. Et, à moins de réagir vite, nous devons nous attendre à une multiplication de ce type d’événements violents qui perturbent la vie de millions de personnes.

Varsovie accueille en ce moment la conférence des Nations Unies sur le climat et les négociateurs qui y participent s’emploient précisément à accélérer cette réaction à l’échelle mondiale.

L’équation est plus simple qu’il n’y paraît : nous devons fixer le juste prix pour les émissions de gaz à effet de serre, assurer l’arrivée des financements nécessaires et intervenir là où les besoins sont les plus impérieux. Mais pour dimensionner correctement cette ambition collective, nous avons besoin de volonté politique — pour nous-mêmes et pour les populations des Philippines, des îles du Pacifique et des régions littorales d’Afrique et des Caraïbes, très vulnérables.

Un investissement qui peut rendre vivables les villes polluées et lutter contre le changement climatique

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Le système de bus rapide de Guangzhou a réduit le trafic et les temps de trajet. Benjamin Arki/Banque mondialePlus le monde s’urbanise (selon les prévisions, il devrait y avoir 70 % de citadins d’ici 2050) et plus il est crucial que les transports deviennent propres, sobres en énergie et sûrs. L’accès à des emplois, des écoles et des établissements de soins de meilleure qualité permet aux populations démunies de sortir de la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie.

Mais les transports tels que nous les connaissons aujourd’hui, avec des routes encombrées de voitures et de camions, et saturées de gaz d’échappement, présentent de multiples dangers. La circulation, les accidents de la route et la pollution nuisent à la productivité.

Au pays des chèvres et des papayes charnues : l’agriculture climato-intelligente vue d’une petite exploitation au Kenya

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John Obuom montrant les papayes issues de ses cultures. © Annika Ostman/Banque mondiale.John Obuom et Poline Achieng’ Omondi parlent de leurs troupeaux à un groupe de visiteurs. Il apparaît que le croisement des chèvres locales avec des Galla permet d’augmenter la taille des bêtes, tandis que le croisement des moutons indigènes avec des Massaï rouges améliorent leur résistance à la chaleur et aux parasites. Il en résulte un accroissement spectaculaire du revenu familial. Sur le marché, les chèvres locales se vendent l’équivalent de 20 dollars, contre 80 à 90 dollars pour ces races améliorées. Les chèvres de l’exploitation des Obuom sont remarquablement grandes et dodues pour leur âge.
 
Mais là n’est pas le seul bienfait des techniques agricoles avisées dont John se fait l’écho.

Le changement climatique ne ralentit pas : des preuves au service des politiques

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 Physical Science BasisEn cette « semaine du climat », il a beaucoup été question de pourcentages (quel est l’impact de l’activité anthropique sur le changement climatique), de conjectures (le réchauffement s’est-il ralenti) et de pistes pour l’action publique et les décideurs (quelles solutions pour endiguer le phénomène).

Qu’en est-il ressorti, concrètement ? Que nous, les êtres humains, sommes responsables des bouleversements climatiques sans précédent que subit notre planète.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en atteste et ses arguments sont convaincants. Pour commencer, il met fin aux débats byzantins sur la réalité du phénomène : pour le GIEC, il est hautement probable (à 95 %) que l’essentiel du réchauffement observé depuis 1950 soit dû à l’homme.

Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

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Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement.

La science de la prestation : apprendre et réussir grâce aux données

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Devant la confusion qui entoure la notion de « science de la prestation », il est important de préciser que cette science n’est en rien une proposition « clef en main » qui repose sur l’idée d’une universalité des solutions. Par ailleurs, elle n’entend pas professer que, sur la foi d’analyses et d’éléments factuels, on aboutit à un résultat garanti.

Il y a quelques semaines, la Banque mondiale et l’Institut coréen de développement (a) ont organisé une conférence mondiale sur la science de la prestation et réuni plusieurs institutions de développement comme la Fondation Gates, la Fondation Grameen (a), l’UNICEF, le Dartmouth Center for Health Care Delivery Science (a) et la mHealth Alliance (a). Nous avons débattu à cette occasion des opportunités et des freins au développement lorsque s’il s’agit de lutter contre l’extrême pauvreté, en nous penchant notamment sur des expérimentations dans le domaine de la santé, sur le rôle de la technologie pour réduire les coûts et optimiser les effets des interventions, et sur la difficulté d’appliquer des programmes pilotes à grande échelle.

Quel est le point commun entre l’Islande et le Kenya ? Une énergie géothermique, propre et renouvelable

Sri Mulyani Indrawati's picture

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À la sortie de l’aéroport de Keflavik, alors que le souffle glacial de l’Arctique me cinglait le visage, j’ai soudain réalisé à quel point j’aimais mon travail… Un travail qui fait qu’une native des tropiques comme moi a la chance de découvrir l’hospitalité chaleureuse des Islandais et de s’inspirer de leur expérience.

Avec ses 320 000 citoyens répartis sur un territoire équivalent à celui du Kentucky, aux États-Unis (103 000 km²), cette île subpolaire recèle de multiples enseignements pour les experts du développement. Cela fait des années que l’Islande s’est attelée au défi du changement climatique et, aujourd’hui, elle arrive à prospérer en toute sérénité dans un environnement à la fois hostile et généreux.

Alors que nous commençons juste à esquisser des pistes d’action pour résoudre notre dilemme : comment gérer le réchauffement de la planète – et les événements toujours plus imprévisibles et violents que la nature nous concocte à titre de représailles – et des besoins énergétiques croissants ?

L’IDA dresse le bilan des progrès et évoque les étapes à venir

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IDA16 Mid-Term Review
Examen à mi-parcours d’IDA-16. De droite à gauche : Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Axel van Trotsenburg, vice-président pour les financements concessionnels à la Banque mondiale. Crédit photo : Abidjan.net

Il y a deux semaines, un consortium de pays donateurs et emprunteurs se sont rencontrés pour dresser le bilan des progrès réalisés par rapport aux engagements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. (Si vous ne savez pas ce qu’est l’IDA, cliquez ici). Cette réunion importante a permis un examen à mi-parcours d’« IDA-16 » : c’est ainsi que l’on nomme la Seizième reconstitution des ressources de l’IDA, qui couvre la période allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014 et permet à la Banque mondiale d’accorder aux 81 pays les plus pauvres de la planète des dons et des prêts sans intérêt pour qu’ils engagent des travaux destinés à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

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